partie des cantons de l'Est, que l’on a si
“proprement appelée Bois-Francs. Plu- 1 pays 4 sieurs fois, des chasseurs canadiens mal y M avaient pénétré dans les magnifiques royant 0 forêts de Somerset et de Stanfold, et e bre- 4 les avaient parcourues dans toutes les per de M} directions. Ils avaient admiré ce parc s des M immense, dont l’orme, l'érable et le noyer cu, la faisaient le plus bel ornement, et que resque la nature seule entretenait dans une ux, et ME propreté et une élégance princières. Suipatrie. 4 ivant leurs récits pleins d'enthousiasme,
"ce domaine de la nature était comme
| une de ces belles et riches plantations À À auxqueiles l’art et le gout savent donner . | un aspect riart et varié. La grosseur
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et la hauteur des arbres gizantesques À qu'ils avaient vus, indiquaient, suivant eux, un sol riche et propre à toute espèce 28 de cultnre. Aujourd’hui encore, ceux « qui visitent pour la première fois les Sterr parties de cette forêt que les colons à} n’ont pas encore attaquées, ne peuvent MS con s'empêcher d'éprouver les mêmes im-
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pressions, et sont souvent tentés deæ C s'écrier avec un de nos poètes : net | “ terr 1 O mon pays ! de la nature Lo + 1
Vraiment tu fus l'enfant chéri! % cvs eo 0 mo “4
Un habitant de Saint-Pierre-les-Bec- M ver quets, du nom d’Isaïe Mailhot, dit être M affr monté plusieurs fois à Somerset, pendant M naï l'hiver, à la raquette, et avoir tendu des M& Il piéges sur les bords de la rivière Blanche, M8 rer près de l’eudroit où est placée l'église M esp actuelle de la paroisse de Saint-Callixte. #8 des À peu près dans ie même temps, un M sui habitant de Saint-Grégoire, David Prince, #8 “ C
sonéhens… poercnéhé mnascmtiitiin cer | yümaaisnnianiatteenntmne nn pr nbsp :
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tations Si un des plus anciens colons actuels des donner M Bois-Francs, remontait, en chassant la osseur MS perdrix, cette branche de la rivière esques MN Nicolet, connue sous le nom de Rivière uivant Mau Loup, qui traverse les cantons de espèce 28 Stanfoid et d'Arthabaska. Il avait même , Ceux M pris, dans les pointes de Bulstrode, une ois les M terre qu'il céda ensuite à Louis Héon et colons "M à Hubert Doiror, déjà établis dans ce euvent M centon en 1820.
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Cependant aucun de ces chasseurs n'eut la volonté de s'établir sur une terre où semblaient devoir couler le lait et le miel, parce que les obstacles à sur- #4 monter étaient si grands, comme nous le es-Bec- M verrons bientôt, qu'il fallait, pour les it être M affronter, avoir un courage plus qu’ordindant M naire, ou être commandé par la nécessité. du des 4 Il leur semblait impossible d’aller demeuanche, M rer seuls, à une si grande distance, sans ’église M espoir d’avoir un jour des chemins pour lixte. 8 descendre au bord du fleuve, et d’être ps, un suivis par quelques parents ou amis :
rince, #$ ‘ Car,” me disait un jour David Prince,
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‘ on riait de moi, lorsque je parlais, dans M Ce ma paroisse, de la possibilité de former M 4 int s un établissement dans cet endroit.” C to ] Dis-} emi no] str épété vale
Mais enfin un homme d'énergie et d’intelligence, de $Saint-Grégoire, Edouard #£ Leclerc, (que son nom vive à jamais \@ dans le svuvenir des heureux habitants # | de ces contrées !) après avoir pesé les| 4 difficultés et calculé les moyens de!
les vaincre, résolut d'affronter tous les obstacles. (Comme David Prince, ils remonta la Rivière-au-Loup en 1832 ou W& 1833, car il ne peut préciser davantage cette date, et s'arrêta à Stanfold, sur 1 terre même qu’il occupe encore aujour- Buya d’hui. Il ne pouvait trouver un sole plus riche que celui des pointes étendues %& tr que forme le cours irrégulier de cette M] , rivière, serpentant alors entre une double / à Dbups rangée d’ormes, qu’il osa le premier ine frapper. C’est aujourd’hui un des plus | & flo riches habitants de la belle et florissante ver paroisse de Saint-Eusèbe de Stanfold.
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:Ce fut donc Leclerc qui, le premier, nt se fixer dans cette grande partie des ntons de l'Est, connue sous le nom de bis-Francs ; ce fut lui qui, abattant le Hemier arbre pour construire sa cabane, Bnoncça à cette forêt vierge sa prochaine struction sous les coups incessamment pétés de la hache des colons qui vaient suivre ses traces.
et d’indouard jamais bitants esé les ns de us les ace, 1 832 ou
Jusqu'au jour où cet intrépide pionlier de la colonisation vint fixer sa emeure dans ce vaste domaine de la
antage Mature, le bruit de la cognée ne s'y était sur la is encore fait entendre : les animaux
UJOUT- SBuvages seuls s’en partageaient l’em-
re, et le chant des oiseaux, dont rien Me troublait les concerts harmonieux, ul en égayait les échos. Mais les ups qu'il frappa furent entendus au n et devinrent comme le signal donné 4 flot de l’'émigration vers ces cantons, venus depuis si florissants.
. Dans un temps où le manque de
22 à Ge ORNE CE
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terres dans les seigneuries forçait déjà ll à jeunesse canadienne à prendre le chemiy Maco des Etats-Unis, qu’elle n'aurait jamai@van dû connaître, cette découverte des Boiffiche Francs était une mine précieuse. Ausbrés l'exemple de Leclerc en engagea bientikl d’autres à le suivre. Narcisse Bélivea et François Pélerin, tous deux aussi dS Saint-Grégoire, vinrent presque en mêms 2 Dar temps s'établir près de lui sur les terre ha qu’ils occupent encore actuellement. |! Bte Dans le printemps de 1835, un autriWec habitant de Saint-Grégoire, Joseph Péli de:
rin, vint se joindre aux trois premienstabli colons de Stanfold ; mais il se fixa à un
yn’2 us |
Fr D À orande distance de leurs établissementé Le sur le lot qu'il occupe aussi lui-1:6m% Se encore aujourd'hui. fi jamais vous alles
\ tre de Somerset à Stanfold, on vous fe En
remarquer sa belle et élégante demeur agréablement située non join de l’endroM@r où la voie ferrée traverse le chemin royuy ul
Il ne pensait pas, ce brave habitent. | 4.
it déjà ln arrivée dans ce lieu, qu'un jour des e chemi@fagons, traînés par la vapeur, passeraient t jamal@vant sa porte avec la rapidité de la des Boische. Et combien d’autres choses voient e. Ausbrésent ces premiers colons, auxquelles a bientii n'avaient pu même penser dans leurs
Béliver@us beaux rêves sur l'avenir!
aussi du
en méme Dans l'automne de cette même année, les terre habitant, natif de la Baie du Febvre,
-Bte. Lafond, un sac de provisions sur
ment. U
48 dos et la hache à l'épaule, partit un autiifec un de ses fils de Bulstrode, où ph Péle demeurait alors, pour chercher un
premien Sablisssement dans les cantons voisins.
ixa àun, . ; " 29 Après avoir traversé SNtanfold, où,
ssemen ts sa mme nous venons de le voir, quelques [u1-1::6 mi é: 37 . dé su fi ’ 11 9 A 114 ons s’étalent déjà fixés, 11 s'arrêta sur rous alles di st | trentième lot du huitième rang de
rous fe Mbmerscet.
demeur l'endroM Lorsque, le premier soir de son arrivée, nin royi ul avec son fils, assis sur un tronc Marbre devant Îe fou qu'il venait d’allu-
abitant, Mer pour se réchauffer et préparer son
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frugal repas, il rêvait à son avenir, qu’auk rait-il pensé de celui qui serait venu lu dire : ‘‘ Brave homme, vous voilà seul et p” ce moment avec l'ennui ; mais gardeh vous bien de vous laisser vaincre par s0k inséparable compagnon, le découragi# ment. La pauvreté avec son hideui cortége de souffrances va bientôt, il es} vrai, vous assaililir et chercher à vou!
faire regretter la démarche qne vo venez de faire; les plus grandes prival tions attendent ceux qui vont suivre voile traces ; mais, avant vingt ans, tout cel Ces sera fini. Plus de deux cents famillerse formeront une belle paroisse, où toi annoncera l’aisance et la prospérité. Unité:
superbe église sera construite sur lee bords aujourd’hui sauvages de la petit rivière qui coule à quelques arpent d'ici, et autour de cette église, serot groupées les maisons d’un joli villas centre d'affaires auquel la gare d'u chemin de fer donnera la plus grandi activité...” Il eût sans doute pris poil un rêve extravagant ces paroles alor
| es
Tr, qu'a venu | à seul eh S garder e par SO cOUragE , hide ôt, il est r à Vous me vo es prive aivre Voie tout cel famillei où touf sur lei la petit arpenté e, serol | villagé are d'u s grandi pris pou les alot
croyables, et cependant il est donné à
premier habitant de Somerset, qui vit icore au moment où j'écris ces lignes, > voir que ce rêve est une réalité.
Dans le printemps suivant (1886), fond alla résider, avec sa famille, sur terre qu’il avait commencé à défricher, dans le même temps, un autre colon, h nom de Joseph Grondin, vint s’établir r le lot voisin.
Ces deux premiers habitants de Soerset et les quatre colons déjà établis à tanfold, furent donc les premiers habiints des Bois-Francs et aussi le comencement de ce continuel mouvement brs les Cantons-de-l’Est qui va toujours foissant et continuera ainsi, il faut kspérer, jusqu'à ce qu’enfin, sous la ntection d’un gouvernement sage et blairé et la direction des vrais amis du Bys, toute cette vaste étendue de terres
abitables et fertiles soit couverte d’heuux et paisibles cultivateurs canadiens ;
pas ans sine mentir À vatiir cgitonti ne
me LÉ
jusqu’au temps où, dans chaque canton
on verra briller la croix du clocher, et
l'on entendra sonner cet Angelus qui trois fois le jour, écno de l’âme chré tienne, invite si éloquemment tous le cœurs à s'élever à Dieu.
Il en avait coùté cependant à ce hardis défricheurs de s'éloigner des lieu
qui les avaient vu naître et grandir ; di
quitter leurs parents, leurs amis d’en
fance et ces bons voisins avec lesquels ill avaient passé tant de moments de joif
ct de bonheur, de se décider à ne pl se voir réunis dans la vieille église de]
paroisse, si pleine pour eux de pieuË
souvenirs et dont le clocher fait toujour
battre de joie le cœur catholique di Canadien ; puis de ne plus contemplel
Du Saint-Laurent le inajestueux cours,
Aussi, quoiqu’ils ne dussent poin passer la frontière de la patrie, il leu avait semblé partir pour l’exil ; c'est qui
La patrie est aux lieux où l'âme est enchaînée,
a dit avec raison un poète.
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M dien t p!
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ques éfric petits qu'on e no
ig'e.
ance Darois u su
ce
cantoi Mais le temps était arrivé où les Canacher, eldiens, instruits à l’école de l’indigence lus quiet prêtant l'oreille à ce cri d’un patriotine chréllque appel ‘‘ Emparons-nous du sol,’’ tous leMdevaient quitter les bords enchantés du Saint-Laurent et aller fonder de nonelles colonies au sein même de leur pays, disputant à l'étranger une terre dont la possession leur est acquise à tant de titres. Ils étaient donc partis les larmes aux yeux, mais l'espoir dans le œur.
it à ce des lieu ndir ; d ais d’en squels il s. de joif ne Plu® Dès le printemps de leur arrivée, les lise de] premiers colons ensemencèrent les quelle Plelnes arpents de terre qu'ils venaient de toujour éfricher, et, l'automne arrivant, leurs ique dotits champs rendirent avec usure ce temple won leur avait confié : la fécondité de “ e nouveau sol semblait tenir du prolige. Le bruit de cet heureux résultat, Bi propre à donner les plus belles espéances, se répandit avec rapidité dans les paroisses du district des Trois-Rivières, pince, u sud et même au nord du fleuve. Il y
nt poin » il leu c'est ques
eut alors un élan général vers cette région fortunée ; on ne parlait que des Bois-Francs. C'était la Californie dus temps.
Mais la découverte de cette terre de-4 vait produire en quelque sorte les mêmes résultats que celle des mines aurifèresk des bords de l’Eldorado, c’est-à-dire, quel les chercheurs ne devaient jouir de leurs biens qu'après des privations et des souffrances presque incroyables, comme nous allons le voir ; car c’est ici le lie
de faire connaître ce qu’eurent à souffritif les premiers colons des Bois-Francs, quel à j'on peut regarder comme les héros dell la colonisation.