‹ Trois stations de psychothérapie (volume 2)Chapitre 1 sur 4 · QUAI DBS GRANDS-AUGUSTINS, 33 189I · texte numérisé non relu

QUAI DBS GRANDS-AUGUSTINS, 33 189I

Tous droits réservés .

A ma mère.

DE

harmonie avec Pâme d qu'aucun de ces curie tiables qui mènent lei:

tieuse enquête à travers !

et les Davs?.-- — Tïarn

Traitement de Vâme xi

d'avoir utilisé Tincomparable mémoire de Mademoiselle Bashkirtsefif, on trouvera quelque lumière sur une confusion, fort à la mode d'aujourd'hui, entre la sensibilité de nos délicats et le sentiment religieux. Bien que nos néo-catholiques ne soient que des esprits vagues auxquels il ne convient pas de prêter plus d'importance qu'à la tasse de thé où ils se noieront, il est du moins exact que certain pessimisme sentimental et certaines exaltations religieuses témoignent d'une même qualité d'âme.

On le voit, ces essais sont des compléments de notre pensée; non pas des redites, toutefois. Ils ne font point double

mation Siw ^°"f<

>^ejerinages où cet n„

Traitement de Vame xm

encore que yy the'orise, afin de re'glementer les intéressés après avoir e'clairé les curieux.

Ainsi se justifie mon titre Essais de psychothérapie. On trouvera ici Tindication du traitement le plus convenable, selon notre me'thode, —qui estTexaltation du Moi, — à certaines particularités de Tâme moderne.

C'est ici de la psychothérapie.

Vous traitez l'âme, disent les lecteurs (ceux-ci fort égayés, ceux-là craignant qu'on ne les amuse guère), mais quelle est votre thérapeutique?

Je me suis surpris à en invoquer le bénéfice dans une page de Sous Vœil des Barbares,

•••***» t^AV^XA V^U,^ Xliai dU.1 J

sognes. Le soir, tous soii appareil, j'irais à lui. I cellule de notre amitié au monde, il me devine:

jamais sa curiosité ou soi férence ne me feraient très Je serais sincère ; lui, afFe

Traitement de l'ame xv

trouverais de l'autorité, ce serait mon ami, et, pour tout dire, il serait à mes côtés moi-même plus vieux... ».

Mais voici l'essentiel où Je vise dans ces consultations :

« Si mon cerveau trop

sillonné par le mal se refusait à comprendre, et, cette supposition est plus triste encore, si je méprisais la vérité par orgueil de malade, lui sans méchante parole modifierait son traitement. Car il serait moins un moraliste qu'un complice clairvoyant de mon âcreté. Il m'admirerait pour des raisons quHl saurait me faire partager ; c'est quand la fierté me manque qu'il faut violemment me secourir et

des âmes sèches, des ce incapables de sentir e ment et avec suite, organij quement pour la négatior

nnft 55prt-îl nu'on nous J

Traitement de Vante xvn

donnant leur rythme naturel et, sans provocation, une allure toujours fière à nos sentiments que nous en tirerons agrément et honneur.

J'ai donc poussé à leur pleine intensité les images où se reconnaîtront la plupart des jeunes gens modernes , analyste qui s'épie soi-même, curieux qui se passionne pour trouver les mobiles de tous actes, cosmopolite errant à travers la culture humaine. Comme je l'avoue dans le dernier essai, m'étant proposé de leur donner du ton, je leur présente non leur histoire, mais leur légende, composée de telle sorte qu'elle les ennoblisse à leurs propres yeux.

ce pas ui) Dieu que je vc sur les bras, — « pour moins le prétexte de vot tude soit noble. »

Ces petits essais, dans ;

prit, ce sont, pour des mo des consolations à la mar celles aup Ip nine »^««'^:

Traitement de Vàme xix

une extrême élégance, aux raffinés si las de son époque. Et pour m'en tenir au mémoire qui clôt ce livret, n'aurai-je pas concouru utilement à la direction spirituelle des temps qui sont proches, si je puis convaincre tant de jeunes femmes désœuvrées, voyageuses et déracinées de tout devoir, que « la légende d'une cosmopolite » les dépeint?

Aucune morale ne leur rendrait les vertus surannées de la reine Berthe qui filait son lin, mais peut-être à nous faire leur complice saurons-nous les convaincre de jouir sans hypocrisie des conditions nouvelles de la vie moderne. Chère vie moderne, si mal à Taise

DE

Page 1