‹ Troubles nerveux du typhus exanthématiqueChapitre 14 sur 18 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Is... Jung..., dix-huit ans.

Entré à l’hôpital Sant-Spiridon, le 25 août 1917. Entre avec des phénomènes nerveux très accentués. Malade depuis trois jours. Début par frisson violent, à ce que nous dit la famille. S’est plaint

immédiatement de céphalée, a eu quelques vomisse-

ments. Depuis il est tombé progressivement dans le’

coma. Quand on nous l'amène.

A l’examen, ne répond à aucune question posée. Les membres supérieurs sont en flexion, les membres inférieurs de même. Le ventre est dur. On sent très nettement les contractions fibrillaires des muscles, en prenant les membres à pleines mains. Hyperesthésie de la peau très marquée. Pas de taches. Cœur rapide à 120. Respiration soufflante. Rate perçue. Par cathétérisme, on obtient quelques centimètres cubes d’une urine foncée très riche en albumime. La ponction lombaire donne 10 centimètres cubes d’un liquide clair sous une pression assez forte.

Le soir, la température a encore augmenté, Elle est à 4095. La contracture persiste. Les réflexes sont exagérés surtout du côté droit, clonus de la rotule, trépidation épileptoïde du pied. Babinski très en extension.

Le 26, apparition des taches lenticulaires. Le signe de la ventouse est très net.

On fait des Imjections massives d’huile camphrée, alternée avec de la caféine, le cœur étant très irréoulier.

Le 1° septembre. — Le malade à contracté des escarres sacrées qui évoluent rapidement. L'état de contraction persiste. Le cœur est irrégulier. Les poumons présentent de nombreux ràles aux bases.

Le 3 septembre. — Chute brusque de la température qui tombe au-dessous de la moyenne. Débâcle urinaire. La peau perd son caractère de. sécheresse :

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