‹ Trop curieux comedie en un acte, en versChapitre 23 sur 27 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

Car, enfin, laisser veuve une femme trop tendre, C’est mal ; c’est exposer son prochain à la prendre.

LORD BI.OUNT, insistant.

En garde l

(lia font une passe.)

LÉON, vivement.

Parez donc. — C’est absurde, milord ;

(Avec calme.)

J’ai failli vous tuer. — Tenez, tirons au sort :

C'est une émotion. Jouons à pile ou face,

Huit jours. Si vous gagnez, milord, je vous embrasse El je vous jette à l’eau moi-même.

LORD BLOONT.

Et si je perds ?

LÉON

Je mets, pendant huit jours, votre tête à l’envers.

Et je vous convertis, ou j’y renonce. — Pile !

(il jette une pièce de monnaie en l’air ; Jobn seprëcipite sur la pièce et la cacha

avec sa main.)

LORDBLOUNT.

Une condition, pourtant? Elle est facile.

LÉON

Je l’accepte, milord.

LORD BLOUNT

Vous garderez mes biens.

Qui? moi, j’hériterais encor de vous ?

LORD BLODNT.

J’y tiens,

Si je gagne.

' LÉON

Milord !... Eh bien, soit I — J’ai dit : pile.

JOHN, découTr«nt U pièce avec joie.

Ouli ! milord a gagné.

LORD BLOUNT

Je peux partir tranquille.

LÉON

(A John.)

Vous le pouvez. Butor !

LORD BLOUNT

Je me sens allégé.

— Surtout, pas de sermons.

Je m’y suis engagé.

LORDBLOUNT.

John? Prépare ma barque.

(John sort par la droite.)

LÉON, à part.

Où prendre une anicroche ?

LORD BLOUNT

Gardez mon testament.

LÉON

Je l’ai là, dans ma poche.

(a part.)

Tiens 1... non, non... ah ! je sais...

JOHN, rerenant effaré.

Milord?

LORD BLOUNT

Qu’as-tu ?

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