‹ Trois souvenirs [microforme]Chapitre 2 sur 22 · SE · texte numérisé non relu

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que qu'ils ont reçue d'eux et dont ils ‘ n'ont jamais flétri les lauriers ; ” mais le manque d'espace et l’impitoyable nécessité qui, depuis bien des années, obligent un bon nombre d’entre eux à s'éloigner des lieux qui les ont vu naïtre et à s’enfoncer dans la forêt, leur ont donné l’occasion de prouver qu’ils sont les dignes descendants des premiers colons de ce pays.

Le courage, en effet, ne consiste pas seulement à braver la valeur d’un ennemi:

il se montre encore, et bien plus, dans cette fermeté inébranlable que l’homme de cœur sait déployer pour lutter contre les ennuis, les dégoûts, les privations de

l'indigence et contre ces mille obstacles

journaliers qu’un travail duret opiniâtre seul parvient à surmonter. C'est là le genre de courage trop peu connu, et

À surtout trop peu récompensé, qu'ont

montré et que montrent encore les braves pionniers de la colonisation de nos terres incultes.

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Pour mieux le connaître, voyons-les prendre possession de cette riche et grande étendue de terres habitables qui M forment la partie des cantons de l'Est, M

connue sous le nom de Bois-Francs.

Disons tout de suite que le nom dem Bois-Francs ne fut donné d’abord qu'aux 4 seuls cantons de Somerset, de Stanfold M et d'Arthabaska ; mais que, depuis, cette M dénomination s’est étendue aux cantons M d'Inverness, d’Halifax, de Chester, de M

Warwick et de Ham.

Quels noms, va-t-on dire, et quel pays À sans doute! mais honni soit qui mal y pense, car il ne faut pas croire, en voyant 4 tous ces noms de lieux à la figure bretonne, que nous allons nous occuper de fl l'établissement de quelques-unes desk parties des Iles Britanniques: non, la!

langue de Racine et de Fénelon, presque « seule, se fait entendre dans ces lieux, et «

l'air qu’on y respire est l'air de la patrie.

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4 LA DECOUVERTE l'Est. M '8. 4 Ce sont eux qui, en dépit de grands et de nombreux obstan. cles, par leur seul courage et om de ” sans aucune protection, ont 2 4 tracé aux autres la route.

JU AUX « Le Canadien Emigrant.

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, cette Dès avant l’année 1839, on connaissait intons MM déjà dans les paroisses du sud du district er, de de Trois-Rivières, l'existence de cette

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