‹ Troubles Fonctionnels et Reflexes ConditionnelsChapitre 24 sur 49 · EXPÉRIENCES A LA CICATRISATION · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES A LA CICATRISATION

. Nous nous proposons d'étudier l’action des réflexes conditionnels sur la cicatrisation.

Pour cela, nous prenons deux cobayes À et B et leur raclons la peau après les avoir anesthésiés par une injection de cocaïne. Nous faisons agir immédiatement après sur À la lumière tournante produite comme précédemment pendant 10 minutes et gardons B comme témoin, sans excitant conditionnel.

Nous commençons le 23 mars: ‘A présente après l'injection de cocaïne et le raclage, des claquements de dents et du tremblement convulsif dûs à l’action de la cocaïne. Nous faisons agir la lumière tournante pendant ro minutes pendant lesquelles il reste sans bouger. Au moment où nous l’arrêtons, nous constatons que À se trouve en état de catalepsie. Il reste en effet complètement immobile et garde n'importe quelle position qu'on lui donne, aussi baroque qu'elle soit. Toutefois, les réflexes sont conservés. B après le raclage et l’injection présente des claquements de dents et du tremblement convulsif, mais pas de catalepsie. Il est probable que dans l'état cataleptique observé chez A, il s’agit d’une susceptibilité provoquée par la cocaïne et renforcée par la fascination à la lumière.

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Le 24 mars, nous opérons de la même façon ; À et B

présentent la même attitude.

Le 25 mars, nous opérons de la même be À et B présentent la même attitude. La durée de la catalepsie de À est de {o minutes.

Lé:26 mars de même, la catalepsie de À est moins nette et seulement d'une durée de 20 minutes.

Le 28 mars nous opérons de même. La catalepsie de À est encore moins nette et d’une durée de 23 mi-

Le 29 mars, de même.

+ Le 30, le 31 mars, les 1er, 2 et 4 avril de même.

Le 5 avril, nous cessons de leur racler la peau et faisons seulement agir la lumière tournante sur A; la catalepsie de A est presque nulle. Il s'est formé une croûte pour À et B. |

De même les 6, 7, 8, 9, 11 et 12 avril.

LePr5 avril se deux cobayes sont cicatrisés, leur croûte est tombée pendant la nuit. La cicatrice de B est plus lisse et plus rose que celle de A. Les poils n'ont pas encore repoussé pour les deux cobayes. Nous faisons toujours agir la lumière tournante pour A qui ne présente plus de catalepsie.

Les 14, 15, 16, 19, 20, 21, 22 et 25 avril, nous continuons de même. Le 26 et le 27 avril, A présente des cliquements de dents. 1! s’agit là d'un réflexe conditionnel à l'action de la cocaïne sur À comme au début.

Le 28 avril, nous continuons l’excitant conditionnel

pour A, mais il ne présente plus de claquements de dents ni de catalepsie.

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__ De même les 29 avril, les 2, 3, 4, 5,6, 7, 9, 10, 11, ASSIS, 14, 195 et 17 mai.

Le 22 mai, la cicatrice de A a complètement disparu, les poils ont repoussé. Chez B, la cicatrice est encore très visible et les poils n’ont pas repoussé.

Ces expériences nous montrent que les réflexes conditionnels ont une action qualitative sur la cicatrisation.

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