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DE COOK. (1777) 221 de plusieurs nuances. Nos Messieurs trouvèrent le sol léger et sablonncux aux endroits où ils passèrent la journée ; mais il est peut-être d’une autre qualité dans l’intérieur du pays; car, à l'aide de nos lunettes, nous aperçümes du vaisseau, une teinte rougeatre sur les terrains qui s'élèvent. Les habitations des Insulaires occupent les collines ; et nous en remarquâmes deux ou trois qui étoient longues et spacieuses: on y rencontre des cochons; mais ses productions sont d’ailleurs les mêmes que ceites de l'Isle que nous venions de quitter. Les habitans , auxquels nous montrâmes la position de Mangeea , l'appeloient Ow.iavarouah, nom qui diffère tellement de Mangeea Nove Nainaiwa , que, selon toute apparence , Owhavarouah est une troisième Isie.
D'après les remarques insérées plus haut, il paroit que Wateeo sera peu utile aux vaisseaux qui auront besoin de rafraichissemens, à moins qu'ils ne soient dans une necessité absolue. Les Naturels, connoissant aujourd huila valeur de quelques-unes de nos marchandises, on les déterminera peut-être à apporter des fruits et des cochons à un bâtiment qui louvoiera près de la côte, ou à des canots mouillés aux environs du récif, à l'exemple des nôtres. Je ne sais, toutefois, si on y trouvera de l’eau douce ; les Naturels en offrirent, il est vrai, dans des cocos, à nos Messieurs ; mais ils dirent qu’elle venoit de fort loin; et il n’y en a, selon toute apparence, que dans une mare ou dans un lac, car nous ne découvrimes aucun ruisseau.
Omaï'interrogea ses trois compatriotes sur les mœurs et les usages des Insulaires; et il pe: soit que leur manière de traiter les étrangers et leurs habitudes générales ressemblent beaucoup à celles d'O-Tuiti et des Isles voisines.
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Leurs opinions et leurs cérémonies religieuses sont aussi à-peu-près les mêmes; car nos Messieurs ayant vu un homme qui étoit barbouillé de noir sur tout le corps , ils en demandèrent.la raison, et on leur dit qu'il venoit de rendre ses derniers devours à un ami mort: ils découvrirent de plus, que les femmes se font, en pareille occasion, les
blessures dont j'ai déjà parlé. Enfin, d’après l'examen de
toutes les circonstances, il est sûr que cette race sort originairement de la peupladé qui s’est répandue d’une ma-
nière si merveilleuse, sur l'immense étendue de la Mer du
Sud. Il y a leu de croire néanmoins que les Naturels se glorifient d’une extraction plus illustre ; car Omai nous assura qu’ils donnent à leur Isle la dénomination hnnorable de Wenooa no te Eatooa, ou de terre des ‘Me.
qu'ils se croient des espèces de Dieux, et qu'ils sont persuadés qu'ils possèdent l'esprit de l'Eatooa. Il sembloit faire
beaucoup de cas de cette prétention enthousiaste et folle :*
il nous apprit que plusieurs O-Taitiens la formoient également , et qu’elle étoit générale parmi les habitans de Aataia , ou de l'Isle Osrabrug.
Onaï et nos deux Zélandois entendoient trés-bien la langue de Wateeoo. Je ne puis la comparer aux autres
dialectes. M. Anderson avoit eu soin d'en écrire quelques: mots, mais les Naturels , qui le dépouillérent de tout in:
distirctement , lui volérent son livre de notes.
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