PÉRIODE PRÉLIMINAIRE
Cette période est remplie par les nombreux récits de voyages et d'exploralions, la correspondance officielle et les mémoires, les études sur les mœurs des aborigènes, et quelques œuvres de généralisation vraiment historique. Signalons les ouvrages de Champlain, ceux des Récollets Sagard et Chrestien le Clerc, l'{tistoire de la Nouvelle-France, à Lescarbot; les Letires de la Vén. Marie de l'Incarnation, surtout es Relations des Jésuites et l'Histoire de La Nouvelle-France, de Charlevoix. Au début du régime anglais, l'imprimerie est lout entière au service des gouverneurs de la colonie, Tout manque à la pelite pre française pour créer un art original et personnel : les ivres, la liberté civile, le contact avec l'ancienne mère patrie. C'est pue par le journal, encore timide et éphémère, — la Gazette illéraire de Montréal ne vécut qu'une année (1778), — que nos
remiers écrivains, versificaleurs ou prosaleurs, essaient de mani- Ft leurs sentiments et leurs idées. Quesnel, Mermet, Fleury Meslet, trois Français émigrés, tracent la voie, mais d'un pas encore ourd, landis que la liberté politique, issue de la constitution de 1791, ermet à l'éloquence canadienne de ‘s'affirmer en chambre ou dans es assemblées populaires. Notre littérature est née. On peut, à partir de 1806, en distinguer deux principales périodes.