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rion fut le seul bâtiment mouillé dans la baie , qui ne chassa point sur ses ancres. Nous ressentimes à terre les effets de l’ouragan ; nos tentes et notre observatoire furent mis en pièces , et peu s'en fallut que notre quart de cercle ne fit endommagé de manière à ne pouvoir plus nous servir. L’orage cessa le 3 Novembre, et le lendemain nous reprimes nos travaux astronomiques.
Le Hampshire appareilla pour | Angleterre, le 6. J'y embarquai un de mes malades , que le Capitaine Trimble voulut bien recevoir. Je regrettai ensuite de ne lui enavoir pas donné deux ou trois autres, mais j'espérois alors leur rétablissement.
La Découverte arriva le 10 au matin. Le Capitaine Clerke me dit qu'il avoit fait voile de PÆmoutk , le 10 Aout, et qu'il m’auroit joint une semaine plus tôt, si le der- "er ouragan ne l’eût pas éloigné de la côte. Sa traversée dura sept jours de plus que la mienne. Il eut le malheur de perdre un de ses soldats de marine, qui tomba dans les flots ; il ne fit pas d’autre perte d’ailleurs , et son équipage arriva sain et bien portant.
Il me représenta que son vaisseau avoit besoin d’être calfaté ; Za Résolution étoit prête à rentrer en campagne ; et, afin de ne point perdre de temps, j'envoyai tous mes ouvriers à bord de Z Découverte. Je donnai de plus au Capitaine Clerke tous les secours qui dépendoient de moi, pour qu’il obtint promptement le supplément de vivres et d’eau qu'il vouloit embarquer. J'ai déjà dit que les Boulangers du Cap m’avoient promis de travailler au biscuit nécessaire à Ja Découverte; on m’avertit alors qu'ils n’avoient point rempli leur engagement; ils prétundirent qu’ils manquoient de farine, mais le fait est qu'ils doutoient de l'arri-
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DE COOK. (1776) 43 vée de ma Conserve, et ils ne commencèrent que lorsqu'ils Ja virent dans la baie.
D'après la permission que m’accorda le Gouverneur , nous mimes au pâturage notre bœuf , nos deux vaches avec leurs veaux et le reste de notre bétail. On me conseilla de tenir près de nos tentes nos moutons, qui étoient au nombre de seize : on les parquoit toutes les nuits. Celle du 13 au 14, des chiens s’étant introduits dans le parc, obligèrent nos moutons de sortir de l'enceinte ; ils en tuèrent quatre , etils dispersèrent les autres. Nous en retrouvames six le lendemain; mais les deux béliers et deux de nos plus belles brebis manquoient.Le Baron de Plettemberg se trouvoit à la campagne , et je m’adressai au Lieutenant-Gouverneur , M. Hemmy, et au Fiscal. Ces Messieurs me promirent leurs bons offices. Je sais que les Hollandois se vantent de l’exactitude de la Police du Cap; ils disent qu’il est presque impossible à l’esclave le plus adroit et le mieux instruit des routes du pays, de se sauver; cependant mes moutons échappèrent à toute la vigilance des Officiers du Fiscal. Je fus réduit à employer la plus vile et la plus méprisable canaille de la colonie ; je m’adressai à des hommes qui, si j'en crois ceux qui me les proposèrent, auraient égorgé leur maître, brûlé des maisons, et enseveli sous les ruines des familles entières pour un ducat; et, après beaucoup de peines et de dépenses, je recouvrai mes moutons, excepté les deux brebis dont je parlois tout-à-l'heure. Je ne pus en avoir aucune nouvelle , et j'abandonnai mes recherches lorsqu'on m’assura que je devois être content d’avoir retrouvé les deux béliers. L’un des béliers cependant avait été si maltraité par les chiens, qu'il ne sembloit pas devoir jamais guérir.
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