AU
tion des mouvements. La cause disparaissant, disparaît et le délire et le tremblement.
Dans sa deuxième apparition, le tremblement coincida avec de la rétention d'urine. Mais le fait que la première fois, il n'existait pas de rétention d'urine suffit pour éliminer toute relation entre ces deux symptômes qui ont une cause commune.
Le 15 novembre. Hier Soir, à notre contre-visite Îé malade 4 attiré notre attention sur un tremblement des mains qui né s’accompagnait ni de frisson, ni d'élévation de température (376).
Depuis son entrée à l'hôpital, ce tremblement n'avait jamais élé constaté ni par nous ni par lé malade.
En même temps existe de la rétention d'urine. Le cäthétérisme rétire 500 grammes d'urine ne contenant pas d’albumine,mais üne forte quantité d’urobiline. ;
Ce matin, le tremblement est étudié de plus près.
Lorsqu'on fait poser les déux mains à plat sur le plan dü lit, on constate que la main droite ne présente aucun mouvement lorsque le malade la laisse dans une immobilité absolue, mais aussitôt qu'il Jui imprime le plus léger mouvement,elle commence à s’agiter d’un tremblement léger, peu accentué, sans oscillations latérales. Le tremblement léger de la main se produit dans le sens vertical et antéro-postérieur. C’est une sorte de reptation sur place. Les mouvements sont surtout marqués au niveau du poignet et des dernières phalanges. Ils persistent quelques secondes.
Lesmêmes phénomènes se produisent au niveau de la main gauche. Parfois, dans cette position, le tremblement se localise à l'index.
Quand on fait étendre les deux mains, il existe d’abord une phase courte — de quelques secondes — de repos. Puis les deux mains sont animées de mouvements se faisant d'une facon plus ou moins synchrone, au niveau des doigts de chaque main, et caractérisés surtout par des mouvements de flexion des premières phalanges sur les métacarpiens.
Le plus souvent ils s'exécutent d’une façon variée au niveau de chaque main et de chaque doigt.
Ces mouvements s'accompagnent de fatigue, de telle façon que le malade a hâte de reposer ses mains sur son lit. Ils sont de moyenne intensité. [ls persistent tant que les mains gardent la position ten-
due et s’exagèrent de plus en plus comme intensité et comme rapidité. Ils passent de la main au membre tout entier.
Les mouvements ne sont pas continus mais sontpourvus d’un certain rythme, qui leur fait affecter une certaine ressemblance avec le tremblement de la chorée ryhtmée.
Les mouvements persistent dans les membres, même les mains étant fermées.
Le malade porte facilement, mais lentement un verre à la bouche et c'est seulement lorsque le verre est appliqué sur les lèvres que les mouvements réapparaissent.
Le fait même de tenir le verre, dans la main appuyée, suffit pour provoquer les oscillations qui se font dans le sens latéral.
Il existe, en outre,des phénomènes cérébraux portant sur la mémoire, et sur la parole qui est lente.
Réflexes rotuliens conservés.
Le (6. Les différents mouvements dans les diverses positions des mains se sont beaucoup accentués.
Le 22. Le tremblement signalé les jours précédents a presque disparu.