‹ Troubles oculaires de la malariaChapitre 3 sur 16 · MONSIEUR LE PROFESSEUR DIEULAFOY · texte numérisé non relu

MONSIEUR LE PROFESSEUR DIEULAFOY

La plus grande part des praticiens ignorent complètement qu’il existe ou qu’il a été signalé des troubles oculaires dans la malaria. Et de fait, ces manifestations ou complications du paludisme sont connues depuis fort peu de temps, et les traités classiques de pathologie les passent entièrement sous silence. Elles n’en existent pas moins, ainsi qu’il sera aisé de s’en convaincre par la longue énumération de travaux que nous avons pu recueillir sur ce sujet.

C’est dans le service de M. le professeur Trabut, à rhôpital de Mustapha, que nous avons pu relever nos premières observations. Nous avions été frappé de l’apparition de troubles visuels intermittents chez un paludéen ; soupçonnant avec notre maître une manifestation malarienne, nous fîmes quelques recherches bibliographiques, et nous ne tardâmes pas à découvrir un certain nombre d’observations semblables à la nôtre. Dans la suite nous eûmes l’occasion de rencontrer d’autres cas de troubles oculaires succédant à des accès de fièvre, soit à l’hôpital pendant

notre internat, soit pendant notre séjour à Tizi-Ouzou et Maison-Carrée.

Nous sommes heureux de remercier aujourd’hui, M. le professeur Trabut, de la bienveillance qu’il nous a témoignée pendant les quatre ans que nous avons été son préparateur, et de l’empressement avec lequel il nous a permis d’utiliser les cas que nous avions observés dans «es salles.

•Il nous reste encore un devoir à remplir, celui d’exprimer toute notre gratitude et notre profond •respect à nos premiers maîtres de l’Ecole d’Alger, et •plus particulièrement à M. le professeur Texier, notre sympathique directeur, à MM. les professeurs Oros, Bruch, Soubé et Moreau, à qui nous devons une grande partie de notre instruction médicale et qui na nous ont jamais ménagé la bienveillance, ni les conseils.

M. le professeur Gémy s’est complu à nous initier avec une affabilité toute particulière aux difficultés de la dermatologie; nous tenons à le remercier des marques de sympathie qu’il nous a prodiguées.

Nous remercions aussi MM. les docteurs Gaussanel et A. Cochez de la bonté et de l’intérêt qu’ils n’ont cessé de nous témoigner jusqu’à ce jour, ainsi que M. le docteur Germaix (d’Algerj, qui a eu l’obligeance de nous confier une précieuse observation relative à notre travail.

Un mot affectueux à notre excellent ami le docteur Léon Cochez, avec qui nous avons pas.sé de longues

heures de travail en commun, pendant notre séjour à Paris.

Nous prions M. le professeur Dieulafoy, qui a bien voulu nous faire l’honneur d’accepter la présidence de notre thèse, d’agréer l’hommage de notre reconnaissance.

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