OUR
mais les réflexes et la motricité sont conservés. On recommence avec compression.
Le 28 février, sans comprimer, nous obtenons une paraplégie de courte durée, qui passe avec l'arrêt de la lumière. Nous recommencons en comprimant.
Le 1e mars, sans comprimer, nous avons une paraplégie.
Les 2, 4, 5, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 mars, sans comprimer nous n'avons rien. Nous recommençons chaque fois l’expérience en comprimant.
Les 14, 15, 16 mars, sans comprimer nous obtenons des secousses du train postérieur sans paraplégie. Nous recomt!mençons chaque fois l'expérience en comprimant.
Le 17, nous obtenons une paraplégie sans compression.
Le 18, lorsqu'on le prend de la cage, le cobaye présente une paraplégie qui disparaît rapidement. On l’attache et fait agir la lumière : il ne présente ni secousses ni paralysie. Nous voyons le décalage du réflexe conditionnel sur l'élément qui a précédé l’excitant conditionnel.
Le 19, sans comprimer, nous n'obtenons rien. Nous recommençons avec compression.
Le 21 et le 22 mars, en le prenant de la cage, 1l présente une paraplégie de courte durée ; nous opérons sans comprimer et n'obtenons rien, puis nous recommençons en comprimant.
Les 23, 24, 25, 26, sans comprimer, nous n'obtenons
rien si ce n’est la réaction de défense de l’animal. — Ici, nous n'avons que la réaction psychoaffective. — Nous
opérons ensuite en comprimant- Le 28 mars, en le prenant de la cage, il présente une
paraplégie qui passe rapidement. Nous opérons ensuite
ensuite sans compression, en mettant la main sur son ventre comme pour le comprimer, mais sans comprimer. Nous avons une paraplégie qui cesse si on le détache ou si on arrête la lumière ou si on lève la main de sun son ventre, mais qui reparait si on fait agir la lumière l'ayant attaché et en mettant la main sur son abdomen. Iti, à a fallu la présence de tous les trois facteurs. de l'excilant conditionnel pour que l'expérience se produise. L'absence d'un seul suffisait à l'empècher.
Les 2g, 30, 31 maïs, les 1,2,°4,; 6,59, gtu1r 125,05, 14, 15, 16, 19, 20, 21 avril, nous opérons d'abord sans comprimer et obtenons des secousses, mais pas de paraplégie. Nous recommençons en comprimant ; nous obtenons toujours une paraplégie, mais de plus en plus longue à apparaitre.
Le 22 avril, sans comprimer, nous n'obtenons rien ; en comprimant, nous m'obtenons rien.
Les 23, 25, et 26, de même. II est probable qu'il a dû se faire une suppléance vasculaire de l'aorte abdominale.
Le 4 mai, l'animal meurt spontanément.
Ces expériences nous montrent :
1° — (qu'il existe des réflexes conditionnels aux troubles paralytiques causés par la. compression de l'aorte abdominale ; qu'il ne s'agit pas là d'un réflexe à, un spasme de l'aorte abdominale, mais bel et bien à la paralysie nerveuse, puisque nous avons oblenu à diverses reprises des troubles dissociés, soit sensibilité, soit motricité.
2. — Que les réflexes condilionnels peuvent s'installer très rapidement vu que dans notre première expérience, il a suffi de trois séances pour que le réflexe s’installe.
3. — Que le réflexe conditionnel peut porter à la fois sur l'action de l'excitant absolu et sur les phénomènes psychoaffectifs qui l'accompagnent (cris, agitation).
k. — Que les réflexes conditionnels peuvent porter :
a).— sur une partie seulement du territoire de l’excitant absolu, vu qu'il nous est arrivé que la paralysie ne porte que sur une patte.
b). — sur un territoire différent de l'action de l'excitant absolu, vu qu'il nous est arrivé que les secousses portent sur les membres supérieurs au lieu des membres postérieurs.