‹ Troubles nerveux d'origine hépatiqueChapitre 20 sur 53 · RES · texte numérisé non relu

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intacte. En réalité, malgré l'apparence, X... n'avait pas été sous le coup d’une paralysie générale légitime.

L'alcoolisme pouvait-il être responsable de l'affection du foie, en même temps que du syndrome nerveux. Mais l'alcoolisme n’a Jamais créé un ensemble symptomatique analogue à celui qu'on retrouvait chez X... D'autre part, les phénomènes nerveux s’accentuaient, alors que le malade ne se livrait plus à son intoxication habituelle ets'aggravaient parallèlement à la maladie du foie. £

Reste une hypothèse qui mérite d’être défendue. Ne s'est-il point agi de troubles nerveux d'ordre toxique imputables, dans l'espèce, à l'affection hépatique ? C'est qu'en effet, les phénomènes nerveux faisaient des progrès, en même temps que la maladie du foie suivait son évolution. D'autre part, étudiés en eux-mêmes les symptômes observés constituaient un ensemble particulier, qui mérite une interprétation propre. Les troubles nerveux d'ordre hépatique commencent à être connus.

On pourrait donc dire si l’on veut qu'il s’agit ici d'une pseudoparalysie générale (puisque certains symptômes pouvaient faire penser à cette affection) d’origine hépatique.

Quant au rôle de l’alcoolisme, il ne saurait être méconnu dans le cas présent. Il à sa part dans la produ‘tion des phénomènes. Il a suffi pour créer une prédisposition du système nerveux et de ce fait un centre d'appel pour la localisation de la toxhémie.

Cette observation est fort intéressante, puisque par leur groupement les phénomènes affectent ici l'apparence d’une affection nerveuse autochtone. Nous ne nous permettrons qu’une objection, c’est qu’elle manque du contrôle anatomique.

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