‹ Troubles locomoteurs consécutifs aux plaies de guerreChapitre 37 sur 95 · CICATRICES. LÉSIONS ET TROUBLES MUSCULAIRES · texte numérisé non relu

CICATRICES. LÉSIONS ET TROUBLES MUSCULAIRES

I 1. — Cicatrices

Une cicatrice gène le jeu d’une articulation par deux mécanismes : ou bien elle adhère à un muscle, dont elle trouble la contraction; ou bien elle forme par elle-même une bride fibreuse plus ou moins profonde, dure, rétractile, qui arrête à un moment donné le mouvement.

L’adhérence, parfois peu étendue et peu profonde, à un corps charnu musculaire, se complique la plupart du temps d’atrophie avec sclérose de ce muscle ; mais souvent de façon peu importante, en sorte que la gêne mécanique est le fait dominant. Cette adhérence est facile à reconnaître, par la dépression de la cicatrice lorsque le muscle se contracte. Pour les muscles à fonction délicate, pour ceux de l’avant-bras en particulier,' l’excision suivie de réunion immédiate est indiquée, et'donne de très bons résultats.

L’autre cas est celui où, après destruction des parties molles, variable en étendue et profondeur, il se constitue une cicatrice volumineuse et dure. C’est ce que nous voyons très souvent en chirurgie civile à la suite des brûlures, lorsque sont détruits la peau et le plan sous-cutané au cou, à la, paroi antérieure de faisselle, aux plis de flexion du coude, de la hanche, du genou, des doigts. En un sens, le mouvera.ent est libre ; mais dans l’autre sens il est arrêté par la bride cicatricielle, dont la rétraction imprime au membre une attitude en déviation plus ou moins vicieuse. Il convient alors d’appliquer le traitement par excision et autoplastie, en particulier selon la méthode italienne, et les résultats sont souvent remarqua-

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