‹ Troubles Psychiques Dans Le Goitre ExophthalmiqueChapitre 9 sur 23 · LITRES · texte numérisé non relu

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me conséquence une diminution considérable de la volonté. Une malade que cite Bæœtteau ne pouvait penser.

sans fatigue: suivre une idée était pour elle une souf-

france intolérable et elle ne répondait que par des monosyllabes aux questions qui lui étaient adressées. Cerfains malades se plaignent d’une violente céphalalgie

frontale, dès qu'ils essayent de faire une lecture un

peu prolongée; ils sont obligés d'abandonner inachevé

tout travail commencé et se laissent aller facilement à l’inértie. Le plus souvent ils se rendent parfaitement

compte de leur état, car ils font part aux médecins de

l’état de vacuité de leur cerveau. | Cette inertie les amène à une Abouite à peu près com-

plète qui contraste avec leur manière d'être antérieure :

alors qu'ils étaient énergiques, courageux, fermes, i ie

leur devient impossible de se décider, de prendre une résolution ferme, de surmonter la moindre difficulté.

Gombault cite le cas d’une malade qui était arrivée à une telle indifférence qu'elle se plaignait qu'on Jui

accordât les soins les plus élémentaires, qu’on l’obli-

geât à boire, à manger, à se lever pour permettre de faire son ht | : | Notre malade D... . de l'observation 11 en était arri-

vée à-négliger tous les soins de son ménage; elle abane

donnait à eux-mêmes ses enfants, les. laissait courir dans la rue, ne préparait point le diner de son mari qui fut obligé de manger au restaurant.

En résumé, dit DuriL (1), l'habitus mental du Base-

dowien peut être caractérisé d’une façon générale par

(1) Dur, Trailé de pathologie mentale de M. G. Ballet, p. 13 1

ces termes : émotivité extrême, irritabilité, instabilité mentale. SEINS Ces troubles nous paraissent constituer dans l’ordre psychique de véritables “stigmates de la maladie: ils ne font pour ainsi dire j jamais défaut et mériteraient pres= - que de prendre place à côté des JApIoRReS cardinaux du es exophtalmique.

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