MALADIES DES ORGANES DU MOUVEMENT
leur histoire de quelques remarques d'anatomie et de physiologie sur ces tissus.
Remarques d^anatomiel^ sur le tissu charnu volontaire.
Ce tissu est rouge chez l'homme et les animaux qui s'en rapprochent le pius. Il est formé : 1" de faisceaux charnus , 2» de tissu ceilulaire, 3° de nerfs, h" de vaisseaux, et 5° il s'ajoute au tissu ligamenteux pour former les muscles qui meuvent les os. Les iaisceaux charnus sont eux-mêmes composés de fibres, celles-ci de fibrilles, où l'on en trouve de plus fines encore, et auisi de suite jusqu'à un degré de division et de subdivision dont, malgré les prétentions de certains anatomistes et micrographes, personne ne sait le terîne précis.
Le tissu cellulaire unit et enveloppe les faisceaux charnus, puis les fibres, puis les fibres des fibres jusqu'à la dernière qui est la fibre charnue primitive, espèce de mystère dont notre curiosité poursuit incessamment la connaissance. Cet enveloppeinent est un fait d'anatomie générale de texture qu'il faut retenir, parce qu'il peut avoir de l'importance pour l'intelligence des maladies si obscures des muscles, et, en particulier, pour les rétractions.
Les fibres charnues s'attachent presque toutes aux os par leurs deux extrémités; quelques-unes cependant se fixent à des cartilages ou à la peau-, un très-grand nombre d'ailleurs ne s'attachent que par rintennédiaire du tissu ligamenteux, tendons, aponévroses, etc.; mais il y en a aussi un très-grand nombre qui se fixent immédiatement au tissu des os ; et Bichat s'est abusé en croyant que celles-ci s'attachent toutes par des fibres aponévrotiques isolées et non directement aux os, comme elles le paraissent.
Les nerfs et les vaisseaux du muscle sont nom-
breux, et néanmoins nous communiquent JDeu de lumières snr ses affections. Quant au tissu ligamenteux auquel le tissu charnu s'ajoute pour former les muscles, nous en parlerons bientôt.
Propriétés spéciales de la fibre charnue.
Ce sont diverses contractiiités et sensibilités dont l'existence individuelle et différente ou indépendante est difficile à déterminer. Il est cependant lîTiporlant de le faire pour se rendre compte des maladies des muscles, pour leur diagnostic; et leur traitement, quoique ceriains auteurs, de mérite d'ailleurs, ne reconnaissent pas que la métaphysique, étant la science la plus générale, se compose des vérités générales de toutes les sciences.
Depuis qu'en 18/Ï6 nt»us avons fait connaître la doctrine de la mulîiplicité des sens ou des facultés de sentir [physioloyie des sensations et de C intelligence)^ ce qui est la même chose pour nous, on reconnaît, comme nous, dans les muscles volontaires la faculté de sentir Caction musculaire, le sens de Cactivité musculaire , que l'on appelle déjà, peut-être à tort, par abréviation, le sens musculaire. C'est peut-être à tort parce que les muscles possèdent d'autres facultés de sentir indépendantes de celle-là, telles sont celles de sentir certaines eicilations physiques, médicamenteuses, comme l'électricité, la noix vomiqoe, de se contracter sous leur influence et de rester impassibles à l'action des autres. Quoi qu'il en soit, ce sens musculaire sent, dans l'état sain, l'action musculaire et le degré de [son activité avec une exactitude et une précision remarquables que nous ne pouvons décrire ici. Cette faculté nous permet d'exécuter également avec ^une remarquable précision les mouvements