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a Ne LR depuis 20 ans ; les Premiers symptômes du goître exophtalmique sont seulement survenus il
ÿY a trois ans.
Si l'on établit une compar
aison entre la marche des troubles psychiques et celle de la maladie de Basedow, on constate que la lypémanie, après avoir alternatives d'amélioration et d'aggr ans, s'est attenuée au
présenté des avation pendant 17
moment où le goître s’installa :
au contraire lorsque celui-ci s’améliora à son tour, la lÿpémanie reparut avec une vive intensité. Joffroy admit que la malade était atteinte de deux affections différentes existant simultanément, la mélancolie et le goître exophtalmique.
La conclusion qui s'impose dans ces cas est la suivante : il n'y a entre la folie et la maladie de Basedow aucun rapport de cause à effet.
Mais n'y a-t-il aucune relation entre les deux maladies ? En d’autres termes, le goître exophtalmique n’atil pas influé sur la marche de la psychose ? Chez la malade de Joffroy, les symptômes de la lypémanie, S’atténuèrent lorsque le goître exophtalmique apparut. Chez une malade de Mairet, à partir du moment où le goître exophtalmique s'est développé, ont apparu de violentes céphalées, de l’insomnie, une sensation de chaleur généralisée par tout le corps, de langoisse des troubles auditifs.
ÆEtudions maintenant les cas où la psychose débute en même temps que le goître exophtalmique ou le suit :
On ne peut nier tout d’abord que dans un grand nombre d'observations on observe dans les antécédents des malades des :tares héréditaires et dans ces cas souvent, le goître exophtalmique n'est que la cause
MS te
occasionnelle des formes d’aliénation mentale qui peuvent survenir. M. DÉJÉRINE, rapporte, dans son mémoire sur « l’'Hérédité dans les maladies du système nerveux », des exemples frappants d'alternance de psychoses avec la maladie de Basedow. Il cite entre autres, une observation de névropathie héréditaire suivie depuis plus d’un siècle à travers six générations où l’on voit se succéder et alterner la folie avec le goître exophtalmique.
Certains auteurs, pour nier l'existence des psychoses basedowiennes, se basent sur ce fait que leurs malades ont des antécédents héréditaires chargés, mais ces deux opinions ne sont d’ailleurs nullement inconciliables et de même qu'en pathologie infectieuse on aurait tortde ne considérer que le microbe ou seulement le terrain, il en serait de même si en psychiâtrie on ne voulait voir que ce dernier ou seulement un facteur toxique endogène ou exogène. Dans chaque phénomène morbide, il est de toute nécessité de prendre en considération en même temps l'agent pathogène, le terrain sur lequel celui-ci agit et la manière dont ce terrain répond à l’action de l'agent pathogène
A ce propos, citons l'observation suivante de PLaïr- GNARD, Il s’agit d'un dégénéré présentant une héré- -dité chargée, qui fut atteint, dans le cours d’un goître exophtalmique, d’obsessions et d'impulsions au suicide. Tant qu'il est dans une situation pécuniaire qui lui permet de vivre aisément, il n'y a rien à noter au point de vue mental ; ce n’est que le jour où sous l'influence d’une vive émotion éclate le premier accident de sa maladie de Basedow, la tachycardie, que l’on peut constater ïe début des troubles psychiques. D’un caractère Ins-
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