BUT D'OSTEN DE-CENTRE-D'ART
nombreuses, on peut en dresser le catalogue précis, mais elle sont décisives et inévitables.
Dès l'antiquité il en était ainsi : parce que c'est inéluctable ! Seulement, dans l'antiquité, on ne se contentait pas de simples étiquettes verbales comme aujourd'hui ; on ne disait pas simplement la Religion, la Morale, le Droit, l'Industrie, le Commerce, l'Art.
A Rome, le Commerce, c'était Mercure; l'Industrie, Vulcain. S'agissait-il de la Religion, qui alors était la dominante des préoccupations humaines, elle était représentée par Jupiter. S'agissait-il de la Beauté, c'était ^^énus. Le Droit, c'était Minerve. L'Art, c'était Apollon, et comme si ce n'était pas assez d'un dieu isolé pour cette admirable puissance, on lui donnait un cortège féminin de neuf Muses. Tels les noms latins. En Grèce, c'était EphaivStos, Pallas, Aphrodite, le grand Zeus, Appolôn.
Oui, ces forces sociales étaient considérées comme si puissantes, si importantes, si nobles, qu'instinctivement on les magnifia en dieux et en déesses !
Il n'y a de changé, de notre temps, que ce point de vue religieux. Quand nous disons : l'Industrie, nous ne pensons plus à un dieu ; quand nous disons l'Art, nous aurions l'air attardés si nous disions Apollon ; invoquer « les Muses » n'est plus que le monopole de quelques esprits vieillots et pédantesques.
Mais les Choses subsistent. L'Art, notamment, n'a pas disparu.
Il est aussi vivant que jamais/
Pourquoi cette perdurance?
On en donne des raisons diverses et compliquées. La meilleure, au milieu des controverses qui s'élèvent sur son origine et son utilité, celle qui se superpose à toutes les autres, c'est qu'il est, qu'il a toujours été, et qu'il semble qu'il sera toujours. Il fait partie des lois de la Nature!