‹ Troisième voyage de Cook, ou Voyage à l'océan Pacifique [microforme]Chapitre 58 sur 68 · AAA AIS AAA SRE VIS A VAS A LAS VS · texte numérisé non relu

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N ous employâmes la journée du 1 1 et une partie de celle du 12, à déplacer le mât de misaine, et à l'envoyer à terre avec les Charpentiers. Outre qu'il étoit endommagé à la tête, on le trouva extrêmement poûrri au pied; il offroit au milieu un grand trou, qui pouvoit tenir quatre ou cinq noix de coco. On ne jugea pas néanmoins qu'il fallût le raccourcir : heureusement les morceaux de bois

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DE COOK. (1779) 355 de t0a rouge embarqués à Æïmeo , pour des jas d’ancre, purent remplacer les parties des jumelles qui avoient éclaté. Comme ces réparations devoient , selon toutes les apparences, employer plusieurs jours, nous conduisimes à terre l'équipage astronomique, M. Bayly et moi , et nous dressimes au Moraï nos tentes , qui furent gardées par un caporal et six soldats de Marine. Nous profitâmes de nos anciennes liaisons avec les Prêtres, qui, afin de mettre en sûreté la personne et les outils de nos travailleurs, 4aboorent ou consacrèrent l'emplacement où l'on voit dé. posé le mât : leur opération fut bien simple; car ils se contentèrent de l’environner de baguettes , ainsi qu'ils l’a voient fait lors de notre première relâche. Les voiliers se rendirent aussi sur la côte; ils y réparèrent les dommages qu’avoit souffert la voilure durant les derniers coups de vent; ils occupèrent une maison voisine du Moraï que

nous prétèrent les Prêtres : tels étoient nos RER as à terre. Je vais maintenant raconter en détail Re dhoces qui se passèrent entre les Naturels et nous , et qui amenèrent par degrés la fatale catastrophe du 14.

Quand les vaisseaux furent à J'ancre, nous nous aperçûmes avec étonnement que les Insulaires n’étoient plus les mêmes à notre égard : nous n’entendions point de cris de joie ‘il n’y avoit ni bruit ni foule autour de nous : la baie se trouvoit déserte et tranquille : nous voyions seulement çà et là une embarcation qui s’échappoit le long de la côte. Nous pouvions supposer sans doute que la La sité qui avoit produit tant de mouvement, lors de notre première relâche, n’existoit plus ; mais l'hospitalité aimable avec laquelle on nous avoit toujours traités, les témoignages de bienveillance et d'amitié que nous avions recus 4 notre

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