‹ Troubles Fonctionnels et Reflexes ConditionnelsChapitre 20 sur 49 · EXPÉRIENCES SUR LA COAGULATION SANGUINE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES SUR LA COAGULATION SANGUINE

Nous voulons rechercher s'il existe des réflexes conditionnels à la coagulation sanguine en utilisant le liquoïde comme excitant absolu.

Pour cela, nous prenons deux lapins : G et N. G étant soumis à l'excitant conditionnel, N étant gardé comme témoin.

G pèse 2 kg 600 et N 2 kg 900.

Nous injectons dans leur veine marginale de l'oreille: à G 2cm°r/2 de liquoïde, produit anticoagulant et à N 3cm5, ce qui, étant donné leurs poids respectifs, correspond à une même action physiologique, rendant le sang incoagulable pendant une heure. — De suite après l'injection, nous projetons sur G une lumière tournante produite par le même procédé que pour les expériences précédentes, pendant 15 minutes. Nous opérons ainsi à raison d'une fois par jour, les 22, 24, 26 février, les I, 3, 9, 8 et 10 mars.

Le 12 mars, nous faisons agir sur G la lumière tournante sans injection. Ensuite, nous prenons les temps de coagulation de nos deux lapins : N présente un temps de coagulation de 4 minutes, soit le temps normal, tandis que G présente un temps de coagulation de 1 minute, soit un temps quatre fois plus rapide que normalement et

d'autre part, le caillot ne se rétracte pas dans le tube de sang de G.

Le 15 février, nous réinjectons à N 3cm38 et à G 2 cm3 1/2. Nous faisons agir sur G la lumière tournante pendant 15 minutes. G meurt dans la soirée. A l'autopsie, le sang parait fluide dans les veines qui sont gorgées. Sous le plastron sternal, on trouve une vaste hémorragie! sous périostée. Les poumons présentent de multiples suffusions hémorragiques nettement délimitées les unes des autres. On note une suffusion hémorragique sur la thyroïde. La rate est volumineuse, surtout dans la région du pôle supérieur, et de coloration brunâtre. Les surrénales présentent un aspect macroscopiquement anormal, donnant Timpression de multiples petits infarctus. Les pièces sont mises au formol. — Après 24 heures, on pratique une section de la pointe du cœur permettant d'explorer les deux ventricules. On remarque que le ventricule gauche a sa cavité complètement obstruée par un volumineux trombus, qu'il s’agit bien d’une trombose et non d'une altération postmortem. Ceci semble résulter de l'examen de la section. La partie du caillot qui adhère à la paroi ventriculaire a un aspect gris jaunâtre, tandis que le reste a la teinte normale du sang coagulé. Ceci montre bien une organisation du caillot. (voir PI: :5)

En résumé, notre lapin présente des lésions hémorragiques et des infarctus disséminés un peu partout, dus à une variation brusque de fa coagulation sanguine.

Nous continuons les injections à N les 17 AUS mars, les », 4, 6 et 9 avril. Il se porte toujours bien, preuve que cest le réflexe conditionnel qui a entrainé la mort de G. |

Nous voyons donc que les réflexes conditionnels se sont produits dans un sens opposé : diminution du temps de coagulation, alors que le liquoïde, normalement, entraine une augmentation du temps de coagulation de deux heures pour les doses injectées.

D'autre part, le lapin G a présenté une variation brusque du temps de coagulation entrainant la mort, alors que N ne l'a pas présenté. 1! semble que le réflexe conditionnel ait accentué le déséquilibre dû au liquoïde.

Cette expérience nous montre d'autre part, que par réflexe conditionnel, on peut obtenir une variation du temps de coagulation. Elle nous montre aussi, avec la mort du lapin G que les réflexes conditionnels ont une action lésionnelle ou de renforcement lésionnel.

Vip SEPTIEME SERIE

EXPÉRIENCES A L’INSULINE

Nous nous proposons d'étudier s’il existe des réflexes à l’action hypoglycémiante et convulsivante de l'insuline.

Nous prenons deux lapins : B et G.

B pèse 4 kgs 110; G pèse 2 kgs 300.

Nous leur injectons à chacun rcm° d'iloglandol, soit 15 unités d'insuline. De suite après, nous leur faisons regarder une lumière tournante produite de la même façon que dans les expériences précédentes. Nous arrêtons la lumière tournante dès qu'apparaissent les convulsions hypoglycémiques et leur injectons une solution de sérum glucosé pour rétablir l'équilibre de la glycémie.

Les lapins sont préalablement attachés sur le dos. Comme ils ne commencent pas les convulsions en même temps, nous mettons un écran devant le lapin qui a commencé les convulsions le premier pour le protéger de la lumière tournante. G présente d’abord des convulsions des pattes, puis des convulsions généralisées. C'est à ce! moment que nous arrêtons la lumière tournante. B présente d'abord des convulsions des pattes et ensuite des secousses splanchniques, mais rarement des convulsions généralisées.

Nous commençons le 4 janvier. G présente des convulsions 14 minutes après l'injection et B seulement 22 minutes après.

Nous recommençons le 8 janvier. G présente des con-

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