INTERPRÉTATION SYNTHÉTIQUE DE NOS RÉSULTATS
L'exposé de nos expériences a peut-être paru fastidieux du fait de la façon détaillée dont nous les avons rapportées, chronométrées au jour le jour et aussi de leur longue durée. Mais, si nous nous sommes comporté ainsi, c'est que nous avons constaté des faits anormaux et avons tenu à rapporter nos expériences avec les moin-. dres détails et à les prolonger le plus de temps possible, afin d'étudier les phénomènes anormaux que nous avions -observés. |
Nous avons pu faire des constatations, relatives à l'influence des réflexes conditionnels considérés en soi, que nous étudierons d’abord. Quelques particularités constatées nous ont amené ensuite à aborder le difficile ét délicat problème de la causalité biologique.
Enfin, nous aborderons les considérations d'ordre pratique relatives à l'interprétation, que l'on peut faire grâce à ces constafations, de certains faits de la clinique et, les conclusions thérapeutiques que l'on peut en tirer.
Afin de bien montrer les différences entre nos constatations et celles de Pavzov et ses élèves, nous avons cru devoir rappeler ici certaines constatations faites par ceux-ci relatives au comportement des réflexes conditionnels.
D'abord, en ce qui concerne le choix des excitants, Paviov et son école avaient constaté que le réflexe conditionnel s'installait d'autant plus rapidement et d’autant plus facilement que l’excitant absolu avait une importance plus grande dans la vie courante de l'animal. Le réflexe conditionnel s'installer d'autant plus facilement
que l’excitant conditionnel portera sur un sens ayant de
l'importance dans la vie de l'animal. Mais, lorsque l'excitant conditionnel a plus d'importance vitale que l'excitant absolu; le réflexe ne se produira pas (chez le chien, une
excitation conditionnelle portant sur l'os ne provoquera pas
de réflexe conditionnel à cause de l'importance d’une
lésion osseuse qui peut empêcher l'animal de courir après sa nourriture).
Pavrov et ses élèves avaient également constaté que
pour un excitant conditionnel donné, l'animal répondait au début aux excitants voisins (par exemple sof de tonalité voisine), puis en répétant l’excitant conditionnel avec l'excitant absolu, l’excitant conditionnel se précisait (le chien ne répondait plus qu'au son lui-même sans répondre au son de tonalité voisine). Pavrov désigna ce phénomène du nom de « concentration ».
Mais certains incidents pouvaient diminuer cette concen-
tration. Ainsi la concentration et la spécificité du réflexe conditionnel ne sont toujours que relatives. «
Après avoir rappelé ces quelques constatations de PavLov et ses élèves, nous allons maintenant résumer les consta-
tations que nous avons faites au cours ne nos expériences
personnelles.