DEPUIS EE
l'observation d’une fille de 23 ans, qui, à la suite d’un refroidissement, vit ses règles supprimées. Presque en 2 même temps, elle tomba dans un état de prostralion, de À mélancolie ; quelques semaines plus tard, apparurent
les symptômes classiques de la maladie de Basedow.
GEIGELL, en 1866, au cours d’une longue étude sur la maladie de Basedow, rapporte l'observation d'un malade atteint de goître exophtalmique et d’aliénation mentalé, mais il-ne cherche pas à établir les liens qui - unissent la névrose aux troubles psychiques observés
- chez son malade. éd
Morez-MackenziEe, en 1868, rapporte l'observation se d’une jeune fille ayant un goître hi avec pie
POSYSRLES maniaques.- :
SOLBRIG, en 1871, a observé une malade âgée de 42 ans qui fut prise en même temps de goître exophtalmi- . que avec impulsions irrésistibles à tuer ses enfants, . Net qui guérit complètement en moins d’une année. Quinze FOR * jours après le rétablissement de cette femme, son fils WA âgé de 8 ans, à la suite de surmenage intellectuel, fut atteint subitement de la maladie de Basedow et dix jours plus tard il était complètement guéri.
La même année, MevynerT publie l'observation d'une | jeune fille de 17 ans, chez laquelle, à la suite d’un violent chagrin, apparurent simultanément les symptô- He més de la maladie de Basedow et une agitation maniaque des plus intenses : « Le cas, dit-il, démontre quele : désordre intellectuel, peut reconnaître pour cause l’'hy- < Re pérémie cérébrale et que les troubles dans l'innerva- . tion yaso-motrice jouent un rôle capital dans la produc-
tion de la folie ».
DELASIAUVE, en 1874, communique à la Société médicale des hôpitaux l'observation d’une femme qui, atteinte de goître exophtalmique et épileptique, présente des désordres cérébraux très accentués. « Faut-il, dit Delasiauve, rapporter au goître exophtalmique une part des désordres psychiques dont souffre la malade ! Je me contente d'énoncer cette question.»
En 1875, ROBERTSON publie en Angleterre l’observation d’une malade qui fut prise d’agitation maniaque cinq mois après l'apparition des premiers symptômes du goître exophtalmique et succomba peu de jours après. Pour Robertson, il est incontestable que, dans ce cas, les troubles mentaux dépendaient de la même cause que le goître exophtalmique. |
Le 15 mars 1876, à la Société de psychiâtrie de Berue BŒTTGER communique l’observation d’une femme qui, peu de temps après l'apparition des premiers signes du goître exophtalmique, fut prise d’excitation maniaque avec hallucinations. Dans la même séance, Noetel, cite le cas d’une femme chez laquelle au cours d’un goitre exophtalmique survint une mélancolie anxieuse au bout de quelques jours, la mélancolie guérit et Fee Symptômes basedowiens s’amendèrent.
JUNG, à la même date, publie l'observation d’un cas de goître exophtalmique et de manie, où l'amélioration des signes physiques amena l'appel des troubles mentaux. ;
Au mois de décembre 1877, Cane publie en Angleterre l'observation d'une femme qui, à la suite de violents chagrins occasionnés par la mort de son mari, fut prise en même temps de goître exophtalmique et de trou-
PAT Un
bles psychiques. La malade présenta des alternatives de manie et de mélancolie et fit plusieurs tentatives de suicide .
SAVAGE fait paraître en 1882, un mémoire contenant trois observations où le goître exophtalmique était accompgané d'accidents maniaques avec mélancolie. Il pense que dans ces trois cas les troubles psychiques
Sont fortuitement associés à la maladie de Basedow.
RENDU (article « Goïître exophtalmique » du Dictionnaire de Dechambre), cite une femme basedowienne qui voit d’abord une foule d'objets lumineux vagues, mais qui bientôt prirent des formes ‘humaines ; plus tard des hallucinations de l’ouie se sont jointes aux hallucinations visuelles. |
En 1887, Collins publie: l'observation d’une malade
chez laquelle, au cours de la maladie de Basedow survin-
rent des désordres cérébraux : mélange d’excitation maniaque et de dépression mélancolique avec idées mystiques, idées de persécution. Les troubles psychiques disparurent au bout d'un mois laissant la maladie de Basedow dans le même état qu'avant leur apparition.
Lanpouzy (Journal de Médecine et de Chirurgie pratiques, 1886), publie l’observation d’un homme chez lequel tous les accidents qu'il a eus dans l'enfance (rougeole, angine, morsure d’un chien), avaient occasionné un délire violent et qui, par la suite, présenta des symptômes de Basedow, avec manie.
En 1889, CLARcKE (Amér. Journ. 6f Insan.), publie l'observation d'un individu aliéné depuis 20 ans lorsqu’il fut atteint de maladie de Graves et une autre ob-