‹ Troubles Fonctionnels et Reflexes ConditionnelsChapitre 27 sur 49 · DIXIEME SERIE · texte numérisé non relu

DIXIEME SERIE

EXPÉRIENCES A L’'HISTAMINE

Premières Expériences

Nous voulons étudier l'action des réflexes conditionnels à l’histamine. î

Nous savons en effet, d'après les Moins de Barukx, de Joxé et Mile Srmox, que l'histamine entraine de la catatonie. D'autre part, pour Paces, la catatonie pourrait être en rapport avec des lésions de dégénérescence muqueuse des centres nerveux. Nous voulons donc faire agir l'histamine sur un lapin soumis à un excitant conditionnel et voir si, par la suite, l'excitant conditionnel à lu seul, provoquera la catatonie ét augmentera la dégénérescence muqueuse produite par l'histamine. Pour cela, nous prenons deux lapins à peu près de même poids et de même race. L'un d'eux sera soumis à l’excitant conditionnel, l’autre servira de témoin. Ils recevront tous deux les mêmes doses d’'histamine. Nous nous proposons d'attendre la production de la catatonie pour ensuite les tuer et en faire l'autopsie afin de nous rendre compte s1 la dégénérescence muqueuse du lapin soumis au réflexe conditionnel est plus forte que celle du lapin témoin.

Pour cette expérience, nous prenons deux lapins : A et B auxquels nous injectons 1/2 cm? d’'Imido Roche, ce qui équivaut à 1/2 mmgr. d'histamine. De suite après l'injection, nous faisons agir la lumière tournante, produite de la même façon que ‘dans les expériences

AR: Dal

précédentes, sur À seulement pendant 10 minutes. B servira de témoin.

Nous commençons le 24 janvier. Nous faisons la première injection à 10 h. 9 m. Ensuite, nous faisons agir sur À la lumière tournante pendant 10 minutes. À 11 heures 10 m. B mange tranquillement tandis que A se repose dans un coin. À 2 heures 20 m. les deux lapins ont un comportement normal. À 3 h. 5o m. de même. À 4 h. 30 m., même attitude. À 6 h. /o m. À reste tranquille. dans un coin, B broute tranquillement

de l'herbe.

Le 25 janvier, à Q heures 30 minutes rien à signaler. À 10 h. 30 m. À reste tranquille dans un coin, ne s'enfuit pas si on l'approche ou si on le touche. B reste calme. À 10 h. 5o m. À reste dans un coin, mais se défend si on veut l’attraper. B est le même que précédemment. À 3 h. 30 m. A et B paraissent normaux, puis se blottissent dans un coin.

Le 26 janvier, à Q h. 50 m. A et B ont un comportement normal. À 6 h. 15 m. A et B ont un comportement normal.

Le 27 janvier, à 10 h. 18 m. nous leur injectons 1/2 cm d'imido Roche et faisons agir sur À la lumière tournante pendant 10 minutes. À 11 h. 25 m. À et B se sauvent quand on les approche. A 2 h. 50 m. A et B paraissent normaux. À 4 h. 0 m. B présente un comportement normal, A reste blotti dans un coin et se sauve si on essaye de l’attraper. À 5 h. 10 m. pour B pas de changement ; A reste blotti dans un coin et paraît terrifié.

Le 28 janvier, à 10 h. 45 m. À et B ont un compor--

OU Re

tement normal. À 4 heures 20 m. B a un comportement normal ; À reste blotti dans un coin.

Le 29 janvier, à 9 h. 45 m. nous leur faisons leur injection à tous deux et à A la lumière tournante. A 10 h. 50 m. À et B paraissent normaux. À 4 h. {a m. A et B paraissent normaux, À reste blotti dans un coin suivant son habitude (il doit probablement avoir peur

de B).

Le 31 janvier, à 9 jh. 30 m. A et B paraissent normaux. À oh. 55 m. nous leur faisons leur injection et la lumière tournante pour A. À 5 heures, A et B paraissent normaux. À ne reste pas blotti dans un coin.

Le rer février à g h. 30 m.,- À et B paraissenÿ normaux. A 10 h. 20 m. nous ne leur faisons pas d'injection mais faisons subir à À la lumière tournante pendant 10 minutes. À 10 heures 30 m., À reste immobile, présente de la tendance à garder les attitudes ; & semble qu'il y ait là un réflexe conditionnel à la tendance catatonisante de l'histamine. Il est curieux de constater que les premiers signes de catatonie ont apparu avec le réflexe conditionnel et non avec l’action de l’histamine. Nous verrons plus loin quelle interprétation on peut déduire de ce phénomène. À 11 h. 25 m. A et B paraissent normaux. À 5 h. 30 m. A et B paraissent normaux.

Le 2 Février, à 9 h. 45 m. A et B présentent ur comportement normal et se promènent tranquillement. À 10 h. 2 m., nous leur faisons leur injection, puis la lumière tournante sur À pendant 10 minutes. À 10 heures 12 m. À présente une atütude cataleptique de courte durée avec conservation des attitudes de .courte durée.

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fixité de position. B ne présente pas de fixité de position. pas de conservation des attitudes. À 5 h. 20 m. A et R paraissent normaux.

’Le 3 février, à 10 h. 25 m. nous faisons agir sur A la lumière tournante pendant 10 minutes. Il présente une conservation des attitudes de courte durée. À 4 h, 45 m. A et B paraissent normaux, mais ne bouge guère.

Le 4 février, à g heures 28 m. nous faisons leur injections à À et B. Ils sont normaux avant l'injection. A subit ro minutes la lumière tournante. À 9 h. 38 m. A présente une attitude figée avec conservation des attitudes et reste sans bouger. On peut lui mettre, les pattes sur la tête, il les y laisse. B, par contre, a un comportement tout-à-fait normal. À 11 h. 25 m. A et B ne bougent guère. À 2 h. 50 m., rien à signaler.

Le 5 février, à 10 heures 35 m. A et B paraissent normaux, Nous faisons subir à A la lumière tournante pendant 10 minutes. À 10 h. 45 m., A présente une tendance à la conservation des attitudes moins nette que la veille. À 11 h. 10 m., À et B paraissent normaux. À 3 heures, À et B paraissent normaux.

Le 7 février, à g h. 55 m. injection pour A et B. lumière tournante pour A. A 10 heures 5 m., À a tendance à conserver les attitudes. B est normal. A JHh./ 10, AE B paraissent normaux.

Le 8 février, nous faisons subir la lumière tournante à À à 10 h. 35 m. À 10: heures 45 m. il présente une atlitude cataleptique avec conservation des attitudes. A 1 heure 30 m., À et B paraissent normaux. À 4 heure

45 m., B est en train de brouter ; A est figé dans un coin et ne mange pas.

Le Q février, à 10 heures, injection à À et B et lumière tournante pour À. A 10 heures 10 m., À et B paraissent normaux, n'ont pas de conservation d’attitudes et ne restent pas immobiles. À 6 h. 30 m.,'rien à signaler.

Le 10 février, à 9 heures 50 m. B parait normal. A est immobile, a tendance à conserver les attitudes. Nous lui faisons ensuite la lumière tournante pendant 10 min. A ro heures, nous notons chez A une tendance à conserver les attitudes moins nette qu'avant la lumière tournante et disparaissant rapidement. Il est probable qu'il s’agit là d'un réflexe conditionnel au transport de A dans le laboratoire. T'antôt le réflexe conditionnel porte sur l'excitant conditionnel, tantôt sur les circonstances qui l'ont précédé lorsque celles-ci se sont répétées les mêmes à plusieurs reprises. — A se met peu après à courir et se sauve quand on l'approche. À 4 heures, B parait normal. À court se terrer dans un coin dès qu'on

l'approche.

Le 11 février, à 10 heures 5 m. À et B paraissent normaux. Nous faisons subir à A la lumière tournante pendant 10 minutes; pendant la séance, À s'approche de la lampe comme pour la brouter. Après la séance, il n'a pas de conservation des attitudes, mais va dans tous les sens. À ro heures 55 m., B parait normal ; A est blotti dans un coin, se sauve quand on l'approche et se cogne la tête contre le mur. A 2 heures, pour B, rien à signaler ; À est figé dans un coin. À 5 heures, pour B, rien à signaler ; A est figé dans un com.

Le 12 février, à 10 heures 45 m. A et B paraissent

PR ne

normaux. Nous faisons subir à A la lumière tournante pendant 10 minutes. A 10 heures 55 m. À et B paraissent normaux.

Le 14 février, à 10 heures 42 m. À et B paraissent normaux. Nous leur faisons à tous les deux leur injection. Nous. faisons subir à À la lumière tournante pendant 10 minutes. À 10 heures 52 m. B reste normal mais A est immobile et conserve les attitudes qu'on lui donne. À 4 heures 25 m. À est immobile dans un coin, mais

a une attitude normale. Pour B, rien à signaler.

Le 15 février, à 10 heures 20 m. A parait nommal. On lui fait la lumière tournante pendant 10 minutes. À 10 heures 30 m., rien à signaler, à 4 h. 45 m. B paraît normal, À reste figé dans un coin.

Le 16 février, À et B paraissent normaux. Nous leur faisons leur injection et faisons subir à A la lumière tournante pendant 10 minutes. A 10 heures 4o m. B paraît normal ; À a une attitude figée, mais pas de conservation des attitudes. À 10 heures 50 m. À présente une tendance à conserver les attitudes par intermittence. A° 4 heures 4o m. B est normal, A est ‘figé dans un coin suivant son habitude.

Le 17 février, à 10 heures 45 m. nous faisons subir à À la lumière tournante pendant 10 minutes: Il prend une attitude figée, mais n'a pas de conservation des attitudes. À 11 heures 30 m. B est normal et {A est figé

Le 18 février, à 10 heures 55m. À et B sont normaux. Nous leur injectons 1 cm® d'imodo Roche au lieu d’1 fa comme d'habitude. Nous faisons subir à A la lumière tournante 10 minutes. A 11 heures 15 m. À et B

paraissent normaux. À /{ heures 45 m. B est normal.

A est figé dans un coin et se sauve en bondissant quand on approche.

Le 19 février, à 10 heures 30 m. À parait nommal, mais craintif ; nous lui faisons subir la lumière tournante, il paraît toujours normal, mais craintif. A 11 heures 30 m. À et B sont normaux. À 5 heures, A et B' sont normaux.

Le 21 février, à 10 heures 4o m. A et B paraissent

normaux. Nous leur injections 1 em d'imido Roche ; nous faisons subir à À la lumière tournante pendant

.10 minutes. À 10 heures 50 m. A présente de la cata-

lepsie avec conservation des attitudes de courte durée. A et B balancent la tête comme des ânes. À {4 heures 30 m. À et B courent se terrer dans un coin dès qu'on approche.

Le 22 février, à 11 heures 25 m. A paraît nommal A 5 heures, À et B présentent une attatude normale.

Le 23 février, à 9 heures 45 m. À et B paraissent normaux. Nous faisons subir à A la lumière tournante 10 minutes et nous les tuons par piqûre bulbaire.

Nous voyons que À a présenté l'attitude de la catatonie avec phases de conservation des attitudes, phases d'isolement dans un coin, phases de terreur ; il a eu des gestes discordanis (vouloir brouter la lampe — balancer la tête comme un âne). Quant à B, il a présenté une attitude qui à très peu changé.

À l'autopsie, nous trouvons une légère dégénérescence

du cerveau de B, une dégénérescence plus prononcée et plus diffuse de A avec une tumeur (épithélioma choroï-

DE

dien). Etant donné cette tumeur, nous allons recommencer ces expériences.

Il est assez malaisé de comparer la dégénéreScence muqueuse des cerveaux de À et de B car suivant l'endroit de la préparation on trouve plus de dégénérescence chez J'un ou chez l’autre. Dans l’ensemble elle paraît plus prononcée chez A.

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Deuxièmes Expériences à l'histamine

Nous recommençons sur deux lapins G et N à peu près de même poids et ayant une attitude normale avant le début de l'expérience. Nous leur injectons à tous deux 1/2 cm® d'imido Roche, correspondant à 1/2 mmgr. d'histamine, et nous faisons subir de suite après à G la lumière tournante pendant ro minutes. Nous gardons N comme témoin.

Le 27 avril, à 11 heures G et N sont totalement normaux et bien portants. Ils ne présentent aucune plaie. À 4 heures 45 m. de même.

Le 28 avril, à 10 heures, de même. À 10 heures 45, nous leur faisons leur injection, et nous faisons subir à G la lumière tournante. G et N ne présentent pas de changement. A 11 heures 30 m., rien à signaler. A 3 heures, G et N se blottissent dans un coin dès qu'on entre dans la pièce. À 4 heures 45 m., rien à signaler.

Le 2 mai, nous leur faisons leur injection à 10 heures et la lumière tournante à G. Rien à signaler.

Le 4 imaï, à 10 heures, nous leur faisons une injection d’1/4 de mmgr. et faisons agir la lumière tournante. A 5 heures, rien à signaler.

Le 6 mai, nous leur injectons encore 1/2 mmgr. à 10 heures et faisons subir la lumière tournante à G. Rien à signaler. À 5 heures, nous faisons subir à G la lumière tournante, sans injection. Après, G reste immobile et présente une légère tendance à conserver les attitudes. Ici aussi, les premiers signes de caiatonie ont débuté avec l’excitant conditionnel.

Le 7 mai, nous leur faisons leur injection d'1/2 mmgr.

Le MO

à ro heures et faisons subir la lumière tournante à G. Get présentent une attitude normale. A 5 heures, nous faisons subir la lumière tournante à G sans injection. G a ensuite tendance à l'immobilité et à garder les attitudes. Le 9 mai, à 10 heures, nous faisons subir la lumière tournante à G et ne faisons pas d'injection. Après cela G présente ‘une légère tendance à l'immobilité et à garder les attitudes. À 5 heures, nous injectons à G et N 1/2 mmgr. et faisons agir pour G la lumière tournante. Tous deux paraissent normaux. Ils rentrent tout seuls dans la boîte qui a servi à les transporter.

Le 10 mai, à 10 heures, nous leur faisons leur injection et la lumière tournante pour G. N parait normal. G présente une tuméfaction indurée dans la partie postérieure du dos. À 5 Hheures, nous faisons agir la lumière tournante sur G qui reste bloiti dans un coin, parait terrifié, se sauve quand on l'approche. Pour N pas de changement. G et N rentrent seuls dans la boite qui a servi à les transporter.

Le 11 mai, à 10 heures, nous leur injectons 1/4 de mmger. et faisons agir la lumière tournante pour G: G parait terrilié, N normal. G et N rentrent seuls dans la boîte. À 5 heures, nous faisons subir la lumière tournante à G:; G et N ont le même comportement.

Le 12 mai, à 10 heures, nous faisons une injection d'1/2 cm? à Get N et faisons agir la lumière tournante pour G; G paraît terrilié, nous avons toutes les peines du monde à l'attraper pour lui faire son injection. Sa tumeur paraît avoir augmenté et envahir les. plans voisins. N parait normal, mais se sauve quand on veut l'attraper. G et N rentrent seuls dans la boîte. À 5 heures, nous

PACE E ÉRERUURE

EP

faisons agir la lumière tournante sur G ; G et N gardent

la même attitude.

Le 13 mai, à 10 heures, nous leur injectons 1/2 em et faisons agir la lumière tournante sur G. G et N se sauvent au moment de les attraper. Ils ont une lègère tendance à la catalepsie ; la tumeur de G s'ulcère et

“paraît s'infecter. G et N retournent seuls à la boite.

À 5 heures, nous faisons subir à G la lumière tournante. G et N ont le même comportement.

Le 16 mai, à 10 heures, quand nous arrivons, G est blotti dans un coin. G ét N se sauvent en bondissant quand nous voulons les attraper, sautent par-dessus leur cage. Nous leur faisons une injection d’r/2 cm3, faisons subir à G la lumière tournante. Il présente une tendance à la catalepsie. G et N rentrent seuls dans leur boîte. A 5 heures G est blotti dans un coin, se sauve en

- bondissant quand on veut l’attraper. Nous lui faisons

‘subir la lumière tournante : il secoue les oreilles comme si elles avaient des puces, roule les Yeux et les mâchoires, puis rentre dans sa boite.

Le 17 mai à 10 heures, nous leur faisons leur injection et faisons subir l’excitant conditionnel à G. N se sauve

“en faisant des bonds quand on l'approche. G est blotti

dans un coin, puis se sauve en faisant de formidables bonds quand on l'approche. Pendant la lumière tournante,

= il reste calme, il veut mordre le cordon de la lampe.

Après l'expérience, ils rentrent tous les deux seuls dans

leur boîte. À r heure, nous faisons subir à G la lumière

tournante ; G et N ont le même comportement.

Le 18 mai, à io heures, nous leur faisons leur injection et la lumière tournante pour G. Pas de changement.

À 5 heures, nous faisons subir à G la lumière tournante. Pas de changement.

Le r9 mai, à 10 heures, nous leur faisons leur imjection à tous deux et faisons subir la lumière tournante à G. Pas de changement.

Le 20 Mai, àiro heures, nous leur faisons leur injection et faisons subir la lumière tournante à G. Pas de changement. À 5 heures, nous faisons subir la lumière tournante à G. On est obligé de l'aider à rentrer dans sa boîte parce qu'il est trop fatigué. Sa tumeur est complètement ulcérée et se détache en lambeaux.

Le 21 mai, à To heures, nous leur faisons leur injection et faisons subir la lumière tournante à G. Pas de changement. À 5 heures, nous faisons subir la lumière tournante à G. Pas de changement.

Le 22 mai, à 10 heures, nous leur faisons leur injection et faisons subir la lumière tournante à G puis, nous les tuons tous les deux par piqûre bulbaire.

Nous voyons que G «& présenté l'attitude de la catatonie avec phases de conservation des attitudes, phases d'isole-: ment, phases de terreur ; il a eu des gestes discordants — vouloir manger le fil de la lampe, secouer les oreilles comme si élles avaient des puces, êt une crise épileptiforme : roulement des yeux et des mâchoires. — N a présenté. une catatonie beaucoup moins nette, ce qui prouve que le réflexe conditionnel renforce la catatonie. D'autre part, celle-ci a débuté avec le réflexe conditionnel.

À l'examen anatomopathologique, la dégénérescence muqueuse de G parait plus forte et plus diffuse (voir PI. II

et P. IT) La tumeur de G a un type inflammatoire et parait avoir été due à une infection.

Il est assez malaisé de comparer la dégénérescence des 2 cerveaux. Suivant le siège de la préparation la dégénérescence prédomine chez l’un ou chez l’autre. Toutefois il semble que dans l’ensemble il y a plus de dégénérescence chez G que chez N.

Troisième Expérience à l'histamine

Nous recommençons avec quatre lapins : deux lapins témoins : R et M, sur lesquels nous ne faisons pas agir la lumière tournante et deux lapins: R' et M soumis à l’excitant conditionnel. R et R’ sont frères jumeaux, identiques et de même poids; nous les différencions par une marque à la peinture. M et M’ sont eux aussi deux frères jumeaux identiques de même poids. Nous les différencions ae .nême.

Nous injectons à nos quatre lapins 1/2 cm3 d'Imido Roche équivalent à 1/2 mmgr d'histamine et nous faisons subir à M’ et R’ ro minutes de lumière tournante. Nous commençons le 13 mai à 10 heures leur première injection. Ils sont totalement normaux.

Nous recommençons le 1/4 mai à 10 heures. Ils sont totalement normaux.

Le 17 mai, à 10 heures, ils sont totalement normaux. À

-5 heures, R° et M’ subissent une deuxième séance de lumière tournante. Îls paraissent après légèrement cataleptiques avee tendance à la conservation des attitudes. Ils gardent une patte sur la tête. R’ conserve les attitudes plus longtemps. Dans leur.cage, ils redeviennent normaux. Nous voyons qu'ici aussi, la calatonie a débuté avec le réflexe conditionnel.

Le 17 et le 18 mA, à 10 heures, nous leur faisons une injection et faisons subir la lumière tournante à R° et M’. Tous les quatre présentent une tendance légère à

garder les attitudes et à l'immobilité, surtout R’. Dans leur cage, ils paraissent normaux et mangent de bon

appétit. À 1 heure, nous faisons subir à M et R’ la lumière tournante 10 minutes. Ils présentent une tendance légèra à garder les attitudes et à l’immobilité, surtout R’.

Le 18 maï, à …o heures, nous leur faisons leur injection et faisons subir à R’ et M’ la lumière tournante. Ils présentent tous les quatre une tendance à l’immobilité et à garder les attitudes. Si on leur met la patte sur la tête, ils la laissent un certain temps. Dans la cageils ont un comportement normal, ils mangent de bon appétit et ne restent pas figés. À 1 heure, nous faisons subir à R’ et M’ la lumière tournante, ils conservent la même attitude.

Le 19 mail, à 10 heures, nous leur faisons leur injection à tous les quatre et la lumière tournante pour R’ et M’. Ils présentent toujours une légère tendance à garder les attitudes. À 5 heures, nous faisons subir la lumière tournante à R’ et M’. Pas de changement.

Le 20 mai, à 10 heures, même opération que d'ordinaire, injection et lumière tournente. Même attitude. A 6 heures, lumière tournante pour R’ et M’. Même attitude. ; :

Le 21 mai, à 10 heures, injection pour les quatre et lumière tournante pour R' et M’. Même comportement. A 6 heures, lumière tournante pour R' et M’. Même

É comportement.

Les 23 et 24 mai, à 10 heures, injections et lumière tournante pour R° et M’. À 5 heures, lumière tournante pour R’ et M’. Même comportement.

Les 25 et 27 mai, à 10 heures, injection et lumière tournante pour les lapins soumis à l’excitant conditionnel. A 5 heures, lumière tournante pour R’ et M’.

Le 28 mai, nous faisons toujours leurs injections à R, M, R' et M’ et iumière tournante pour R° et M. À 5 heures, lumière tournante pour R’ et M’. Ils restent immobiles en dehors de l'expérience.

Le 30 mai, à 10 heures, nous leur faisons leur injection et pour R’ et M’, nous faisons agir la lumière tournante. Ils présentent tous quatre un peu de tendance à conserver les attitudes, et une très légère immobilité. À 5 heures, R’ et M’ subissent l’excitant conditionnel ; ils présentent après une immobilité nette avec conservation des attitudes.

Le 1er juin, à ‘lo heures, nous injectons 1 mgr d'histamine à R, M, R’ et M’. Ils présentent tous quatre de la catalepsie avec conservation des attitudes et immobilité. À 5 heures, lumière tournante pour R’ et M’. Même comportement.

Le 2 juin à ro heures, même traitement que le rer juin ; même réponse. A 6 heures, lumière tournante pour FR’ et M’. Même attitude.

Les 3 et 4 juin, à ro heures, injection à R, M, R' et M' et lumière tournante pour R’ et M’; catalepsie plus faible.

Le 6 juin à ro heures, même traitement que d'habitude ; même réaction. R’ veut brouter le fil de la lampe. A 5 heures, lumière tournante pour R' et M’; même comportement. — Nous arrêtons les injections, pour renforcer la différence entre R° et M’ et R'et M.

Les 7, 8, 9, 10 juin, nous faisons seulement l’excitant conditionnel pour R’ et M’. Même comportement.

Nous voyons que R' M’ R et M ont présenté de la

catatonie, avec accès de catalepsie et gestes discordants pour R° (vouloir brouter le fil de la lampe).

Nous voyons que le réflexe conditionnel a renforcé la catatonie.

Nous ve ultérieurement les résultats des constatations anatomiques. En effet, nous avons cru devoir pousser l'expérience en vue d'établir d’une façon plus rigoureuse un point qui ne ressort pas assez nettement de nos précédentes expériences à l'histamine. Notre technique antérieure nous a révélé le renforcement manifeste de la catatonie expérimentale sous l’action de l’excitant conditionnel, mais la comparaison des lésions de dégénérescence muqueuse fait ressortir, entre les diverses préparations des différences assez peu accusées pour nous

interdire des conclusions fermes. Nous espérons, en pro-

longeant longtemps l'expérience après la suspension de l’excitant absolu, pouvoir élucider cette question du paral-

- lélisme ou du non parallélisme des lésions mucocitaires et

du comportement catatonique.

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