SONNET
Le flanc du roc abrupt à la crête grisâtre Dont le pied disparaît sous le flot agité ; L'âpre galet fouetté par cette mer verdâtre Dont les acres parfums redonnent la santé ;
Le soir, près du grand feu qui pétille dans l'âtre, Et qui semble bien bon quoiqu'on soit en été ; Et, guide matinal, la clochette du pâtre, Qui vous révèle au loin quelque site enchanté.
Les sommets couronnés par les pins séculaires; La cascade écumant entre ses pans calcaires ; Les rêves deux à deux ou les joyeux ébats ;
Tous ces dons, ô Malbaie ! attirent vers ta plage Des groupes affamés de fraîcheur et d'ombrage. Qui désertent la ville et ses bruyants éclats.