AVANT-PROPOS
Cette thèse est le résultat naturel de mon internat médical.
En 1893, je fus l’interne du D’ Barth, ce maître en clinique, qui m'apprit à étudier chaque cas avec autant de souci du diagnostic à faire que de la thérapeutique utile à établir, et de l'interprétation à rechercher. J’observai alors un coma transitoire au cours d’une affection hépatique, sans complication rénale, chez une malade suivie pendant plusieurs mois. L'observation curieuse à plus d’un titre, fut présentée à la Société anatomique. Elle faisait entrevoir tout un ensemble de troubles nerveux d’origine hépatique.
M. le professeur Raymond m'accueillit ensuite dans son service. Dans ce milieu si fertile de la Salpêtrière, où clinique et anatomie pathologique trouvent pour se satisfaire les conditions les plus favorables, sous la direction d’un chef qui prodigue sa science aimable, qui attire par le charme de ses leçons et attache par la richesse de ses connaissances et la sûreté de ses vues, je commençai quelques recherches sur l’histologie pathologique du cerveau et
CE Er décrivis la lésion de certains comas : l’œdème cérébral histologique.
C'est alors que je devins l’interne de M. Hanot. Pour la troisième fois j'étais son élève (stagiaire au début de mes études, externe en 1889). Je pouvais apprécier de nouveau les qualités d'enseignement et l'imagination si féconde du clinicien, qui a créé tant de types morbides en pathologie hépatique, du penseur qui étudie avec prédilection les lois d'évolution et de progression des maladies, etdonne des leçons si suggestives de philosophie clinique. Dans son service, je trouvai une collection aussi variée qu'instructive d’affections du foie, mise à ma disposition, et je pus consacrer une étude à l’hépato-toxhémie.
C'est à ces trois chefs que je dois la plus grande part de mon instruction : M. Barth m'a appris les modalités de la clinique; M. le professeur Raymond m'a enseigné la pathologie nerveuse et mentale, avec les lois générales qui se dégagent si nettement des affections nerveuses ; M. Hanot m'a fait comprendre la maladie, et m'a montré la pathologie hépatique dans ses formes si variées, dans ses créations nouvelles.
Il m'est doux de les réunir dans un souvenir de reconnaissance ineffaçable.
Je n’ai garde d'oublier tous les maîtres (médecins, chirurgiens, accoucheurs) chez qui j'ai eu la bonne fortune de passer une partie de ma vie hospitalière :
M. le D° Marchand, dont je fus l’interne et dont j'ai apprécié le sens chirurgical, la sûreté de diagnostic, l'habileté opératoire, MM. Tuffier, Bazy.
Mes chefs d’externat : M. Merklen qui reste pour moi le modèle de la sagesse et de la droiture médicales. M. le professeur Richet, MM. Campenon, Picqué, Kirmisson.
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M. Landrieux, M. Delpeuch, M. Bar, D'° Florand et Thiroloix.
Je tiens à adresser des remerciements particuliers à M. Gombault, qui m'initia à l'anatomie pathologique, et dont j'ai souvent mis à profit les si précieux conseils, à M. Roux dont je fus l’élève à l’Institut Pasteur.
Je remercie les chefs et collègues qui,par quelque document mis gracieusement à ma disposition ont contribué à la démonstration de l’hépato-toxhémie : M. le professeur Hayem, MM. Gaucher, Letulle, Roger, Siredey, Walther, Gallois, mes collègues : Sam. Lévy, Claude, Sergent, Bonnet, Garnier, Venot, L. Z. Kahn. —M.Cherbétian, externe des hôpitaux. |
J’apprécie enfin l'honneur que me fait M. le professeur Raymond en acceptant la présidence de cette thèse.