EXPÉRIENCE AU CHLORURE D’ETHYLE
Nous nous proposons de produire des réflexes conditionnels aux troubles vasomoteurs produits par la vaporisation d'une ampoule de chlorure d’éthyle sur l'oreille d'un cobaye. ;
Pour cela, nous opérons de la façon suivante : un des opérateurs tient le cobaye verticalement d'une main, et lui projette sur l'oreille gauche du chlorure d'éthyle, pendant que l’autre opérateur fait tourner une lampe devant Les yeux du cobaye.
L'animal est transporté chaque fois de la lapinière au laboratoire dans la même boite, en- compagnie des mêmes cobayes. D'autre part, avant de traiter notre cobaye, nous
utilisons la lumière tournante pour d'autres expériences. =
Nous opérons une seule fois par jour pendant six jours : les 14, 15, 15, 18, 19 et 21 janvier. Nous faisons agir le chlorure d'éthyle en même temps que la lumière tournante. Nous obtenons une vasodilatation de l'oreille gauche avec turgescence des vaisseaux et, au niveau de la projection du chlorure d'éthyle, une zone vasoconstriction qui disparait rapidement pour faisser la place à une vasodilatation généralisée de l'oreille gauche.
Le 22 janvier, par la seule action de la lumière tournanfte, nous, avons une légère vasodilatation de l'oreille gauche. Nous faisons ensuite agir le chlorure d'éthyle. “Toi, il y a jeu un réflexe conditionnel à la deuxième phase.
du chlorure d’éthyle, mais de faible intensité ; ou bien un réflexe incomplet à la première phase.
Nous recommençons les 24 et 25 janvier et nous n obtenons aucune réaction en faisant agir fa [lumière tournante seule, Nous recommençcons ensuite avec du chlorure d’'éthyle.
Le 28 janvier, nous essayons une première fois sans chlorure d'éthyle sans résultat. Nous recommençons sans chlorure d’éthyle une deuxième fois et obtenons une vasodilatation de l'oreille gauche. Ceci s'explique par le fait que les jours précédents, nous ne faisions agir le chlorure d'éthyle qu'à la deuxième épreuve.
Le 29 et le 31 janvier, nous n'obtenons rien sans chlorure d'éthyle. Nous recommençons avec. .
Comme nous le voyons, jusqu'ici, nous n'avons obtenu de réflexe conditionnel qu'à la deuxième phase du chlorure d'éthyle (phase de vasodilatation) et de façon irrégulière et d'intensité variable ; ou bien un réflexe incomplet à la première phase. |
Le 2 février, le seul fait de saisir le cobaye lui donne une vasoconstriction des deux oreilles. Ici, nous avons un phénomène vasomoteur bilatéral, mais en sens opposé. D'autre part, il y a diffusion en dehors du territoire de l'opération. Ceci semble prouver que le réflexe peut être déclenché par un élément précédant l'action de l'excilant conditionnel. Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons üne légère vasodilatation de l'oreille gauche. Ici, nous avons obtenu une variation dans le sens normal.
Le 3 février, la lumière tournante nous donne une vasodilatation de l'oreille gauche. Nous faisons agir le
chlorure d'éthyle qui nous donne d'emblée une vasodilatation de l'oreille gauche sans zone de vasoronstriction. Ici, l'action de l’excitant absolu a été transformée par le réflexe conditionnel.
Le 4 février, nous obtenons une vasodilatation de l'oreille- gauche en faisant agir la lumière tournante sans chlorure d'éthyle.
Le 5 février, de même. Mais ce jour-là, nous recommençons ensuite avec le chlorure d'éthyle et obtenons de nouveau une vasodilatation de l'oreille gauche.
Le 7 février, nous opérons d'abord sans chlorure d’éthyle ; nous obtenons de la vasodilatation de l'oreille gauche avec zone de vasoconstriction disparaissant pour laisser la place à une vasodilatation totale, soit le cycle complet de l’action du chlorure d’éthyle.
Le 8 février, le seul fait de tenir le cobaye entraine une vasodilatation de l'oreille gauche ; (ici, nous voyons quil n'y a pas eu besoin de l'ensemble des éléments de l'excitant conditionnel, mais seulement d'une partie : posture, pour déclencher le réflexe conditionnel). Nous faisons agir la lumière tournante, nous voyons alors apparaître une zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche.
Le g février, sans chlorure d'éthyle, nous n'obtenons rien. Avec, nous avons une vasodilatation de l'oreille gauche avec effacement des vaisseaux au lieu de la turgescence que nous donnait habituellement l'action du chlorure d'éthyle. Ici aussi, le réflexe conditionnel a transformé l'action de l'excitant absolu.
Le 10 février, sans chlorure d'éthyle nous obtenons une vasodilatation de l'oreille gauche avec zone de vasoconstriction et turgescence des vaisseaux dans la zone de
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vasodilatation. Nous recominencons sans chlorure d'éthyle et obtenons une vasodilatation de l'oreille gauche sans zone de vasoconstriction, soit le cycle intégral de l'action du chlorure d’éthyle.
Le 11 février, le seul fait de tenir le cobaye entraîne une vasodilatation de l'oreille gauche avec zone de vasoconstriction. Nous faisons agir la funsière tournante sans chlorure d’éthyle et obtenons ne vasodilatation de l'oreille gauche avec turgescence des vaisseaux. [ci, encore, il n'y a eu besoin que d’une partie de l’excitant conditionnel : (posture):
Le 12 février, sans chlorure d'éthyle, nous n'obtenons rien. Avec nous avons une vasodilatation de l'oreille gauche. id
Le 14 février, sans chlorure d'éthyle nous obtenons une vasodilatation de l'oreille gaushe avec zone de vasoconsiriction. Nous recommensons toujours sans chlorure d'éthyle, nous obtenons une vasodilatation généralisée de l'oreille gauche avec turges-nce des vaisseaux.
Le 15 février, sans chlorure d’‘th 1e, nous obtenons une vasodilatation de l'oreille gaurhe avec zone de vasoconstriction. Nous recommencons, toujours sans chlo-
rure d'éthyle et obtenons le même résultat.
Le 16 février, avant l'expérience, nous avons une vasoconstriction bilatérale des creilles. Le seul fait de tenir le cobaye en position verticale entraine une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante sans chlorure d'éthyle et nous avons une vasodilatation de l'oreille gauche, avec zone de vasoconstricon.
Nous recommençons toujours sans chlorure d’éthyle
et nous avons une zone de vasodilatation sans zone de vasoconstriction.. Nous voyons ici, par la première épreuve, que l'action des différents éléments de l'excitant conditionnel s'additionne dans l'intensité du réflexe conditionnel.
Le 17 février, avant l'expérience, le cobaye présente une vasoconstriction des deux oreilles. Nous le mettons debout et obtenons une vasodilatation des deux oreilles. Nous le remettons allongé et nous avons une vasoconstriction des deux oreilles. Nous le redressons et nous avons une vasodilatation des deux oreilles avec une zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche. Nous le remettons dans sa boîte ; il présente une vasodilatation totale des deux oreilles. Ces faits nous montrent l'importance de la position dans notre réflexe conditionnel. Nous ressortons le cobaye de sa boîte et faisons agir la lumière tournante ; nous avons une vasodilatation de l'oreille gauche avec zone de vasoconstriction. Nous recommençons la lumière tournante et obtenons le même résultat.
Il est à remarquer que, tandis qu'à la posture, nous avions un réflexe des deux oreilles, à la lumière tournante,
nous n'avons qu'un réflexe pour une oreille.
Le 18 février, avant l'expérience, nous avons une vasodilatation des deux oreilles, surtout marquée à gauche. Nous faisons marcher la lumière tournante sans modification. Nous mettons le cobaye horizontalement, et nous avons une vasoconstriction de deux oreilles. Nous le remettons debout et nous avons de fa vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir le chlorure d'éthyle et nous avons toujours de la vasodilatation des deux oreil-
les.
Le 19 février, avant l'expérience, le cobaye présente une vasoconstriction des deux oreilles. Nous le mettons debout, et nous avons une vasodilatation des deux oreilles. Nous le remettons allongé et nous avons une vasoconstriction des deux oreilles. On le remet debout et on a toujours de la vasoconstriction. Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons une vasodilatation de l'oraille gauche.
Le 21 février, avant l'expérience, allongé, nous avons une vasoconstriction des deux oreilles. Nous le remettons debout et nous avons une vasodilatation de l'oreille gauche seulement.
Le 22 février, avant l'expérience, le cobaye présente une vasoconstriction de l'oreille droite et une vasodilatation de l'oreille gauche. Ici, il semble que le seul fait de l'avoir transporté de sa cage au laboratoire et d’avoir entendu le bruit de la lumière tournante en action pour les autres cobayes, a suffit pour déclencher le réflexe conditionnel. Nous le mettons debout et nous observons une tendance à l’égalisation des deux oreilles qui augmente lorsque nous faisons agir la lumière tournante. ci, le réflexe. conditionnel tend à rétablir l'équilibre et à détruire sa propre action.
Le 23 février, il ne se produit rien tant que nous ne faisons pas agir le lumière tournante ; celle-ci mise en action entraine une vasoconstriction de l'oreille gauche avec iurgescence des vaisseaux. lei encore, nous avons un phénomène en sens opposé (vasoconstriction), avec un phénomène de même sens (turgescence des vaisseaux). Rappelons-nous que le ? février, le cobaye nous avait
donné, en le saisissant, une vasoconstriction des deux oreil-
Sn /1—
les ; que le q février, le cobaye nous avait donné, avec le chlorure d'éthyle, de la vasodilatation de l'oreille gauche, avec effacement des vaisseaux. Nous voyons que le réflexe conditionnel peut donner, non seulement des phases différentes du phénomène, mais encore la réaction opposée.
Le 24 février, en mettant le cobaye debout, nous avons une vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante ; nous avons toujours une vasodilatation des deux oreilles. Nous recommençons et nous avons toujours une vasodilatation des deux oreilles. [ci encore, nous avons diffusion du réflexe conditionnel aux deux oreilles.
Le 25 février, allongé, nous afons de la vasoconstriction des deux oreilles. Debout, de la vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante qui nous donne de la vasodilatation des deux oreilles avec zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche, cédant vite la place à de la vasodilatation généralisée. Nous recommençons et avons toujours de la vasodilatation généralisée.
Le 26 février, nous avons, avant l'expérience, de Ia vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière .tournante et nous avons de la vasodilatation des deux oreilles. Nous projetons du chlorure d'éthyle sur l'oreille gauche et obtenons de la vasoconstriction .sur les deux oreilles. Ici, Le réflexe conditionnel a transformé l'action du chlorure d'éthyle et a inversé celle-ci (vasoconstriction au lieu de vasodilatation).
Le 28 février, nous avons, avant l'expérience, de la
vasoconstriction des deux oreilles. Nous mettons l'ani-
mal debout, pas de changement. Nous faisons agir la
EDS
lumière tournante et obtenons de la vasodilatation des deux oreilles.
Le 1e mars avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction des deux oreilles. Nous mettons l'amimal debout et obtenons une légère vasodilatatation des deux oreilles surtout de la droite. Ici, le réflexe condilionnel est surtout. intense pour l'oreille sur laquelle nous
n'avons jamais projeté de chlorure d'éthyle.
Le 2 mars, nous avons, avant l'expérience, de la vasodilatation surtout marquée pour l'oreille gauche. Debout, nous obtenons une égale vasodilatation de l'oreille droite et de l'oreille gauche. Nous faisons agir la lumière tournante et nous obtenons une vasodilatation des deux oreil-
les, surtout marquée pour l'oreille droite.
Le 3 mars, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction des deux oreilles surtout marquée pour l'oreille droite. Debout, nous avons une légère vasodilatation des deux orëilles ; nous faisons agir la fumière tournante et nous avons une vasodilatation nette des deux oreilles, surtout marquée pour l'oreille gauche.
Le 4 mars, nous avons, avant l'expérience, une vasoconstriction des deux oreilles. En mettant l'animal debout, nous obtenons une légère vasodilatation des deux oreilles ; nous faisons agir la lumière tournante et nous obtenons une vasodilatation nette des deux oreilles, avec zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche,
Le 5 mars, avant l'expérience, nous avons une vasoconstriction des deux oreilles. En mettant l'animal debout, nous obtenons une légère vasodilatation ; avec la lumière tournante, nous obtenons de la vasodilatation nette des deux oreilles surtout marquée pour l'oreille gauche.
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-Le 7 mars, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction des deux oreilles, surtout de l'oreille gauche. Nous mettons l'animal debout et obtenons une “légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons de la vasodilatation nette des deux oreilles, plus intense pour l'oreille gauche.
Le 8 mars, nous avons, avant l'expérience, de la vasodilatation de l'oreille gauche seulement. Nous mettons l'animal debout et obtenons l'égalisation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et avons une vasodilatation des deux oreilles plus accentuée pour l'oreille gauche. ke
Les Q, 10 et 11 mars, nous avons, avant l'expérience, une vasoconstriction des deux oreilles, surtout marquée sur l'oreille droite. En mettant l'animal debout, nous obtenons une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons une vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons de nouveau agir la lumière tournante et obtenons une vasodilatation des
deux oreilles surtout intense sur l'oreille gauche.
Les 12 et 14 mars, avant l'expérience, nous avons une vasoconstriction des deux. oreilles. Nous mettons l'animal debout, elle diminue légèrement ; nous faisons agir la lumière tournante et nous obtenons une vasodilatation des deux oreilles surtout pour l'oreille gauche.
Le 16 mars, hvant l'expérience, nous avons une vasodilatation des deux oreilles ; nous mettons l'animal debout ; il ne se produit rien. Nous faisons agir la lumière tournante, il ne se produit rien. Cette fois-ci, le réflexe conditionnel ne s'est pas produit.
Le 17 mars, avant l'expérience, les oreilles sont nor-
males. Nous mettons l'animal debout, il ne se produit aucun changement. Nous faisons agir la lumière tournante et nous obtenons une vasodilatation surtout marquée sur l'oreille gauche.
Le 18 mars, avant l'expérience, nous avons une vasoconstriction des deux oreilles. Nous mettons l'animal debout, nous n'avons pas de changement: Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons une vasodilatation des deux oreilles avec zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche, cédant vite la place à de la vasodilatation.
Le 19 mars, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction -sur les deux oreilles ; nous mettons l'amimal debout, pas de changement. Nous faisons agir la lumière tournante, et obtenons une vasodilatation des deux oreilles avec zone de vasoconstriction sur l'oreille gauche, cédant vite la place à une zone de vasodilatation.
Le 21 mars, nous avons, avant l'expérience, une vasodilatation des deux oreilles ; nous mettons l'animal debout, il ne se produit pas de changement. Nous faisons agir la lumière tournante, il n°Y ‘a pas de changement.
Le 22 mars, avant l'expérience, l'animal présente de la vasoconstriction des deux oreilles ; debout, une légère vasodilatation. Nous faisons agir la lumière tournante, et avons de la vasodilatation surtout marquée pour l'oreille gauche.
Le 23 mars, avant l'expérience, nous avons de la vasodilatation des deux oreilles ; nous mettons l'animal debout, et obtenons une diminution de cette vasodilatation. Nous faisons marcher {a lumière tournante et constatons de la vasodilatation surtout marquée pour l'oreille gauche.
Le 26 mars, avant l'expérience, nous avons de la
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vasodilatation des deux oreilles ; en mettant l'animal debout, nous n'avons pas de changement. Nous faisons :
agir la lumière tournante sans obtenir de changement.
Le 28 mars, avant [J'expérrence, nous avons de Ja vasodilatation des deux oreilles ;: nous mettons l'animal debout et afons une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir fa fumière tournante et obtenons de la vasodilatation des deux oreilles surtout marquée pour l'oreille gauche.
Le 29 mars, avant l'expérience, les oreilles sont normales. Nous mettons [animal debout et n'avons pas de changement. Nous faisons agir fa lumière tournante et obtenons de {a vasodilatation surtout marquée sur l'oreille gauche. Nous remettons animal en cage et nous avons de a vasoconstriction des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et nous avons de la vasodilatation surtout marquée sur l'oreille gauche.
: Lei avrif, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction de l'oreille gauche ‘et de la vasodilatation de l'oreille droite. Cela doit être dû au fait qué l'animal a entendu, de sa boîte, fe bruit de la lumière tournante que nous cutilisions pour d'autres animaux. Nous faisons agir sur lui Îa fumière tournante et il présente une égale vasodilatation des deux oreilles. ci, la lumière tournante a eu un rôle purement inhibiteur en supprimant le réflexe.
Le > avril, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction des deux oreilles ; debout, nous avons une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante, nous avons de la vasodilatation surtout marquée pour l'oreille gauche.
Le! 4 avril, avant l'expérience, nous avons de la vasocon-
BAT) Dee
inction des deux oreilles, surtout marquée pour la droite. Nous mettons l'animal debout et n'avons pas de changement. Nous faisons agir fa lumière tournante sans chlorure d'éthyle et obtenons de la vasodilatation de l'oreille droite — Ici le réflexe a été surtout marqué pour l'oreille non soumise à l’excitant absolu.
Le 5 avril, avant l'expérience, nous avons de la vasoconstriction des deux oreilles surtout marquée pour l'oreille droite, Nous mettons l'animal debout et nous n'obtenons pas de changement.
Le 6 avril, avant l'expérience, nous avons de la vasodilatation de l'oreille gauche avec de la vasoconstriction de l'oreille droite. Nous faisons agir la lumière tournante
et obtenons de la vasodilatation des deux oreilles. (e
Le 7 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles. Nous mettons l'animal debout et obtenons une légère vasodilatation. Nous faisons agir la lumière tournante et nous avons de fa vaodilatation surtout marquée pour l'oreille gauche.
Les 9 et 11 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles. Nous mettons l'animal debout et obtenons une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et avons de la vasodilar taton surtout pour l'oreille droite.
Le 12 avril, avant l'expérience, vasodilatation des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et n'obtenons pas de changement.
Le 13 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et obtenons de la vasodilatation des deux oreilles avec zone
de vasoconstriction sur l'oreille gauche.
Le 14 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des
deux oreilles. Nous mettons l'animal debout et obtenons
une légère vasodilatation des deux oreilles. Nous lui faisons subir la lumière tournante et obtenons de la vasodilatation, plus forte sur l'oreille gauche.
Le 15 avril, avant l'expérience, nous avons de la vasodilatation bilatérale ; debout, nous n’obtenons pas de changement, mais avec la lumière tournante, la vasodilatation est plus forte sur l'oreille gauche.
Le 16 avril, avant l'expérience, nous avons de la vasodilatation des deux oreilles et avec la lumière tournante, nous nobtenons pas de changement.
Le 19 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles. Nous faisons agir la lumière tournante et n'obtenons pas de changement.
Le 20 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles : nous mettons le cobaye debout et nous
obtenons une légère vasodilatation qui s'intensifie avec
la lumière tournante, surtout pour l'oreille gauche.
Le 21 avril, avant l'expérience, vasodilatation des deux
oreilles. Avec la lumière tournante, nous avons une vaso-
dilatation plus forte pour l'oreille gauche.
Le 23 ayril, avant l'expérience, vasoconstriction des deux oreilles ; avec la lumière tournante, nous avons de la vasodilatation de l'oreille gauche. On recommence une deuxième fois la lumière tournante et nous obtenons de la vasodilatation des deux oreilles.
Le 25 avril avant l'expérience, légère vasodilatation, avec la lumière tournante vasodilatation surtout marquée sur l'oreille gauche.
Le 26 avril, avant l'expérience, vasoconstriction des
deux oreilles, debout, une légère vasodilatation. Avec la lumière tournante, nous avons en plus de la turgescence des vaisseaux. On arrête l'expérience.
Ces expériences nous montrent :
1 — qu'il existe des réflexes conditionnels aux troubles vasomoteurs.
>. — Que les réflexes conditionnels peuvent s'installer
rapidement puisqu'il a suffi de six séances. -
3. -—— Qu'on peut avoir des réflexes conditionnels tantôt dans le sens de l’action de l’excilant absolu (vasodilatation et turgescence des vaisseaux), tantôt en sens opposé (vasoconstriction et effacement des vaisseaux).
Que le réflexe conditionnel peut tendre à rétablir l'équilibre détruit par l'action de l'excitant absolu. En effet, dans un cas, nous avons vu la différence de vasodilatation des deux oreilles disparaitre avec celui-ci.
k. :— Que le réflexe conditionnel peut porter sur une étendue plus grande que celle de l'excitant absolu puisque le réflexe s'est produit à plusieurs reprises pour les deux oreilles.
Qu'il peut porter sur un territoire différent, vu qu'il nous est arrivé quil soit plus marqué pour l'oreille droite.
9. — Que les réflexes conditionnels sont inconstants et d'intensité variable.
6. — Qu'il peut y avoir dissociation entre les différents éléments de l'action de l'excitant absolu et que là réflexe conditionnel peut porter sur une partie de ceux-ci dans le même sens que l'excitant absolu et sur une autre partie en sens opposé. En effet : nous avons obtenu de la vaso-
dilatation -avec effacement des vaisseaux et de la vasoconstriction avec turgescence des vaisseaux.
7. — Qui y a polymorphisme dans le choix de l'excitant conditionnel — tantôt position, tantôt lumière,
Que l'action des différents facteurs de l’excitant conditionnel s'aditionne dans l'intensité du réflexe. En effet : nous avons eu une légère vasodilatation en tenant l'animal debout, donnant le réflexe conditionnel complet lorsque tous les éléments de l’excitant conditionnel étaient rassem: blés — position et lumière.
8 — Que le réflexe conditionnel peut avoir une action sur les phénomènes produits par l'excitant absolu luimême, étant donné que nous avons vu celui-ci entrainer une vasodilatation sans zone de vasoconstriction et dans d'autres cas entrainer de la vasoconstriction au lieu de la. vasodilatation. el