‹ Troubles nerveux d'origine hépatiqueChapitre 27 sur 53 · C0) S RE · texte numérisé non relu

C0) S RE

Les phénomènes abdominaux persistèrent et même augmentèrent.

Le malade quitta l'hôpital Andral le 3 août. Le diagnostic porté sur la pancarte fut : ramollissement cérébral. L'attention avait été attirée d'autre part sur les phénomènes hépatiques.

Il entre le 20 août 1895, dans le service du D' Hanot.

Eltai actuel. — Le malade est amaigri.Il a commencé à maigrir en novembre 1894. Il était obèse auparavant. On trouve encore les traces d’un double menton.

L'appareil pulmonaire ne présente pas de modification appréciable. Le cœur est petit. Sa matité est de :

1 centimètres horizontalement.

8 centimètres verticalement.

10 centimètres obliquement.

Le second bruit est claqué à la base. Les artères sont de dureté moyenne.

La langue est rouge, humide. Il n'existe pas de constipation. La limite supérieure de matité hépatique correspond au 3° espace intercostal. Le foie ne déborde pas le rebord des fausses côtes. Il est petit.

L’abdomen mesure 88 centimètres de circonférence en expiration. Pas d’ascite.

Il existe une douleur sourde, continue dans la région ombilicale. L'urine ne contient ni sucre, ni albumine; mais elle renferme de l’urobiline en quantité variable. L'épreuve de la glycosurie alimentaire a été négative.

T. 37°,5 hier soir, 36,8 ce matin.

Le 20 septembre. Etat stationnaire. Le malade a l'intelligence très nette. Il n’a pas eu le moindre délire, il n’a pas commis la moindre insanité depuis son entrée à l'hôpital. Il reste presque constamment couché, très tranquille, est au régime lacté. Il n'existe pas de tremblement appréciable.

L’abdomen est toujours météorisé sans ascite. Nouvelle épreuve de glycosurie alimentaire qui est négative.

T. 37°,2 hier soir, 36°,9 ce matin.

Le 21. Légères démangeaisons hier soir et cette nuit,

Le 23, Douleurs abdominales pendant la Journée d'hier. Prurit généralisé, sauf aux mains, au cou, à la tête, qui trouble le sommeil du malade.

Le 10 octobre. L'abdomen mesure à la hauteur de l’ombilic 95 centimètres 1/2. Sur la ligne mamelonnaire, là matité du foie est de 6 centimètres. Démangeaisons persistent. Pas d’ascite certaine.

PART ee

T. 3%,2 hier soir, 37°,4 ce matin.

Le 144. Le malade a éprouvé l’avant-dernière nuit des douleurs vives dans le flanc gauche, irradiant en haut dans la partie latérale gauche du thorax et dans le dos, en bas, dans laine et la cuisse gauche, Le décubitus latéral gauche était impossible. Aujourd'hui la douleur est localisée à la pression dans la partie la plus déclive du flanc gauche, entre l'épine iliaque et le bord inférieur des côtes. Douleur spontanée, sourde, dans laine gauche et le bas ventre. Le malade urine peu et descend de son lit pour uriner. Il existe 27 respirations à la minute et de la dyspnée.

T. 37, hier soir, 360,5 ce malin.

Le 21. 100 centimètres de circonférence abdominale. 21 respirations à la minute. Les douleurs persistent surtout dans le flanc gauche. T. 360,6 hier soir, 36°,4 ce matin.

Le 9 novembre. On pratique une ponction abdominale, qui retire 10 litres 150 grammes d’un liquide jaune citrin de consistance limpide, de consistance 1.015.

T, 36°,6 matin et soir.

Le 15. Apparaissent des phénomènes de tremblement décrits.

Il existe en même temps de la rétention d'urine. ;

En outre, on constate des phénomènes cérébraux portant sur la mémoire et sur la parole qui est lente.

Le 19. Le malade se trouve très fatigué, plus que les autres jours. Je suis faible par tout le corps, dit-il, je me trouve anéanti. On le trouve endormi chaque fois qu’on s'approche de son lit.

Sa mémoire est lente, il cherche ses mots. Il se rappelle dans quel département il est né, mais il a oublié le mois de son entrée à l'hôpital, le mois où nous nous (rouvons. Il ne sait pas le jour de la semaine. Sa parole est lente ; certains mots de la phrase sont incompréhensibles, certaines phrases restent inachevées.

L'aspect extérieur du malade montre un certain état d'amaigrissement. Ses joues se creusent.

Les pupilles réagissent à la lumière et à l'accommodation.

Les réflexes rotuliens sont normaux.

Sur le front on remarque de petites dilatations veineuses rosées. Au centre de cette zone de petites veinules dilatées, on trouve une petite saillie de la grosseur d’une lentille, disparaissant par la pression, mais reparaissant aussitôt (Lélangiectasie).

Le tremblement persiste dans les mains étendues.

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