‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme]Chapitre 55 sur 68 · EN SRE RS NÉ · texte numérisé non relu

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: Je fis de mon côté tous lesefforts.possibles pour gagner leur affection et mériter leur estime ; j'eus le bonheur de réussir à tel point que ; lorsqu'ils furent instruits de l’époquête notre appareillage, ils me pressérent vivement de demeurer dans l' Isle, et:qu'ils eurent recours aux offres les plus flatteuses pour me déterminer à cette “résolution. Leur ayant répondu que le Capitaine:Cook n’y consentiroit pas, ils me proposèrent de m'emmener dans les montagnes ; ils me dirent qu'ils my tiendroient caché jusqu’après le départ des vaisseaux : je les assurai de nouveau que nôtre Commandant ne sortiroit pas de la baie sans moi. Terreeoboo et Kaoo allèrent alors trouver M. Cook, dont ils me croyoïent le fils , et ils le prièrent formellement de de me laisser dans Bud pays. M. Cook, ne voulant point les contrarier d’une manière positive, sur une offre si ai. mable et si intéressante, leur fit observer qu'il ne pouvoit se séparer de moi pour le moment; mais qu'il reviendroit Y'année shivante , et qu’il tâcheroit d’arranger cette affaire à leur satisfaction.

Nous démarrâmes, le 4, dès le grand matin, et nous sortimes de la baie; / Découverte en sortit également, et une multitude de pirogues nous suivirent, M. Cook se proposoit d'achever la reconnoissance de lZs/e d’O- Wwhyhee, avant d'aborder aux autres Isles de ce groupe; il espéroit de rencontrer une rade mieux abritée que celle de Karakokoa , et s'il n’en découvroit point, il désiroit reconnoitre la partie Sud-Est de Mowee, où l’on nous avoit annoncé un havre excellent.

Nous fûmes en calme le 4 et le 5, ce qui ralentit beaucoup notre progrès au Nord. Nous étions accompagnés d'une multitude de pirogues , et Terrecoboo. donna une

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DE CGOOK:: (1779) 349 nouvelle-marque d'amitié au Capitaine Cook, én nous énenvoyant. un riche présent de cochons et de: végétaux,

Nous eûmes-uné brise légère délaterre; la nuit du 5,, et nous fimes un peu de chemin au Nord. Le 6, au matin, ayant dépassé la pointe la plus'occidentale de: Yisle, nous

nous trouvâmes en travers d'une baie profonde, appelée

Tog:ya4-724 par les Naturels : nous espérämes que: cètte barons offricoit un havre. Sur et commode ; nous..en fümes d'autant. plus: charmés, que nous! apercevions au Nord-Est plusieurs courants d'une eau douce très-belle, et ‘qu’elle paroissoit bien abritée par-tout. Ces observations «ant d'accord avec les instructions de Koah ; qui accom- -pagnoit -le. Capitaine. Cook, et qui, par politesse, avoit changé son nom-én-celuide Britannéé, on miten mer:la pinasse ; et /e Master; conduit par Bvitannée, ‘alla exasbiser la. baie. tandis que les vaisseaux: seat pour Rite ZI CEE (8197 Lebitt :.Le ciel fat nébuleix. laprésimidi et les :coups dx vents rl venoient de la terre étoïent si forts , que nous fümes “obligés de carguer toutesiles: voiles: et de mettre en panne «sou$ la voile d’étäi d’artimon. ‘Les diverses pirogues du -pays nous quittérent aù commencement de: ‘Vorage, et -M.Bligh eut, à son.retour, la satisfaction: de sauver une vieille femme et. déux! hommes, dont le vent avoit fait chaviver l’embarcation au-moment où ils. s’efforçoient des gagner la côte. Outréices:trois malheureux, nous avions à. bord un grand nombre dé femmes, que les Naturels du pays, occupés de leur salut personnel ;, avoient, laissées parmi nus.

Le Master dit au nGupiuie Cook qu'il avoit débarqué

: dans un village, le seul qu'il eùt aperçü au côté septen-

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trional de la baie., qu'on lui indiqua des puits d’eau douce, mais qu'il neles: trouva pas’ propres à l'usage que nous vôwions en faire qu'il pénétra ensufte plus ävant dans da'buie y laquelle a'ure profondeur’ considérable vers l'intérieur'da pays, ét s'étend du côté d’une montagne élevée ‘t'sensible qu'on trouve à l'extrémité Nord-Ouest de l'Isle; ‘qu’au:lieu ‘d'y rencontrer un mouillage sûr, ‘ainsi qui fannée le: lui avoit fait'espérer:,; il’ vit des côtes’ basses’ et remplies derpches, et un lit plat de rochers de corail, qui toit répandu le:long du rivage, ‘et qui’s’étend à plus d’un aille de la'terre, qu'en-dehors de ce lit de corail, la sonde rapportoit vingt brasses, fond: de sable:; : que’ sur: cès ‘entrefaites ‘Britannée : étoit’ parvedu: à se. sauvér : en ca- ‘éhette : nous jugeämes qu’il céaigdoit-de revenir ; parce me seb: informatiotis n’avoient: ‘pes. Lété-exactes. >: “Hi

Le soir, le temps étoit moins gros; : etnoûs fines de la voile; mais, vers minuit, le. vent fut si fort, qu'il déæchira le grand et le pétitiuniers. ‘Le #7 ;au matin ; nous enverguâmes'de.sbwelles voiles ; :1ious'éûmes ‘un beau tempset-une petite! brise. À midi, notre latitude observée fut-de 20 degrés 1 minute Nord : la pointé occidentale de

Plsle nous restoït au Sud # degrés Est; etla: pointe Nord- ‘Ouest au Nord'38 degrés Est. Corme mous étions'à quatre où cinq lieues de la côte,et que le ciel étoittrès-variable,

des Naturels du pays n’osèrent s’embarquer ; etles femmes

‘que’nous aviéns à bord, furent:obligées de deméurer:sur os/ vaisseaux : ce qui:les chagrinia beaucoups :chr elles sétoïent toutes malades ; et la plupart d'entre elles avoient laissé de jeunes enfans ds leur district, “gi

Nous portâmes sur la terre l’après:midi, quoique le ciel “fat toujours rafaleux : quand nous fümes. à environ trois

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érs l’ine élevée de l'Isle; queubri- M. 4 rail, qui lus d’un

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DE COOK+ : (1779) 351 lieues de la côte , nous aperç mes une pirogue et deux hommes qui ramoient vers nous : nous jugéämes que le dernier orage les avoit entrainés dans la pleine mer, et nous ralentimes uotre marche afin deles recueillir. Ces pauvres malheureux étoient tellement épuisés de fatigues, que si l'an des Naturels qui se trouvoient &:bord , s'apercevaut de leur foiblesse, ne se fat précipité dans l’embarcation, afin de leur donner du secours, ils auroïent à peine:eu la force de s'attacher à la corde que nous leur jetâmes. : Nous eûmes bien de la peine à les hisser à bord; sur-tout avec un enfant d'environ quatre ans, qu'ils avoient ‘attaché sous les:traverses extérieures delà pirogue,'où on l'évoit tenu assez Jong-temps: n'ayant que la tête au-dessus’ de Peau, Ils nous. dirent qu'ils: étoient: partis de: la eôte: la veille au matin;, et que depuis ce momentils n’avoient mi bu ui mangé. Nous leur donnèmes dela sourriture avec lès précautions usitées en pareil. cas; on :chârgea l'une: des femmes de prendre soin: de nl le lendemain À se portgient tous fort bien:

À -miauit il suryintur coup: detvenit juimbersiiq de prendre deux risaux huniers ;:etd’abatire les vérguës de perroquet. Ndus reconnûmesle:8 ; à la pointe du jour, que le mât de misaine avoit consehtidéindu veau ;; les jumelles qu’on avoit posées à la tête: durant'notre relâche à V’'Ensrée du Toi George ou de Nookta , sur la côte d'4mérique;,. avoient-éclaté ; les diverses parties en étoient si défectueuses ,: qu'il devint absolament nécessaire de les ‘remplacer, et:par conséquent d'enlever le mât. M. Cook délibéra s’il courroit risque de me point trouver de havre aux sles sousle vent, ou s'il tetourneroit à Kurakakooa.

Cette-baie n’était pas d’une commodité si grande, qu’on ne

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püt'espérer, âvec vraisemblance, d'en trouver une meilleure pour réparer le mât ou embarquer des vivres ; et nous étious -pérsuadés; avec raison, que nous avions à-peu-près épuisé les provisions des environs de ce district, On observa;,:d'unautre.côté, qu'il étoit trop périlleux de s'éloigner d’une rade assezbien abritée; que si on l'abandonnoit une fois, il seroit difficile d'y revenir, et qu’ y:aùroit du danger à adopter cet expédient ; dans l'espoir d'en rencontrer‘une meilleure ; ‘que si'nous n’en découvrions phs de meilléure , nous serions yraisemblablement sansressources - CHE laits 4

- Nous continuâmes donc à potisrsis vers la côte, afin dofrir aux. Josulaires: ‘une ‘occasion: de. venir chercher leurs compatriotes : qui: se trouvoiént détenus à bord. À midi, nous étions à un mille de la terre :.un'petit nombre de pirogues. arrivèrent aux vaisseaux ; mais elles étoient ‘si remplies de monde , : qu'aucune d'elles ne pouvoit embarquer les femmes dont: nous voulions: nous débarrasser. Nous lançimes la pinasse à:la mer, afin ‘de ‘les wanmiener dans lIsles:le Masser, qui fut chargé de les con- «duire, eut ordred’examiner la côte méridionale de la baie, et de voir si elle n’offroit point d’aiguade : il-revint sans avoir trouvé de l'eaudouce. bits ,

Les vents étant variables, et les courants portant an Nord d’une manière rapide, nous fimes peu de chemin, A huit heures du soir du 9, le vent souffloit avec force du Sud-Est : nous fâmes obligés de prendre les ris des huniers. Le 10, à deux heures du matin, nous nous trouvâmes au milieu d’une rafale: très-lourde ; près des brisans qui sont au Nord de-la pointe occidentale d’'Ow. hyhee. Nous n'avions que l'espace nécessaire pour revirer

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