Tome I
194 TROISIEME VOYAGE écrits d’après ses conversations avec Omai , qui les avoit appris de Mourooa. Je placerai sur. une seconde colonne Jes termes o-taitiens qui offrent de la ressemblance. , Dialecte de Mangeea; Dialecte d’O-Taiti,
Une noix de coco.. Eakkaree, . Aree.
Fruit à pain. Kooroo. - Ooroo.
Une pirogue. ÆEwakka. . ÆEvaa.
Ami. Naoo, Mou.
Un homme. Taata ou Tangata. Taata.
Etoffe, ou arbre
dont on latire. Taia, Taia aoutee. Eoute.
Bon. : ' Matta. | Mity.
Une massue. Pooroohee. k Oui. . ee. Ai. Non. Aoure. Aoure.
Une pique. | Heyhey. oe Un combat, une |
bataille. © Ætamagee. Tamaee.
Une femme. § Weahkeine. Waheine.
Une fille. Maheine. Mahkeine.
Le soleil. Heethia, matooa.
Moi. Ou. . | Wou.
La côte. . Euta. Euta.
Quelle chose est
cela? Ehataiee ? Owytaieeoa ?
Là ,la-dedans. . Oo.
Un chef, Ereekee. Eree.
Grand ou puissant. Manna : on joint ordinairement ce
+ mot au précédent.
Baiser. |... Ooma.
Les Insulaires de Mengece sont d'une belle figure, et ils
avoit onne
eeoa ?
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e,etils
wee
DE COOK. (19777) 195 ressemblent à ceux d’O-Taiti et à ceux des Marquises, plus qu’à aucune autre des peuplades que j'ai rencontrées dans la mer du Sud. Leur peau est douce, et on ne voit pas leurs muscles: autant quenous avons puen jnger, ils ont cette disposition au plaisir qui distingue les O-Taitiens : nonseulement leur esprit est gai, mais ils connoissent très-bien les gestes lascifs que les O-Taitiens emploient dans leurs danses ; car Mourooa les fit devant nous. Il y a aussi lieu de supposer que leur manière de vivre est la méme.Quoique la nature du pays nous ait empéchés de découvrir un grand nombre de leurs habitations , nous aperçûmes près de la grève une maison dont la construction différoit peu de celles d'O-7 siti: elle étoit agréablement située au milieu d’un bocage; elle paroissoit avoir trente pieds de long et septou huit de hauteur ; l’une de ses extrémités étoit ouverte, et représentoit une ellipse coupée transversalement. Il y avoit quelque chose sur des buissons qui se trouvoienten-dedans de la facade ; nous conjecturames que c’étoit un filet de pis che d'une texture trés-délicate.
Lorsqu'ils saluent un étranger , ils touchent son nez avec le leur , à-peu-près comme à la Nouvelle-Zélande; mais ils prennent en outre la main de l’homme à qui ils veulent faire cette politesse , et ils la frottent assez durement sur leur nez et leur bouche (*)
(*) Les habitans des Isles Palaos, des: Nouvelles-Philippines et des Isles Carolines, éloignées de Mangeea d'environ 1,500 lieues, saluent de fa même manière. « Leur civilité et la marque » de leur respect consistent à prendréla main ou le pied de celui » à quiils veulent faire honneur , et à s’en frotter doucement tout
» le visage ». Lettres édifiantes et curieuses, Tome XV, p. 298, Edit, de 1581.