‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme]Chapitre 14 sur 68 · MARÉES · texte numérisé non relu

MARÉES

La mer est haute à 12h 20/ dans les nouvelles et les pleines lunes. Elle s'élève de 8 pieds 9 pouces ; je parle de lélévation qui a lieu durant les marées du matin, et deux ou trois jours après la nouvelle et la pleine lune. Les marées de nuit montent alors deux pieds plus haut. Cette élévation plus considérable, fut très-marquée dans la grande

.marée de la pleine lune, qui eut lieu bientôt après notre arrivée. Il nous parut clair qu'il en seroit de même lors des marées de la nouvelle lune. Au reste, mous ne relächâmes pas assez long-temps dans l’Entrée de Nooëka pour nous en assurer d’une manière positive. e

Je ne dois pas oublier quelques observations relatives à cette matière, qui se présentèrent à nous tous les jours de notre relâche. Nous trouvämes beaucoup de bois flottant sur la côte de l’anse où nous fimes de l'eau et du bois ; nous étions obligés d’en enlever une partie pour arriver à l’aiguade. Souvent de gros morceaux ou des arbres que nous avions rangés durant le jour, par-delà la laisse de la mer haute, se retromvoient flottans le Jendemain sur le chemin de l’aiguade. Tous les établissemens

. °°" . . . « vraisemblable que M." Cock se servoit ordinairement de deux

aiguilles pour mesurer l’inclinaison; que lune avoit une marque et l'autre n’en avoit pas ; que la première est désignée par le mot de marquée, au-licu de l'être par un n°. (Vote du Traducteur. )

DE COOK. (i778) 8t dont nous nous servions pour remplir nos futailles, étoient jetés, pendant la nuit , loin des endroits où nous les avions placés , quoiqu’ils demeurassent immobiles durant les marées de jour. Le bois que nous avions fendu pour nos cheminées et déposé par-delà la laisse de la marée du jour , se remettoit également à flot pendant la nuit. Quelques-uns de ces événemens eurent lieu chaque nuit qui suivit les trois ou quatre jours des hautes marées, et durant cet intervalle, nous fümes contraints d'attendre la marée du matin pour débarrasser le chemin de l’aiguade,

Je ne dirai pas si Le flot tombe dans l'Enérée du Nord- Ouest, du Sud-Ouest ou du Sud-Est : je pense qu'il ne vient point du dernier point ; mais je n'ai là-dessus que des conjectures fondées sur les observations suivantes : les coups de vent du Sud-Est que nous éprouvâmes dans l'£trée diminuèrent la hauteur de la marée au-lieu de l’accroître, ce qui n’auroit guères pu arriver si le flot et le vent avoient eu la même direction.

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