‹ Trouvères et troubadoursChapitre 20 sur 86 · LES DEUX DANSEURS CHANTENT AVEC LE CHŒUR · texte numérisé non relu

LES DEUX DANSEURS CHANTENT AVEC LE CHŒUR

Si s'en entra la bêle en un gardin.

Li rousegnols un sonet li a dit :

« Pucele, amés, joie ares et délit ».

La pucele bien l'entent,

Et molt debonairement

Li respont et sans orguel :

« Sans amour ne sui je mie.

Ce tesmoignent mi oel.

Bon jour ait ki mon cuer a,

N'est pas od moi! »

Pleiist Dieu ki aine ne menti Que li miens amis fust or ci

A séjour !

Si j'avoie une nuit s'amour, Bien vauroie morir au jour !

Enfin, au nombre de ces scénarios de balerie, il faut mettre une pièce, le jeu du guetteur^ dont je dirai quelques mots en parlant des chansons d'aube.

Ces jeux seigneuriaux, ces divertissements qui furent pour les grandes personnes, rappellent de très près les danses enfantines d'aujourd'hui : ils portent en eux leur jeunesse et cette jeunesse, c'est celle du tempérament national^ celle du génie français.

Ce paragraphe n'a point la prétention de retracer l'histoire de la danse au xiii^ siècle, mais simplement d'indiquer ce que nous en savons. C'est peu à la vérité, mais il est fort à craindre que, présentement, ce ne soit tout.

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