NEUVIEME SERIE
EXPÉRIENCES A L’ANAPHYLAXIE
BELIN à démontré que l’anaphylaxie est transmissible de la mère à l'enfant. Nous nous proposons de sensibiliser à l'hémostyl une cobaye gravide de la soumettre à l'action des réflexes conditionnels et de voir ce qui s'ensuivra chez les petits.
Nous prenons pour cela deux cobayes femelles gravides : A et B. Nous leur injectons à chacune 1 cm3 d'hémostyl. De suite après l'opération, nous mettons A sous l’action d’une lumière tournante produite comme dans les expériences précédentes, B étant gardée comme témoin. Nous commençons de 22 mars. Nous faisons leur injection à A et à B et faisons agir sur À la lumière tournante pendant 10 minutes. À et B présentent du tremblement convulsif et des claquements de dents sous l’action de l’hémostyl.
Nous recommençons les 23, 24, 25, 26, 28, 29, 30 et 31 mars et le 1er avril.
Le 2 avril, À met bas À petits: 3 vivants et 1 mort. Nous appelerons les trois vivants: Ar, A2 et A3 et le mort A4. Le 4 avril, B met bas 4 pétits vivants: Br, B2, B3, B4.
Le 11 avril nous faisons subir le lumière tournante à A, Ar et A2 pendant 10 minutes. A, Ar et A2 pré-
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sentent du tremblement. A cherche ses deux petits absents A3 et A4.
Le 12 avril nous recommençons de même. Mêmes tremblements. |
Le 13, nous faisons agir la lumière tournante, sans injection d'Hémostyl sur À Ar et A2. Pas de tremblements. De même les jours suivants : 14, 15, 16, 19,
LD
Q 21, 22,-29,.55 et 204
Le 27 avril nous injectons 1 cm3 d'hémostyl à A, B, Ar, et A3, Br et B2. Nous faisons subir ensuite à A et à Ar la lumière tournante. À et Ar présentent des claquements ‘de dents 10 minutes après l'injection. A3, Br et B2, 30 minutes après l'injection. Ici, il semblerait que le réflexe conditionnel ait accéléré l’anaphylaæie. Il est à noter que À cherche ses petits absents ainsi que B.
Le 28, nous opérons de même. À et Ar présentent des démangeaisons. Ici, il semble que les seuls cobayes soumis au réflexe conditionnel aient réagi ; ce qui montrerait que le réflexe conditionnel a renforcé l’anaphylarie.
Le 12 mai, mort de At. L'autopsie pratiquée montre un épanchement péritonéal.
Le 175 mai, mort de A2 et A3. Il est à remarquer que les { petits de À ont été moins résistants que ceux de B qui n'avait pas été soumise à lexcitant conditionnel et d'autre part que Ar qui a été soumis à l’excitant conditionnel a été moins résistant que ses frères. A2 et A3 meurent le même jour. A2 n'a pas reçu d' HémostyLl mais a été soumis à Péxcitant conditionnel.
Le 24 mai, nous injectons à À et à B 1 cm3 d'hémostyl et nous félins agir. sur À fa fumière tournante pendant 10 minutes. À présente des tremblements convulsifs, des
ad
là à
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claquements de dents, des démangeaisons (elle se gratte) et de l'abattement qu débute avec le début de la lumière tournante. B ne commence à présenter du tremblement, du claquement de dents, du prurit, que 15 minutes après l'injection. Fci, il est très net que les accidents anaph ylactiques ont élé avancés par le réflexe conditionnel et ont apparu en même temps que l'excitant conditionnel. A et B cherchent leurs petits. e
Le 25 mai, A est soumise à {a fumière tournante, sans injection. Pendant la durée de la lumière tournante, elle présente du prurit (elle se gratte), des tremblements, et cherche ses petits que ces derniers jours elle semblait avoir oubliés. Elle court en criant. Quand on la remet dans sa cage elle refuse de manger au lieu de se pr écipiter
sur sa salade comme les jours précédents.
gs
- Nous voyons qu’il existe un réflexe conditionnel
l'anaphylazie.
Le 27 mai, nous faisons une injection d'hémostyl à
À et à B. Nous faisons ensuite agir la lumière tournante
pour À qui commence à se gratter, à trembler, à claquer
des dents et à chercher ses petits dès que commence la lumière tournante. B, 30 minutes après l'injection, présente les mêmes réactions (prurit, tremblement ct
claquement de dents), mais plus faibles que celles de À.
Nous voyons que l'excitant conditionnel a transformé
‘chez À, l’action de l'excitant absou qu s'est produit plus
rapidement.
Le 28 mai, nous faisons la même injection à À et B
Let faisons agir la lumière tournante pour A. La réaction anaphylactique de A et B est presque nulle.
Le rer juin, À, entendant le bruit de la lumière tour-
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nante qui fonctionne pour une expérience sur des lapins. présente du prurit, des claquements de dents et cherche ses petits. Nous faisons ensuite leur injection à À et B et faisons agir la lumière iournante pour À qui présente immédiatement du prurit et du tremblement. B présente
10 minutes après du prurit, mais pas de tremblement.
Le 2 juin, nous faisons subir la lumière tournante à A qu présente du prurit, du tremblement, puis tombe en convulsions, présente des signes d’asphyxie et meurt avant que nous ayons fini de faire agir la lumière tournante. À l'autopsie, nous ne trouvons pas de lésions appréciables. B et ses petits sont toujours vivants.
Ces expériences nous prouvent :
1. — Qu'il existe des réflexes conditionnels à l’anaphylaxie. À a présenté en effet des accidents anaphylactiques par la seule action de la lumière tournante.
2. — Que le réflexe conditionnel porte non seulement sur l'action de l'excitant absolu, mais aussi sur le com-
plexe psychoaffectif qui l'accompagne. En effet, A cherche ses petits. |