‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme] (volume 2)Chapitre 60 sur 82 · MAT MA A A a Le · texte numérisé non relu

MAT MA A A a Le

Dunaxr la nuit. du 3, nous eùmes tour-à-tour de légers souffles de.vent et des: calmes; et, à la nointe du jour, la houle. de l'Est avoit porté les vaisseaux à quelque distance de Wateeoo : né pouvant me procurer. des rafraichissemens, je ne vis aucune raison de demeurer plus longtemps sur ces côlés; et je les quittai sans regret. Je fis

mettre le cap sur une terre voisine , que nous avions dé-

couverte trois jours auparavant, ainsi que je l'ai déjà dit.

. A l’aide d’une jolie brise de l'Est, nous y arrivames le À ; à 10,heures du matin; je chargeai tout de suite M. Gore de prendre deux canots, de débarquer s’il étoit possible,

et de rapporter du fourrage pour notre bétail. Comme il ne sembloit pas y avoir d’habitans, je crus que si le débarquement se trouvoit praticable, nos espérances ne seroient plus trompées, et que nous serions les maitres d’y cueillir ce que nous voudrions, Un récif environnoit l'Isle ainsi qu'à Wateeoo ,.et un ressac très-fort battoit les rochers ; cependant , ‘ds que nos canots eurent ‘atteint le côté sous le vent ou la bande Ouest, M. Gore et-son déiachement eurent la hardiesse de pénétrer en-dedans du récif, et ils descendirent à terre sains et saufs. Je vis du vaisseau que cette première opération avoit réussi, et je ‘one envoyai un troisième canot pour savoir de quelle ma-

2 nous pouvions les aider : le troisième canot ayant voulu revenir avec des productions de l'Isle, n’arriva qu'à trois heures de l'après-midi. Dès qu'il fut déchargé, je le renvoyai de nouveau ; j'expédiai aussi une quatrième embarcation , et j'ordonnai à M. Gore d’être à bord avec tous les canots avant la nuit : mon ordre fut exécuté.

La descente de M. Gore nous procura environ cent noix de coco pour chacun des vaisseaux ; et elle fournit d’ailleurs à notre bétail de l'herbe’ et’ une’ quantité assez considérable de feuilles et de branches dé jeunés palmiers, ou de l'arbre appelé wharra à O-Taiti, et’ pañdanns’ des andes Orientales, par les Naturalistes, Les branches du wharra étant molles ,, spongieuses et remplies ‘de: suc'; furent coupées en petits morceaux et données à notre bétail, qui les mangea sans répugnance; ainsi, il est vrai à te ‘lettre que nous le nourrimes avec des morceaux de bois.

Cette Isle git par 190 15/ de latitude Sud, et 2010 37/ de longitude orientale, à environ trois ou quatre lieues de Wateeoo , où elle est sppèlée Otakootaia +. les Jnsulaires

Comme il si le dées ne se= aitres d’y noit l'Isle it les roatteint le t-son déledans du Je vis du issi, etje quelle manot ayant rriva qu'à irgé, je le rième ein- | avec tous

iron cent lle fournit tité assez palmiers, lanns des inches du de: suc, notre bévrai ate de bois.

2010 37/ lieues de nsulaires

DE COOK. (1777) 225 nous en parlèrent quelquefois sous le nom de #/enooa-Ete, ce qui signifie petite Isle. VI. Anderson, qui descendit à terre avec M. Gore, et qui en fit à-peu-près le tour, con- ;ecture qu’elle n’a pas plus de trois milles de circonférence. Il n'a donné en outre les détails suivans. La grève, endedans du récif, est composée d’un sable de corail blanc ; derrière la grève , le terrain ne s'élève pas de plus de six ou sepi pieds, et il est couvert d’un sol léger et rougeûtre; mais il est entièrement dénué d’eau.

On y trouve plusieurs groupes de cocotiers, et un grand nombre de /Vharra. On y rencontre aussi le Ca//ophyllum , la Suriana , la Guettarda , une espèce de Tournefortia, les tabernæ montane , et quelques autres arbrisseaux , ainsi que l'arbre Evoa, qu'on voit à Wateeoo. Lintervalle qui sépare ces arbres et les arbrisseaux est rempli par une espèce de liseron , excepté en quelques endroits , où lon voit une quantité considérable de Moutardes (1), une Espurge , diverses petites plantes peu nombreuses, ainsi que la Morinda Citrifolia, dont les O-Tuitiens mangent le fruit dans les temps de disette. Omaï , qui débarqua avec M. Gore, apprêta cette plante pour le diner du détachement ; mais elle ne parut pas trop bonne.

Le seul oiseau qu'on apercut parmi les arbres étoit un joli coucou châtain, tacheté de blanc. M. ‘Gore le tua. Mais il y avoit sur la côte des oiseaux d’auf'(2), une petite espèce de courlis, des hérons bleus et blancs, et beauconp de noddies. Ces derniers faisoient alors leur

(1) ya dans l'original, treaele-mustard.

(2) Il y a dans l'original, egg birds.

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