‹ Trois savants chrétiens au XIXe siècleChapitre 1 sur 45 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Xoire xix^ siècle a vu certainement s'accomplir de grandes choses. Il aura un nom et une place d'honneur dans l'histoire de la civilisation comme daus celle de Tesprit humain.

Le développement prodigieux .et parallèle de la science et de l'industrie, dont 11 a été l'heureux t(''uioin. n'e^t certes pas un de, ses moindres titres do gloire : c'est du moms, de, tous, le plus apparent, le i)lus indiscutable. Un concoui*s vraiment providentiel de circonstances avait permis, en effet, à la lin du xviu" siècle et au commencement du xix", l'éclosion et le développement de jeunes .«sciences qui déjà ont porté de nombreux friïits el dont la fécondité merveilleuse est encore toute l>l(\ine de promesses magnifiques pour le siècle nouveau.

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Ces progi'cs furent lcl< (]ue certains esprits, grisés, aussi facilement que de jeunes recrues,

'par ces conquêtes rapides, crurent que la science serait bientôt à même de résoudre à sa manière tous les grands problèmes phil0sophiques et religieux qui. de tout temps, ont torturé l'esprit humain. D'après eux. la SK^ience doit bientôt remplacer toutes les croyances (gênantes sané doute à plus d'une passioa) et rendre à l'esprit humain sa liberté eu l'affranchissant du joug de tous les dogmes. Celix qui n'ont pas, comme eux, foi en la science, et en la science seule, ne peuvent pas être de vrais savants, ou, du fnoins, ne peuvent

• pas avoir le véritable esprit scientifique. Ils osent dire et écrire qije la science et surtout. l'iesprit Sicientifique'' sont incompatibles avec le christianisme et la foi chrétienne.

Pour certains esprits elroits, cela est vrai d'ailleurs,, car ils ont fait de la science leur science. Ils ont présenté comme les derniers résultats des découvertes modernes leurs systèmes à eux, leurs petites i>dées personnelles, idoles élevées sur le piédestal de la vanité, dans lesquelles ils se complaisent, alors que la foi rxige avant tout Ihumilité, (pii dispose l'àme, défiante de soi, à recevoir la vérité jusque-là inconnue ou méconnue.

PREIACE VJ

La foi incompatible avec la science ! Et cependant, clans notre xix^ siècle, parmi ceux qiri ont créé ces jeunes scienceS et guidé leurs premiers pas les savants chrétiens n'ont pas manqué pour continuer la ligt^ée féconde des Copernic, des Nev\ ton, des Pascal, des Lavoisier. Il suffit, en effet, de jeter un coup d'œil sur notre siècle pour y voir .une magnifique floraison d'hommes dp foi et de science, savants distingués, admirés de tous, et, avec cela, fiers d'être et de se dire chrétiens.

Trois noms brillent entre tous d'un éclat incomparable dans cette phalange illustre, et ils représentent à eux seuls toute l'histoire scientifique de notre siècle et toutes les grandes branches des sciences. " '

WrPKKI.. — r CAUCIiV. ï'ASTEUR

Ampère, au commencement ^ du siècle, ajouté un nouveau et magnifique chapitre à la physique, ouvrant en même temps la voie à toutes les applications industrielles de l'électricité. — Cauchy le suit de près et excelle dans les mathématiques pures, trop méconnues, mais qui furent de tout temps le principe de toutes les découvertes vraiment/ scientifiques et fécondes. — Pasteur, enfin, a rem-

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pli loule la seconde moitié de ce siècle de s-es découvertes chimiques et biologiques, qui, toutes, lurent des bienfaits pour l'humanité, par leur application immédiate à la guérison des maladies épidémiques de l'homme et des animaux.

Tels sont, dans le xix* siècle, les hommes de foi et de science dont la vie fut aussi chrétienne que noble, aussi utile que laborieuse, et qui ont mérité par là d'être préseifités comme des modèles à notre jeune génération du xx* siècle.

En notre fin de siècle d'incrédulité et de scepticisme dénigrant, scepticisme spéculatif et pratique, scepticisme de pensée^ et d'action, scepticisme qui non seulement ne croit plus à la vérité, mëis, ce qui est plus triste encore, ne croit plus au bien; il est consolant et fortifiant tout à la fois de regarder de près et d'étudier ces âmes grandes et fortes, intelligences d'élite, qui ont eu la passion du travail, qui ont eu foi dans tout ce qui est noble et beau, dans tout ce (pii élève l'ànie audessus d'elle-même.

Mais déjà on sent qu'un réveil se fait dans l'ànu'

francai.se. La jeunesse de notre cher et bt-au i)ays

* commence à comprendre (pTclle a des devoirs à

reiiqilii-, devoirs personnels de tiavail et de vie

séi'ieuse, devoirs sociaux dans la connaissance

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