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I. s'éleva une petite brise du Nord-Ouest-quart-Ouest le 25, à dix heures du matin ; nous sortimes du canal de la ReineCharlotte, et nous naviguames dans le détroit. La Découverte appareilla en même-temps. Nous eùmes à peine atteint le travers du cap Ticra-Whitte , que le vent souffla du Sud-Est ; il se tint dans ce rumb jusqu’à deux heures du matin du jour suivant , époque à laquelle nous etimes quelques heures de calme. Il sur vint ensuite une brise du Nord, mais elle passa bientôt à l'Est, et peu après au Sud ; enfin , le 29, à huit heures du matin, nous primes notre point de
départ du Cap PaZ/iser, qui nous restoit alors à l'Est, à sept ou huit lieues. Nous avions un bon vent , et jegouvernai à l'Est-quart-Nord-Est,
Dès que nous eùmes perdu la côte de vue , le mal de mer inspira des réflexions tristes à nos deux Zélandois , qui se repentirent beaucoup de leur démarche : je leur donnai toutes les consolations et tous les encouragemens que je pus imaginer , et ce fut inutilement ; ils pleurèrent en public et en particulier; ils déplorèrent leur sottise dans une espèce de chanson, dont plusieurs mots, que nous comprimes, faisoient l'éloge de leur pays, et des peuplades dont ils se trowvoient à jamais séparés. Leur douleur fut assez longue ; mais le mal de mer les quitta enfin, et leur émotion diminua. Leurs lamentations devinrent moins fréquentes, et ils fiuirent par n’en plus avoir. Ils oublièrent peu-à-peu la Nouvelle-Zélande et leurs amis,et ils parurent aussi fermement attachésà nous , que s'ils avoient été nos compatriotes.
Le veut, aprésavoir demeuré quelques heures dans la partie du Sud, passa au Sud Est et à l'Est, et nous münes le cap au Nord jusqu'au 28 à midi. Étant à cette époque par Areig/ de latitude Sud et 1770 17” de longitude orientale, nous revirdmes de bord, et nous marchâmnes au Sud-Est avec une jolie brise de l’'Est-Nord-Est ; le vent fraichit ensuiteet tourna au Nord-Est; il fut deux jourg dans ce rumb; il devint frais’, et il y eut des rafalles accompagnées d'ondées de pluie.
Le 2 de Mars à midi, notre latitude étoit de 42° 35° 30", et notre longitude de 180° 8/Est; le vent sauta au Nord- Ouest, ensuite au Sud-Ouest, et il continua de souffler entre ce dernier point ele Nord, quelquefois avec force et avec des rafalles, et d’autres fois d’une manière modérée. A l’aide
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de ce vent, nous marchames au Nord-Est-quart-Est et à l'Est, toutes voiles dehors, jusqu’au 1 1 à midi: nous noustrouvions par 3y° 29’ de latitude, et 196° 4’ de longitude orientale.
Le vent passa au Nord-Est et au Sud-Est ; et je cinglai
au Nord et au Nord-Est, autant qu'il voulut le permettre. Le 16 à une heure du matin , il survint un vent de Nord plus favorable; je revirai, et je fis gouverner à l'Est : notre latitude étoit de 33040/,et notre longitude de 198° 50” Est. Nous eûmes alternativement de légers souftles et des calmes, : jusqu’a midi du lendemain; le vent ayant fraichi dansla partie de !Est-Sud-Est, je remis le Cap au Nord-Est; mais comme il sautoit souvent à l'Est et à l'Est-Nord-Est , nous ne pames marcher qu’au Nord, et quelquefois même à l'Ouest du Nord. L’espérance de le voir prendre davantage dans la partie du Sud, ou de rencontrer celui de l'Ouest un peu en-dehors des tropiques, ainsi que je l'avois éprouvé dans mes autres voyages , m’excita à continuer cette route.
J'étois obligé de courir tous les risques ; car pour remplir cette année le principal objet de mon expédition , c’est-adire, pour me rendre à la côte septentrionale del Amérique, il falloit absolument que ma traversée de la Nouve/le- Zélande à O-Taiti ou aux Isles de la Société, ne {it pas longue. ".
‘Le vent’ demeura fixé invariablement à l'Est-Sud-Est, et il ne s'en écarta pas de plus de deux points de lun où l’autre côté ; il fut aussi trés-foible, ensorte que nous ne passàmes le tropique quele 27: nous n’étions alors qu'à 201° 23/ de longitude orientale, on 9 degrés à l'Ouest du port vers lequel nous marchions. Excepté quelques oiseaux du tropiqne qui frappérent de temps-en-temps nos regards, nous naperçümes rien durant cette navigation, qui püt nous
fairecroire que nous avions passé près d’une terre. Par 34° 20’ de latitude et.199° de longitude , nous vimes un gros tronc d'arbre couvert de barnache, et nous en conclûmes qu'il voguoit depuis long-temps au milieu des flots.
Nous marchions au Nord-Est le 29 à dix heures du matin, et 4a Découverte m'avertit par un signal qu'on voyoit une terre; nous l'aperçûmes du haut des mats , au Nord-Est-quart-Est, presque au même instant. Nous reconuûmes bientôt que c’étoit une Isle de peu d’étendue. Nous gouvernâmes sur la côte jusqu’au coucher du Soleil ; à l'entrée de la nuit, elle nous restoit au Nord-Nord-Est, à environ 2 ou 3 lienes.
La nuit se passa à. louvoyer ; le lendemain à la pointe du jour, j'attaquai la partie sous le vent de la côte occidentale, Le ressac (*) qui battoit par-tout avec violence la côte Sud, et le récif qui l’environnoit , me firent juger qu’il étoit impossible de mouiller’ ou*de débarquer sur la bande méridionale.
Nous vimes, sur une pointe que nous avions déjà dépassée ; plusieurs Naturels qui se tirent dans la mer pour se rendre sur le récif, où ils demeurèrent tranquillement, lorsqu'ils virent que le vaisseau ne ralentissoit point sa marche. D’autres, qui se montrèrent bientôt en différentes parties. du récif, nous suivirent; ils se rassemblèrent quelquefois en petites troupes, et ils poussérent des cris en chœur, à-peu-près comme les habitans de la Nouvelle- Zélande.
A huit heures, nous étions par le travers de la partie
(*) M. Marsden, Histoire de Sumatra, p. 29 et 32, indique une cause très-ingénieuse et très-satisfaisante du ressac.
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Ouest-Nord-Ouest de l'Isle, assez près de la côte pour distinguer , avec nos lunettes, plusieurs des Insulaires postés sur une grève sablonneuse , et armés de longues piques et de massues, qu’ils brandissoient d’une manière menaçante, ou, selon l'interprétation de diverses personnes de l'équipage, d'une: manière amicale. La plupart étoient nus, si l’on excepte une ceinture qui passoit entre leurs cuisses, et qui couvroit les parties naturelles. Quelquesuns avoient sur les épaules un manteau détoffes de différentes couleurs , et qui offroit des rayures longitudinales ou carrées. La tête de presque tous étoit enveloppée d'un corps blanc, qui ressembloit à un turban , et quelquefois à un chapeau élevé et de forme conique : nous remarquames aussi que leur teint étoit basané , et leur stature moyenne, mais robuste et disposée à l’'embonpoint.
Ils laacérent une pirogue avec précipitation sur l’extrémité de la grève la plus éloignée de nous; un homme y monta, et il prit le large. Je jugeai qu'il vouloit venir au vaisseau, et je mis en panne afin de l’attendre; mais le courage lui manqua, et il regagna bientôt le rivage; il y prit un second Insulaire , et tous les deux ramérent de notre côté. Ils craignirent cependant d'approcher , et ils s’arrêtérent: Owaï leur ayant parlé la langue d’O- Taiz, leur frayeur parut se dissiper, et ils vinrent se ranger assez près de nous pour recevoir des grains de verre et des clous, que nous attachâmes à un morceau de bois, et que nous leur jetames. Ils semblèrent avoir peur de toucher notre présent, et ils ne délièrent ni les grains de verre ni les clous. Cette réserve fut peut-être un effet de leurs idées superstitieuses : car Omaï me dit que lorsqu'ils nous virent disposés à leur faire des largesses , ils
sollicitérent quelque chose pour leur Eatooa, ou leur Dieu. Il leur demanda aussi mal-a-propos s’ils mangeoient de la chair humaine? Ils répondirent que non, avec un mélange d’indignation et d'horreur. L'un d'eux, qui se nommoit Mourooa , interrogé d’où lui venoit la cicatrice qu’il avoit au front, répondit que c’étoit la suite d’une blessure reçue dans une bataille contre les habitans d’une Isle située au Nord-Est, qui descendoient de temps à autre dans son pays. Îls empoignèrent ensuite un des cordages de 4a Résolution ; mais ils hésitoient toujours de monter à bord : Omai, qui les entendoit assez bien, apprit que leurs compatriotes leur avoient recommandé de se tenir sur leurs gardes , et qu’on les avoit chargés de savoir d'où arrivoit notre bâtiment , et quel étoit le nom du Capitaine. Nous lés interrogeämes de notre côté sur le nom de l'Isle; ils l'appeloient Mangya ou Mangeea, et ils ajoutoient quelquefois Nooe, Nai, Naiwa; ils nous dirent que leur Chef se nommoit Orooaeeka. Mourooa avoit de l'embonpoint et une taille bien proportionnée ; mais il n’étoit pas grand. Sa physionomie nous parut agréable, ainsi que son caractère ; car il fit plusieurs gestes plaisans, qui annongoient de la bonhommie et de la gaieté ; il en fit aussi du genre sérieux : avant de saisir la corde qui pendoit à Varriére du vaisseau, il répéta quelques mots d'un air dévot; il se recommandoit vraisemblablement a la protection de ses Dieux. Son teint approchoit de celui des habitans des parties les plus méridionales de l'Europe. Son camarade n’étoit pas si blanc. La chevelure de tous les deux étoit noire, longue, droite et nouée au sommet de la tête, avec un morcean d’étoffe. Sls avoient des ceintures comme les Naturels que nous
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DE COOK. (1777) 189 avions aperçus sur la côte; nous reconnitmes qu'ils tirent leur étoffe du morus papyrifera, de la même manière que les habitans des autres Isles de lg mer du Sud. L’étoffe de leur ceinture étoit lustrée , ainsi qu'aux Isles des Amis ; mais celle qui flottoit sur leur tête avoit la blancheur de celle d’O-Taiti. Ils portoient des sandales d’une espèce de gramen entrelacé ; eux qui se tenoient sur la grève en portoient également , et nous jugedmes que c’étoit afin de garantir leurs pieds des pointes de rochers de corail. Leur barbe étoit longue; l'intérieur de leurs bras, depuis l'épaule jusqu’au coude, et diverses parties de leur corps, étoient piquetées ou tatouées, selon l'usage des Naturels de presque toutes les Isles de l'Océan Pacifique. Le lobe de leurs oreilles se trouvoit percé , ou plutôt fendu ; et l'ouverture étoit si grande, que l’un d'eux y placa un couteau et des grains de verre que nous lui donnâmes : deux nacres de perles polies et une tresse de cheveux, dont le tissu étoit peu serré , pendoient au col de celui-ci : c’est la seule parure que nous ayons remarquée. La pirogue sur laquelle ils arrivèrent (nous n’en vimes point d'autre), n’avoit pas plus de dix pieds de long; elle étoit très-étroite, et proprement faite. L’avant étoit, ainsi que les petits evaas d’O-Taiti, couvert dun bordage plat, qui s’avancoit en saillie, pour l'empêcher de se remplir d’eau lorsqu'elle pointoit dans les flots. L’arriére s’élevoit d'environ cing pieds sur une direction verticale, comme quelques-unes de la Nouvelle-Zélande; et l'extrémité haute de cet étamhort étoit fourchue : la partie inférieure de l'embarcation: étoit d’un bois blanc; la partie supérieure étoit noire, et les pagaies , d'un bois de la même couleur, n’avoient pas plus de trois pieds de long; elles étoient larges et émous-
sées à l'un des bouts : ils manceuvroient sans revirer; lorsqu'ils vouloient prendre une route diamétralement opposée à celle qu'ils tenoient, ils ne faisoient que se tourner de l’autre bord.
Nous louvoyâmes sur ces entrefaites; et dès que les vaisseaux eurent pris une position convenable, /a Résodution mit un canot à la mer, et /a Découverte en lança un second, afin de sonder la côte, et de chercher un lieu propre au débarquement. Je voulus descendre moi-même, et j'emportai diverses choses que j'avois dessein de donner aux Naturels , pour gagner leur amitié. Dès que je fus hors du vaisseau , les deux Insulaires qui nous avoient quittés peu de temps auparavant, s'approchèrent de moi; et lorsqu'ils furent près de mon canot, Mourooa y entra sans que je l'en priasse , et sans hésiter un seul moment.
Je chargeai Omaï, qui m'accompagnoit, de lui demander où nous pourrions faire notre débarquement : Mourooa nous indiqua deux endroits; mais je vis à regret que, dans tous les deux, nous courions risque de remplir d’eau nos canots, et même de les perdre. Nous ne fûmes pas plus heureux dans la recherche d'un mouillage : car nous ne trouvâmes de fond qu'a une encablure des brisans. La sonde y rapporta de trente à quarante brasses, et elle indiqua des rochers de corail aigu , en sorte que l’ancrage eut été encore plus périlleux que le débarquement.
Tandis que nous étions ainsi occupés à reconnoitre la côte , les Naturels arrivèrent en foule sur le récif , armés comme ceux que nous avions aperçus d'abord. Mourooa, qui étoit sur mon canot, croyant vraisemblablement que ces guerriers nous empéchoient de débarquer, leur ordonna de se retirer : un assez grand nombre obéirent, et
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DE COOK. (1977) 191 je jugeai qu'il avoit une sorte de considération dans son pays ; en effet, si nous le comprimes bien, il étoit frère du Roi. Les Naturels parurent si curieux, que plusieurs se jetérent à la mer, et arrivèrent près de nous à la nage. Ils montérent à bord sans aucune réserve; il fut même difficile de les en chasser, et plus difficile encore de les empêcher de prendre tout ce qui leur tomba sous la main. Lorsqu'ils s’apercurent que nous retournions aux vaisseaux , ils s’en allérent tous, excepté Mourooa: il demeura dans mon canot, non sans témoigner de la crainte, et il m'accompagna à bord de /a Résolution.
Les quadrupèdes et les autres objets nouveaux pour lui qu’il y aperçut , lui causèrent moins de surprise que je ne l'avois imaginé. Ses inquiétudes absorboient peut-être toute son attention. Il est sûr qu'il sembla trés-agité; et le vaisseau s’éloignant de la côte au moment où nous arrivames, cette circonstance augmenta son effroi. Il n’étoit pas en état de me donner beaucoup d'instructions; et per de temps après , je. fis mettre un canot à la mer pour le reconduire dans son Isle. Quand il sortit de ma chambre, il tomba sur une de nos chèvres; sa curiosité surmonta sa peur ; il s'arrêta pour regarder l'animal , et il demanda à Omai quel oiseau c’étoit; et comme on ne lui répondoit pas tout de suite, il adressa la même question à quelquesuns des Matelots. Lorsque le canot sur lequel je le renvoyai fut près du ressac, il se jeta à la mer, et il gagna la côte à la nage. Dès qu'il fut à terre, une foule de ses compatriotes se rassemblèrent autour de lui: nous jugeâmes
qu'ils étoient fort empressés de l'entendre. Ils l'environ-
noient encore quand nous les perdimes de vue. Le canot fut a-peine de retour quenous fimesde la voile, le cap au Nord.
Ainsi, nous fimes obligés de partir sans être descendus sur cette belle Isle , qui sembloit propre à satisfaire tous nos besoins : elle git par 21° 5-/ de latitude Sud, et 2o1° 53” de longitude orientale : les portions de la côte que nous examinames sont environnées d'un récif de corail, en-dehors duquel la sonde ne rapporta point de fond; elle a cinq lieues de tour, et elle est d’une élévation modérée et assez égale. Lorsque le ciel est serein, on doit la découvrir à dix lieues de distance; car nous l’apercevions encore à l'entrée de la nuit, quoique nous eussions fait plus de sept lieues, et que l'atmosphère fat chargée de brouillards : elle offre, vers le milieu de son diamètre, de petites collines, du haut desquelles le sol descend peu-à-peu jusqu’à la côte, qui, dans la partie du Sud-Ouest, est escarpée et de grès brunâtre, et qui n’a pas plus de dix à douze pieds de hauteur; le battement des flots y a produit plusieurs excavations. L’inclinaison du terrain est cachée par des arbres d’un vert foncé, trés-épais, mais de peu de hauteur, et qui paroissent tous de la méme espèce, excepté près du rivage, où il y a un grand nombre de l'espèce de dracaena, qu'on trouve dans les bois de la Nouvelle-Zélande. On en voit aussi de dispersés en d’autres endroits. La côte de la bande Nord-Ouest se termine, ainsi que nous l'avons déjà dit, par une grève sablonneuse, derrière laquelle le sol, coupé en petites ouvertures et en ravins; offre une large bordure d'arbres qui ressemblent à de grands saules, et qu'on prendroit, d'après sa régularité, pour un ouvrage de l'art, si son étendne n’en donnoit pas une opinion contraire. L'œil , en se portant plus loin vers le centre de la terre, aperçoit ‘ces arbres d’un verd foncé dont je parlois tout-à-l’heure.
dus tous > que rail, |; elle dérée lécouns enit plus brouilpetites , a-à-peu est, est de dix ya prorain est 1S, mais a meme nombre 5 bois de herses ent st se terreve saetites oud'arbres rendroit , t, si son L'œil , en r apergoit a-lheure.
DE COOK. (1777) 193 Plusieurs de nos Messieurs supposèrent que c’étoierit des rima, entremélées de cocotiers très-bas, et d’un petit nombre d’autres espèces. Ils nous semblérent plus hauts, et moins voisins les uns dés autres, que sur la partie du Sud-Ouest, Cette différence peut venir de ce que nous étions plus près de la côte. On voit sur les petites collines quelques arbres clair-semés, d'une plus haute taille. La surface de ces collines étoit stérile, de couleur rougeâtre, et couverte d’une substance qui hot E à de la fougère. En tout, l'Isle est d’un aspect agréable , et la culture pourroit la rendre un des lieux les plus dharinane du Globe.
Comme les habitans nous parurent nombreux et bien nourris, les moyens de subsistance que fournit cette terre doivent être abondans. Je serois curieux de connoître teur régime diététique; car notre ami Mourvoa nons dit qu'ils n’ont point de cochons, ni de chiens, dont ils ont cependant oui parler; mais il nous apprit qu'ils ont ‘des bananes, du fruit à pain et du taro. Les seuls oiseaux que nous y vimes furent quelques oiseaux d'œufs (*) blancs, des hirondelles de mer et des noddies : nous apercimes aussi un héron blanc sur la côte.
La langue des habitans de Mangeea est un dialecte de l'idiôme d’O- Taiti; mais leur prononciation, comme celte des Zélandois , est plus gutturale. Je vais insérer ici une liste de aqnelaase uns de leurs mots: M. Anderson lés a
(*) Il y a dans l'original, Egg-birde ; la concordance insérée & la fin du dernier volumé dés Oiseaux de M. de Buffon ne parle pas de l'Egg-birde; je n’ai pu découvrit le nom que les Naturalistes François donnent à cet Oiseau, et j'ai traduit l'expression angloise d’une manière littérale. (Note du Traducteur.)