‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 82 · Différentes boussoles, en méme-temps, à bord · texte numérisé non relu

Différentes boussoles, en méme-temps, à bord

(1) Voyez les « Original Astronomical Observations », faites dans le second Voyese de Cook, le r1 Mars 1773, p. 372, le 24 Janvier 1774, p. 375, le 28Juillet, P. 3-8,

(2) Voyez le même Ouvrage à la date du à Février 173, pag. 371, le 9 Janvier, 1975, p. 382. Voyez aussi « the Observations », durant le troisième Voyage, le17 Juillet 1776, p: 179; le 30 Minds p- 181; le 24 Janvier 1797, p. 192, et le 15 Septembre 1778,

” 3y pans Astronomical Observations », faites durant le second Voyage de M. Cook, le 14 Juillet 1775, qe 385.

(4) Comparez les Observations faites durant le second Voyage, le 3 et le 9 Août; le 4 Septembre 1772, p. 18r, avec celles des mêmes dates, qui se trouvent à la page bo : celles des 11 et 14 Janvier, et du 7 Février 1993, p. 182, avec celles des mêmes dates, p. 371. é mparez aussi !v3 observations faites durant le troisième Voyage, le 27 Décembre 1776, page 191; le 22 Février 1998, p. 201 ;le 5 et le 8 Mai, p. 102; le get le 24 Juillet 139, Pp: 209, et le 16 Janvier 178u, p. 212, avec celles des mêmes duces qui se trouvent g: 291, 293, 294, 297 et 298.

(5) Compares les observations faites durant le second Voyage, le 10 Février. p. 375, avec celles du 11 Décembre 1774, p. 38;. Voyez aussi ies observations faites pendant le troisième Voyage, le 3 Mai etle 18 Juin 1779, p. 208.

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age, à A ‘et 14 rémes nt. le évrier 1979 »

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age ‘à 381.

yyage,

du même vaisseau, et dans les mêmes circonstances à tous égards, donuent des déclinaisons qui varient de 3, 4, 5 et 6 degrés (*). ier

Toutes ces différences , dont plusieurs furent observées très - près du parage dont il est ici question, sont au-moins égales, le plus grand nombre supérieures , et quelques-unes doubles, relativement à. celle sur laquelle le M. le Monnier fonde sa preuve; ainsi, e sysiéme de cet académicien se trouve reuversé de toutes les manières. Il seroit inutile de dire que les instrumens employés durant les Voyages de M. Cook €toient mauvais, ou que les observateurs ne savoient pas s'en servir; car ce sont les instrumens et les observateurs sur lesquels est fondée la preuve de M. le Monnier : quand on soutiendroit donc que.ceux des François, ou de toute autre Navigateur, sont beauconp meilleurs que les nôtres ( ce que peu de personnes auront le courage de dire, et ce que moins de monde encore aura la foiblesse de croire, l’objection n’ucquer-. roit pas plus de force. Elle doit tomber, si les obser-, valions faites durant le Voyage de Cook, afin de trou-, ver la déclinaison de l'aimant , ne suffisent pas pour la soutenir. Que deviendra donc cette prétendue difficulté, si les observations de’ cette espèce, faites par M. Bouvet, sont sujettes à une erreur pareille, où à une erreur plus grande? et l’on peut dire, sans facher les paitisans de ce Navigateur, qu’elles avoient ce défaut.

Il n’est pas besoin d'expliquer la cause de ces différences dans les déclinaisons observées sur le parage

out il est ici question; il n’est pas besoin non plas de

dire pourquoi de pareilles irrégularités n'ont pas été remarquées auparavant dans les observations de cette espèce. J’ajouterai cependant que j'ai indiqué quelques-unes de cés causes dans l'Introduction qui précède

(*) Observations faites durant le second Voyage, le 2 Février 1773, p. 391; le 18 Mars, p. 392, et le 24 Janvier 1554, p. 375. Voyez aussi les observations faites pendant le troisième Voyage, le 18 Août 1956, p. 180; le 7 et le 14 Octobre, p. 189 et :go; lesa Décembre, p. ibid. ; le a4 Janvier 1797, p. 19; lé 10 Mars, p. 1935, le get le 17 Juillet 1959; p. 209, le 16 Janvier 1580, p. ara; lea Biars, p. 213, et le 19 Mai, p. 214.

( 86) les observations astronomiques , etc. , faites durant le second Voyage de Cook; beaucoup d'autres se pré-' senteront à l’esprit de ceux qui ont une grande habitude de ces observations, et qui ont attentivement considéré les principes sur lesquels on construit les instrumens , et la manière donton les fabrique. On ne doit point du tout être surpris que les erreurs auxquelles les instru mens et les observations de cette espèce sont sujets, n'aient pas été découvertes auparavant, puisqu'aucun des Navigateurs qui nous ont précédés, n'a autant multiplié les observations , et ne les a faites dans des. circonstances aussi diverses. , |

Ayant ainsi démontré complètement que les circonstances alléguées par M. le Monnier, à l'appui de ‘son systéme , ne fournissent pas les inductions qu'il en a lirées, et même qu'il ne les a pas exposées d'une «manière exacle, je vais essayer de faire voir qu'il est. hors de toute probabilité, que M. Bouvet, après une traversée depuis l'Isle Sainte-Catherine, se soit trompé ‘sur sa longitude d'une quantité aussi forte que celle “qu’on voudroit supposer ; qu'il y a au contraire des raisons suffisantes de croire l'erreur, de quelqué quantité -qu'élle puisse être, d'une nature différente de celle x allégue, et que les deux vaisseaux françois , au-lieu

‘être à l'Ouest de leur longitude estimée, se trouvè- ‘rent réellement à i’Est de cette longitude. Selon les journaux tirés des archives de la Compagnie françoise, par M. d’4prés, mprimés sous son inspection, et pu- -bliés par M. Dalrymple avec les autres Voyages dans ‘les parties méridionales de l'Océan ‘Atlantique, la lon» ‘gitude, d”: »rés l'estime de l’Æigle,depuis l'Isle Sainte- Catherine, étoit de 26 degrés 27 minutes, et d’après l'estime de /a Marie, de 26 degrés 20 minutes à l'Est de Ténériffe, c'est-à-dire, 9 degrés 57 minutes, et 9 degrés 5o à l'Est du méridien de Greenwich , ou de 27 degrés 43 minutes et 27 degrés 36 minutes à l'Est de celui .de l'Isle de Fer. Mais la Marie, qui se rendit au Cap de Bonne-Espérance, fit, pour y arriver, 7 ‘degrés 13 minutes de longitude orientale, depuis la terre dont il est ici question; le Cap de Bonne-Espérance se trouvant 18 degrés 23 minutes à l'Est du inéridien de Greenwich , le Cap de la Circoncision

sera à 11 degrés 10 minutes Est du mème méridien, ou 1 degré 20 minutes plus à l'Est que la traversée du même vaisseau depuis l'Isle Sainte-Catherine ne l'annonce. Ensuite 2’Aigle reconnut 49 degrés 44 minutes de différence en longitude, du Cap de la Cire concision à l'Isle Rodrigue, et les observations de M. Pingré ayant placé l'Isle Rodrigue 62 degrés 50 minutes à l'Est du méridien de Greenwich, le Cap de da Circoncision doit être 13 degrés 6 minutes à l'Est de Greenwich , ou 2 degrés g minutes plus à l'Est

ue ne l'indique la traversée de l’Æigle depute l'Isle

ainte- Catherine. La longitude de la terre en question, telle que.l'annonce la comparaison des longitudes indiquées par chacun des vaisseaux, lorsqu'ils décou- -vrirent la terre en des lieux où la longitude est trèsbien, déterminée, se trouvant plus grande que celle qui résulte de la route de ces deux vaisseaux depuis J'Isle Sainte-Catherine, dont on ne connoit pas sûremnt la longitude à plusieurs degrés près , on peut en conclure, sans craindre de se tromper, que quelle que puise être la quantité de l'erreur de M. Bouvet , à ‘époque où l’on suppose qu'il vit le Cap de /a Circoncision, elle dut être en moins et non pas en plus, comme le dit M. le Monnier.

Hôpital du Christ, le 21 Août 1584.

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