‹ Troubles nerveux d'origine hépatiqueChapitre 24 sur 53 · EAST RE · texte numérisé non relu

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gouttelettes de graisse. Dans quelques points, # ou 5 cellules dégénérées, par suite de la rupture de leurs parois, ont formé par leur réunion une nappe graisseuse unique à ce niveau rendant difficile à reconnaitre la stucture du foie. Ces lésions sont diffuses, légèrement plus accentuées dans la partie centrale du lobule.

Le résultat de l'examen est qu'il s’ag't d’un processus grave. Cette impression est en rapport avec l'examen comparatif de foies de diphtérie. Dans la diphtérie, l'auteur à noté fréquemment l'existence de taches blanches du foie infectieux d'Hanot avec dégénérescence graisseuse. Deux fois seulement sur 14 cas, la dégénérescence était aussi marquée que dans le cas étudié.Or il s'agissait d’infestion grave et dans les 2 cas se sont présentés des phénomènes convulsifs.

On note en plus dans le foie de Gravantiune légère dégénérescence hyaline dans la membrane adventice de quelques rameaux portes et sus-hépatiques.Le tissu conjonclif péri-acineux est plutôt abondant mais c'est là un caractère du foie infantile, et surtout du foie provenant de sujets rachiliques.

L'examen des pièces fixées à l'alcool absolu et traitées par la méthode de Gram et de Lôffler est négatif, au point de vue bactériologique.

L'examen histologique des reins n’a montré aucune lésion importante : ni dégénération graisseuse, ni tuméfaction trouble de l’épithélium, des tubes contournés ou des glomérules. Pas de cylindres ni de détritus sanglants dans l'intérieur des tubes, pas de coagula albumineux dans la cavité de la capsule, aucun -processus interstitiel ancien ou récent.

La deuxième observation est relative à une enfant de 7 ans, rachitique, chez qui on pratique, sous chloroforme, l’ostéotomie tibiale et l’ostéoclasie. Trois jours après, elle fut prise de violentes convulsions toniques et classiques et tomba dans le coma. À l'autopsie on trouva le foie petit, d’un poids inférieur au poids minimum pour cet âge : 325 grammes au lieu de 349 grammes minimum, 859 grammes maximum d’après Birch-Hirchfeld. Il présentait une dégénérescence’ graisseuse diffuse à tout le parenchyme.

L'auteur, après discussion de l'observation, conclut que l'éclampsie est en rapport avec l'altération du foie. Il est pos-

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sible que l’intoxication légère consécutive à l'administration du chloroforme et passagère d'habitude, se développant sur un foie, précédemment altéré du fait de rachitisme, ait amené rapidement la dégénérescence graisseuse.

Une objection pourrait être faite, à laquelle l'auteur répord : Birch-Hirchfeld et Frerichs, dans le chapitre de la dégénérescence graisseuse du foie, affirment que l'infiltration graisseuse nexerce pas d'influence sur l'organisme. Mais en général l'unique critérium clinique est l'hyperthrophie de l'organe.

Or les-cas les plus graves sont ceux où la métamorphose graisseuse s associe à l’atrophie ou l’hypertrophie de l'organe. Les foies gras hypertrophiés sont des cas de simple infiltration graisseuse, la stéatose jointe à l’atrophie est due à la dégénérescence, c'est-à-dire à la nécrobiose, avec tendance à la fusion des cellules.Nous partageons cette distinction entre foies hypertrophiés et atrophiés.

Dans un travail sur une forme d’hépatite infectieuse subaiguë primitive (1), nous disions nous-même : « En général les formes hypertrophiques représentent des cas cliniquement plus favorables que les formes atrophiques. »

Il faut tenir compte, d'autre part, de ce fait qu’ «il semble d'une façon générale que le pouvoir fonctionnel du foie des enfants soit médiocre (2) ».

OBSERVATION XIV. (In Mya, Loc cit.)

Rachitisme. Ostéotomie et ostéoclasie sous chloroforme. Eclampsie. Dégénérescence graisseuse du foie.

Mazzarini 1..., âgée de 7 ans, présente des altérations rachitiques du squelette. Thorax, membres supérieurs et inférieurs, colonne vertébrale, màchoire inférieure offrent des déformations très

(1) Léopocn Lévi. Arch. gén. de méd., mars et avril 1894.

(2) Haxor. Congrès de méd. Bordeaux, p. 133. — Giovanni. Della cirrosi epatici nei bambini, Rif. med., 1892, n° 151-2-3, a attiré l’attention sur la prédisposition des enfants à habitus scrofuleux et lymphatique à contracter une forme spéciale d’altération hépatique, qui à beaucoup de points de contact avec la cirrhose.

notables. A la mâchoire inférieure n'existent que les deux incisives médianes ; les courbes tibiales et fémorales sont si prononcées que l'enfant ne peut marcher. Le poids est de 11 kil. 98°.

Pas de particularité des organes intra-thoraciques. Ils sont compris dans un espace si étroit qu'il en résulte une difficulté mécanique dans leur jeu.

Le foie n’est pas sensible à la palpation, il paraît normal à la percussion. Pas de tumeur de la rate, Urines et fèces normales.

L'enfant se nourrit, est vive, n’a aucun trouble du côté du tube gastro-intestinal.

On lui pratique, sous chloroforme, l'ostéotomie tibiale d'un côté, l'ostéoclasie de l'autre.

Elle ne présente à la suite d'autre phénomène particulier que ceux qui suivent la chloroformisation.

Tout se passe régulièrement sauf que le soir même de l'opération, la température rectale s'élève à 389,6 ; puis inopinément {rois jours après surviennent le soir de violentes convulsions toniques et classiques d'une durée de quelques minutes ; puis elle tombe dans le coma. La respiration est superficielle, comparable à un râle trachéal, Malgré le traitement excitant (injections hypodemiques de caféine et de camphre), mort le lendemain.

Dans la journée qui suivit la chloroformisation et pendant la période éclamptique, présence de traces évidentes d’albumine dans les urines, absente auparavant.

A l’autopsie, pas de particularités à l'examen du cœur, des poumons, du système nerveux central. Des altérations plus évidentes se voient au niveau du foie, petit, avec un poids inférieur au poids normal minimum pour cet âge : 325 grammes (suivant Birch- Hirchfeld le foie normal minimum à 7 ans est : 349 grammes, le maximum 850 grammes), il est blanc clair avec un pointillé roussâtre, il est flasque. Les reins n'offrent pas à relever macroscopiquement de lésion. Tout est régulier du côté des membres opérés.

A l'examen microscopique du rein on trouve un léger degré de tuméfaction trouble des épithéliums des tubes contournés, de 4er et 2 ordre, et des branches ascendantes de Henle.

L'organe le plus gravement atteint est le foie qui présente une dégénérescence graisseuse diffuse à tout le parenchyme.

À côté de l’éclampsie chez les enfants, on pourrait se poser la question du rôle du foie dans l’éclampsie des femmes

note

enceintes. C’est qu'en effet, aussi bien dans l'éclampsie sans ictère que dans l’éclampsie avec ictère, les altérations du foie sont considérables (1).

Mais l’éclampsie est encore ignorée au point de vue pathogénique, les lésions du rein sont d’ailleurs si importantes dans cette affection, qu insister sur ce chapitre nous semblerait sortir de notre question.

Plus que dans ces cas, ne pourrait-on attirer l'attention sur ces faits d'éclampsie scarlatineuse chez les enfants où, comme le fait remarquer Withla (2), on ne constate pas post-mortem, traces de lésions dans les reins ni le cerveau, et où le foie est trouvé très hypertrophié.

L'absence de toute lésion du rein dans des cas analogues, m'a été confirmée dans une communication orale, par mon excellent maître M. le D' Gombault.

IL. Zpilepsie. — Henry Day (3) rapporte un cas très intéressant d'épilepsie, qu'il attribue à la congestion hépatique.

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