ONZIEME SERIE EXPÉRIENCES A LA TUBERCULINE
Nous nous proposons d'étudier l'action des réflexes conditionnels à l’action de la tuberculine sur un animal sain.
Nous prenons deux lapins identiques de même poids, d'une même couleur, d’une même portée, en bonne santé. Nous leur faisons une injection de 1 cm de tuberculine mère au 1/100 diluée au 1/100.
Nous les appellerons À et B. Nous faisons subir, immédiatement après l'injection à B la lumière tournante pendant 10 minutes et nous gardons À comme témoin.
Nous débutons le 14 mai. Nous leur faisons leur injection à 10 heures et ensuite mettons en action la lumière tournante pour B. À et B paraissent complètement
norImaux.
Le 16 mai, à 10 heures de même. Même attitude de A et de B. A 5 heures nous faisons agir la lumière tournante
sur B pendant 10 minutes. B présente de la catalepsie
avec immobilité, tendance à la conservation des attitudes, garde une patte sur la tête. À parait normal.
Le 17 mai, nous leur faisons leur injection à 10 heures et faisons subir la lumière tournante à B pendant 10 minutes. B présente une légère catalepsie avec tendance à l’immobilité et à la conservation des attitudes. À parait normal. À 1 heure, nous faisons subir à B la lumière tournante pendant 10 minutes. Même attitude des deux
lapins. Dans leur cage, ils paraissent tous les deux normaux.
Le 18 ‘mai, à o heures, nous leur faisons leur injection et faisons agir sur B la lumière tournante pendant 10 minutes. B présente une légère catalepsie avec tendance à l'immobilité et à la conservation des attitudes. A paraît normal. À 1 heure, nous faisons agir la lumière tournante sur B pendant 10 minutes. A et B gardent la même attitude. Dans leur cage, ils paraissent normaux.
Le 19 mai, à 10 heures, avant l'injection, À parait normal, B présente une légère tendance à conserver les attitudes. Nous leur faisons leur injection et faisons agir la lumière tournante sur B, qui, pendant les 10 minutes que dure la lumière tournante, reste immobile sans bouger. À 6 heures, nous faisons agir la lumière tournante sur B. Il reste immobile pendant la durée de celle-ci, il présente avant et après, une légère tendance à la catalepsie. Quand on le remet dans sa cage, il redevient normal.
Le 20 mai, à 10 heures, avant l'injection, À et B présentent une légère tendance à la catalepsie ; ils restent immobiles sur la table, conservent un certain temps les attitudes qu'on leur donne. Nous leur faisons leur injection et faisons subir à B la lumière tournante pendant: 10 minutes{; il reste sans bouger pendant la durée de celle-ci. Après l'expérience, À et B conservent le même comportement. À 5 ‘heures, nous faisons subir la lumière tournante à B. Il présente, avant et après une légère catalepsie et pendant, de. l’immobilité. Quand on le remet dans sa cage, il redevient normal.
Le 21 mai, à 10 heures, avant l'expérience, dans leur cage, À et B paraissent normaux. Sur la table, ils
présentent une légère catalepsie. Nous leur faisons leur injechon, et faisons subir à B la lumière tournante pendant 10 minutes. Pendant la durée de celle-ci, B reste immobile. Après l'expérience A et B présentent une légère catalepsie. Quand nous les ramenons dans leur cage, ils redeviennent normaux et mangent de bon appétit. À 6 heures, nous faisons subir à B la lumière tournante pendant 10 minutes. Durant ce temps, il reste immobile ; après, 1l présente une légère catalepsie. À garde le même comportement. Le 23 mai, même opération et même résultat dans les attitudes des lapins. L'après-midi, nous faisons agir le réflexe conditionnel à 5 heures au lieu de 6. Même comportement.
Le 24 de même.
Le 25 mai, à 11 heures, dans leur cage, A parait immobile, se laisse attraper sans s'enfuir, B de même. Nous les amenons sur la table où ils présentent une légère catalepsie, plus marquée que les jours précédents, surtout pour B. Nous leur faisons leur injection et faisons subir la lumière tournante à B qui reste immobile et figé pendant la durée de celle-ci. Après l'expérience, même comportement qu'avant. A 5 heures nous faisons la lumière tournante à B. Même comportement.
Le 27 mai, même technique et même comportement.
Le 28 mai, à 10 heures, injection pour À et B et lumière tournante pour B. H reste immobile en dehors de l'expérience. À 5 heures, lumière tournante pour B. Même attitude.
Le 30 mai, à 10 heures, injection pour À et B et
lumière tournante pour B. Ils ne présentent ni immobilité,
ni conservation des attitudes. À 5 heures, lumière tour-
nante pour B qui présente une immobilité nette avec conservation des attitudes.
Les 1 et 2 juin, injection pour À ei B et lumière tournante pour B. Les deux lapins présentent de l'immobilité avec conservation des attitudes.
Le 3 juin, même traitement que la veille, mais catalepsie moins nette.
Le 4 juin à 10 heures, injection pour À et B et lumière tournante pour B. Même comportement des deux lapins. À 5 heures, B subit la lumière tournante et se
. précipite en essayant de brouter la lampe.
Le 6 juin, même traitement que la veille, même résultat. '
Le 7 juin, nous supprimons les injections pour aug-
- menter la différence entre À et B. Nous faisons subir la lumière tournante à B qui présente de l’immobilité et de la conservation des attitudes.
Le 8 juin, même traitement, même résultat. Le pouls de B avant l’expérience est de 100, après de 130.
B, a maigri et pèse 1 kg 600 au lieu de 1 kg goo qu'il pesait au début.
Le 9 juin, même traitement. B présente de la catalepsie. Après l'expérience, son pouls est à 200, il a de leropes talmie, surtout de l'œil droit. FRE
Nous voyons que l'injection de tuberculine entraine de l'hyperthyroïdie. (Pour FrommeL, en effet, la tuberculine entraine de l’hyperthyroïdie — pour Morioka et VacismiTA de l'hyperthyroïdie qui disparaît en continuant les injections). B à eu des signes d’hyperthyroïdie, (tachycardie, exophtalmie, amaigrissement).
Nous voyons que l’action de la tuberculine entraine
de la catatonie. À et B ont en effet présenté des accès de catalepsie. B a eu des attitudes discordantes (vouloir brouter la lampe).
Nous voyons que % réflexe conditionnel a exagéré la catatonie. Celle de B a été en effet plus forte.
Nous nous excusons de ne pouvoir encore donner les résultats de l'examen anatomopathologique pour les mêmes raisons que nous avons invoquées pour la troisième expérience à. l'histamine.