‹ Troyes et ses environsChapitre 4 sur 5 · ITINÉRAIRE RAPIDE DANS TROYES · texte numérisé non relu

ITINÉRAIRE RAPIDE DANS TROYES

En sortant de la gare, prendre derrière le HJonument des Enfants de l'Aube place au bout de Tavenue de la Gare, Y avenue Doublet et la rue Thiers qui sont la continuation de celle-ci, visiter Tég'lise Sainte-Madeleine y en sortir par le portail nord et continuer à suivre la rue Thiers jusqu'au Marché Couvert, par dessus lequel on aperçoit la flèche de l'église Saint-Remi.

Sortir de Saint-Remi par la porte sud, prendre au chevet de l'église la rue Passerai, traverser le canal, prendre la rue Hennequin (à droite, presque en face du pont). On arrive à la rue du Musée où se trouve cet établissement, d'où l'on voit à droite la tour de la Cathédrale Saint-Pierre. Sortir de la Cathédrale par le portail nord, suivre à l'est la rue de la Cité qui mène à Téglise Saint-Nizier, puis la rue Kléber qui mène à Saint-Martin-ès-Aires^ Revenir sur ses pas par la rue de la Cité. On passe devant la Grille de V Hôtel-Dieu. Traverser le canal; à g-auche, sur le quai, la Préfecture ; prendre, en lace du pont, la rue de llIôtel-de-Villey qui long-e Téglise Saint-Urbain et qui mène à l'Hôtel de Ville. Du porche de ce dernier monument, oîi aperçoit à Touest le chevet de l'église Saint-Jean.

Sortir de Saint-Jean par le portail sud. Par la rue du Coin-Coignier, on arrive dans la rue Emile-Zola (autrefois rue Notre-Dame), la plus importante et la plus commerçante de Troyes. La suivre dans le sens de la progression des numéros jusqu'à la rue de la Trinité, où se trouve V Hôtel de Mauroy ou de la Trinité. En face de cet hôtel, la rue des Greniers mène à la rue Turenne où se trouvent VHôtel de Chapelaines et l'église Saint- Pantaléon qui fait face à VHôtel de VauluisanL

(En dépassant la caserne, rue Turenne, on entre dans le faubourg* Croncels où se trouve la chapelle Saint-Gilles).

Prendre au nord la rue de Vaulaisant qui aboutit à la place de la Bonneterie^ en haut de laquelle s'élève l'église Saint-Nicolas.

En sortant de Saint-Nicolas par le portail occidental, traverser tout le boulevard en diagonale en se dirigeant vers la droite; on arrive à la rue Voltaire d'où un escalier (après le n» 8) descend dans la cour de la Gare.

Si l'on veut visiter l'église Saint-Martin, qui est assez éloignée du centre^ prendre au Point central la ligne de tramways qui porte l'indication : Cimetière y et en descendre à l'angle de la rue de Paris ei de la rue des Marots. On a devant soi la chapelle de l'ancien Petit Séminaire et les bâtiments du nouveau Lycée de jeunes filles. L'église Saint- Martin vient ensuite.

En raison de la direction à suivre indiquée ci'dessus, nous avons disposé la description des Edifices civils et religieux dans l'ordre où on les rencontrera en se conformant à cet itinéraire.

N. B. Les églises sont généralement fermées de midi à une heure et demie.

Monument des Enfants de l'Aube

Boulevard Carnot

Erigé en 1890 à la mémoire des enfants du département morts pour la patrie en 1870-71.

Fût cylindrique sur lequel sont inscrits leurs

noms. En bas, ceinture de remarquables hauts- \ reliefs en bronze, par Désiré Briden, de la Chapelle-Saint-Luc (Aube). Au sommet, groupe en marbre blanc, par Alfred Boucher, né à Bouy-sur- Orvin (Aube). 1

Palais de Justice

Dans la rue Thiers, après le n» 89, on voit au \ fond d*un jardin la façade arrière du Palais de Justice, dont l'entrée se trouve dans la rue du même nom.

Église Sainte'Madeleine (Monument historique) Rue Thiers, entre les /?•• 63 et 65 ''^

La plus ancienne église de Troyes, dernière

période du stjle roman. Construite au milieu du xii^ siècle, avec chœur et abside réédifiés à la fin du xv^ et au commencement du xvi^ siècle; très restaurée depuis trente-cinq ans.

Le portail principal est une lourde construction du xvn» siècle, sans intérêt. A droite, s'élève une belle tour Renaissance, construite de 1531 à 1560, par Martin de Vaulx, Jean et Gérard F;uilchot. Plus loin, jolie porte gothique de l'ancien €ime(ière. Le poi-iail nord, avec lynij^an tréflé, date de la construction pi'imitive et est entièrement délabré.

L'ne belle flèche, qui s'élevait sur le tranfe>ept, a été démolie en 1S77.

A l'intéi'ieur, remarquable jubé gothif^'je, construit de 1508 à 1517, par Jean Gaide ou Gualde, formé de trois arcs ogivaux couverts de sculptures et surmonté d'une balustrade de fleurs de lys sur laquelle sont placées des statues formant Calvaire.

Le plan est à cinq nefs, à arcades basses, et piliers ronds ornés de chapiteaux à crochets que surmonte un triforium aveugle fait d'arcades en tiers-point.

Au revers du portail occidental, trois beaux tableaux : Christ en croix, sainte Famille, saint Pierre pleurant son reniement.

Dans le bas-côté sud, deux belles statues: saint Sébastien {chapelle des fonts, face à l'autel) et sainte Marthe, l'un des jjIus nobles spécimens de la statuaire gothique troyenne au commencement du xyi» siècle.

Bas côté nord, saint Augustin et VEnfant Jésus, tableau do Ninet de Lestin, peintre troyen (xvii« siècle). — Statue en bois de saint Robert, roligioux de Montier-la-Celle. — Jésus ehez Lazare, grand tableau.

Derrière le chœur, les chapelles du chevet renferment de splendides verrières. Chapelle nord, la Vie de saint Louis, Chapelle centrale, fenêtre de gauche, la Création, Vie et Passion de Jésus-Christ ; fenêtre centrale, Vie de saint Eloi; fenêtre de droite. Arbre de Jessé. Chapelle sud, la Passion (1481); fenêtres au mur sud, Vie de sainte Madeleine et Triomphe de la Croix.

Chaire Louis XV, par Herluison, menuisier troyen. Nombreuses pierres tombales.

Théâtre

Boulevard Gambetta

Construit en 1768, rebâti presque totalement en 1859. Il peut contenir 900 places. L'extérieur est insignifiant.

Hôtel d'Autruy

Rue Thiers, n* /04

Edifié vers i5Go, construction de briques et de craie dite en échiquier. Tourelle pentagonale sur la cour.

Lycée

Boufevard Gambetta^ /i*» 20

L'un des plus g-rands de France, construit entre i856 et 1861 sur l'emplacement de la première gare de Troyes. Il peut contenir près de 700 élèves.

Marché Couvert

Place Saint-Remi

Inauguré en 1874,* l'un des plus vastes de France; architecte Bailly.

Eglise Saint-Remi (0\>iontiment historique) Place SaJnt-Remi

Bâtie vers le milieu du xiv^ siècle.

Portail principal, aut"«fois précédé d'un narthex fermé qui datait de 1594 et qui a été remplacé en ces dernières années par un portique en bois. La porte, entre deux niches reposant sur des bénitiers, est surmontée d'une accolade à

crochets qui 8*appuie au point de départ sur des animauxfantastiques. A droite, haute tour de 1386, surmontée d'un© grande flèche (restaurée en 1885-86) flanquée de quatre clochetons (59«> 50). Sur sa face sud, cadran solaire. Petite porte méridionale à tympan, dont la décoration a été rabotée.

La porte nord est condamnée. A l'abside, cinq chapelles.

A l'intérieur, voir au-dessus du tabernacle un remarquable Christ en bronze, œuvre du troyen François Girardon, et ofl'ert par le sculpteur à sa paroisse.

Dans le transept nord, Inscription de fondation en marbre blanc, représentant la Mort en prières, due au ciseau du même artiste (Monument historique). Au-dessous, deuxième inscription sur marbre, par le même.

Au mur de ce même transept, onze peintures en grisaille: Vie de la Vierge^ Création d'Eve, Vie de saint Remi.

Grands tableaux par Ninet de Lestin, peintre troyen du xvii* siècle : r Annonciation; V Assomption; Jésus chez Marthe et Marie; saint Dominique recevant le rosaire; Mariage de la Vierge; la Vierge et V Enfant Jésus.

Transept sud, statue de saint Frobert (xiii« siècle). Belles peintures sur bois du xvi» siècle: la Passion; VAnnon^^ dation; Vie de saint Jean- Baptiste. — Tableaux: Adoration des Bergers; Jésus à la piscine probatiqxie. — Deux médaillons en marbre, par Girardon : Jésus et Marie.

Bas-côté sud, deux panneaux peints, avec revers. Belle» verrières modernes.

Cirque Municipal A /'extrémité Est du boulevard Gambetta

Construit en 1 903-1905. Il est dû à M. II. Schmitt» architecte. Il contient environ 2,000 places.

Temple Protestant Quai des Comtes-de-Champagne, />® /

Edifice de style roman, construit de 1867 à iSSg, La décoration intérieure en est très simple.

Orphelinat Aadiffred

Piace de /a Tour

Dù à la générosité d'un philanthrope troyen et destiné à de jeunes garçons, il a été construit en 1896-97. Il peut abriter 60 enfants.

Bibliothèque et Musée

Rue du Musée, n" 21

La Bibliothèque et le Musée sont en partie installés dans l'ancienne abbaye Saint-Loup, fondée au ix^ siècle et reconstruite au xviii^.

La Bibliothèque {ouverte tous les jours, de iO heures à 3 heures, excepté le mercredi, les fêtes légales, et du 15 août au 15 septembre; le dimanche, de une heure à 4 heures, du l«r novembre au 31 mars; de 9 heures à midi, du icr avril au 31 octobre), dont l'origine remonte à 1651, a été formée principalement avec les bibliothèques dos monastères du départemjnt et de divers émigrés, confisquées en 790 par arrêté du Gouvernement, l.a bil)liotlièque de la célèbre abbaye de Clairvaux, enrichie en 1781 de la biblio- Uièquo personnelle du président Bouhior i31.652 volumos), a fourni à elle seule 50.000 volumes.

L'établissement Cvjmpte aujourd'hui près de 135. 000 volumes impi'imés, d'Jiit 530 incunables, et environ 15.000 volumes ou pièces en manuscrits. C'est une des plus im})ort;intes biblio- Uièqu^s de France. Le catalog'ue des manuscrits forme deux volumes: celui des imprimés vingt-quatre volumes.

La salle de travail et de lecture est située au premier étage du pavillou Biissonnet (à droite dans la cour;. Dans la grande salle, anciens dortoirs de Saint-l.ouj) (55 mètres de long), exposition de manuscrits à enluminures, d'incunables et de reliures.

Aux fenêtres, trente-deux magnifiques vitraux d'appartement exécutés de 1621 à 1621 par Linard Gontier et ses fils, j)eintres-verriers troyens, et représentant des scènes de l'histoire d'Henri IV et de Louis XIIl, des blasons, etc.

Le Musée (ouvert les dimanches et jours fériés, de midi à 4 heures en hiver, de une heure à 5 heures en été; les autres jours, s'adresser au concierge), dont l'origine remonte à 1792, n'a été définitivement installé qu'en ISol.

Il comprend onze collections: la plupai't des catalogues sont imprimés et en vente chez le concierge.

Dans la cour, dolmens et polissoîr.?.

Zoologie: 400 mammifèi-es, 2.000 oiseaux, dont plusieurs espèces fort rares, 470 reptiles, 500 poissons.

Entomologie: 250 cadres. — Botanique: 5 herbiers. — Ethnographie: plus de 430 pièces intéressantes. — Paléontologie, GÉOLOGIE, Minéralogie.

Archéologie Monumkntalk, sous le cloître. — Pierres tombales, •iîtatues anciennes, plaques de cheminée, tympans et clefs «e voiites, sarcophages, cénotaphes, chapiteaux, armatures de puits, etc.

Arts décoratifs, musée fondé en 1894, par M. Fr.-Eug. Piat, de Montfey (Aube) — Tapisseries, fontaines décoratives»

landiers, surtout de table, torchèros, statuettes, suspensions, vases, chaises à porteurs, bas-reliefs, cabinets, meuble chi nois, porcelaines de Sèvres, etc.

Sculpture. — l»"e Salle. - Œuvres de Ch. Simart, de Troyes; Coronis, Joueur de disque, Oreste, Minerve du Parthénon, bas-reliefs du Tombeau de Xapoléon /«'" aux Invalides, etc. ~ (Euvres de D. Briden : Ch. Fichot, le baron Tai/lor, V Alarme, A II Patrie, etc. — Hiblis changée en source, par Snchetet.

— Q^'uvres de François Girardon : Louis XIV, Marie-ThérèsCy Boileau, Sphynx, etc. — Les Vierges folles, par Icard. — iXapoléon l)onap%rte, élève de Vécole militaire de Brienne, pnr L. Hochet. — Cheminée monumentale de l'Hôtel de Chapf.'lMines, avec bas-reliefs (xvi* siècle). — Œuvres de M"»* Math i' de Thomas-Soyer, de Janson, de Valtat, de Pradier, etc.

2e Salle.— Œuvres d'Alfr. Boucher, de Bouy-sur-Orvin (Aube): A la Terre, les Couretirs, Laennec découvrant Vauscultation, Au Repos, rAmour /ilial, la Musique, Bustes divers, etc. - Œuvres de Paul Dubois, de Nogent-sur-Seine (Aube), 1829-1905 : Tombeau du général Lamor icière, le Chanteur floreïitin, saint Jean-Baptiste, Narcisse, le Connétable de l\!ontuiorency, V Alsace-Lorraine, Jeanne d'Arc, la Douleur, Vierge mèr^; bustes de Gounod, du duc dWumale. du comte de Franqueville, de I^aul Baudry, du 7)r Lannelongue, de Pasteur, de Louis-Paul Dubois, etc.— a^:uvres de J. Franceschi, de D. Briden, de Ramus, de I.egrand : bustes de Troyens célèbres, par Cl. Vassé; buste de Danton, par Deseine, etc.

Peinture (614 tableaux, pastels, aquarelles ou dassins). — l'e Salle. — 368. Anonyme. Le Jugement dernier (xvie siècle).

— 205. Vasari. La Cène. — 308. F£. de J{j'j^n(U^ Pébecca. — 70. Lima da Conegliano. La Vier^je VEnfant Jésus adore par sxint Jean-Baptiste et saint Dominique. ~ 411. Jean Chalette, de Troyes. Capitouls de Toulouse. — 319. Anonyme. Dante et Béatrice.— 250. Jules Romain. Saitit0 Famille.— 272. Richard Tassel. Arbre de Jessé.-- 175. J^re^nzg di Credi. Jupiter

Léda. — 197. Mierevelt (attribué à). Dame hollandaise. — ]^o^e:^x}JAd\m^à]^ — 406.

Anonyme. Le Miroir aux alouettes. — 49. Jean Breughel. Paysage de l'Age d or. — 192. Pierre Mignard, de Troyesi)/"'e de Montespan. — 193. Le niême. Anne d'Autriche. — 67. Philippe de Champaigne. Réception par Louis XIII de Claude Botithillier de Chaxngny comme chevalier du Saint- Espr't. -=^427. Anonyme. Hi la g :> jou%nt de la guitare. — 2S0. I). Témer?,. 'Assemblée de p'iusajis. — 22 J. Porbus. François Plthou. — 72. Gonzalès Coques. L'Enfant prodigue. — 91. Ninet de Lestin, de Troyes. Son Portrait par lui-même. — 613. L.-A.-iCtirardot. Une Fin. —^01. J -Ch. Natoire Jupiter servi par Hébé. — 201. Le même. Enlèvement de Ganyinède.

— 2<»6. Le même. Danaé recevant la pluie d'or. — 210. Le y ^ même. Bataille de Tolbiac. — 211. Le même. Bataille de Jh-iU^ Vouillé.— 212. Le même. Siège d'Avignon -^10-311.JA'aU^eai^ L'Enchanteur. L'Aventurière. — 39. Fr, Boucher.

Génies des Beaux-Arts.— 168. Lépicié. L'Education d'Achille.

— 302. J. Vernet. Tempête. — 247 . Hubert Robert. Ruiner d'un pont romain, — 305-306. Vigneron, de Vosnon (Aube).

— L'Orphelin. — Retour du bal. — 155. Laneuville. Madeleine Camut, mère de Danton. — 216. Paillot de Montabert. Sainte Madeleine. — 218. Le même. Endymion et Diane,

— 85. J.-L. David. Gabrielle Charpentier, première femme de Danton. — 40. L. Boulanger. Assassinat du duc d'Orléans. — 68. P. Delaroche. Joas sauvé par Josabeth. — 136. Le baron Gros. Simon, geôlier du Dauphin,

2« Salle. — 15. Axenfeld. Portrait du temps jadis. — 20. Beaucé. Napoléon à Arcis. — 25. J. BelleL Jésus et la Samaritaine. — 576. Paul de Frick. Le Poète Albert Mérat, né à Troyes. — 129. L.-A. Girardot. Vallée de la Vanne. — 128. Le même. Ruth et Booz. — 612. Le même. Pèlerinage au tombeau de Sidi-Moussa (Maroc). — 55^J^.-N. Cabat. Un Etang dans les bois. — 109 Dusaussay. Soir d'automne- — 177. D.- N.-U. Maillard. Charles Fichot, dessinateur-archéologue troyen.— 181. P.-Eug. Maison. Les Chrétiens surpris dans les catacombes. — 18. Balfourier. Vue prise dans le Var. — 561. Eug. Bourgeois. La Ruine. — 179. Manceau. Fin de journée. — 555. IL Youillemont. Intérieur. — 5.57. Le même. Chrysanthèmes. — 561. M">e Jacouiot-Mahudez. Da^ne âgée.— 297. L Vaj'sse. Matinée de décembre à Savières. — 298 Le mêm«. Paysage d'octobre. — 551. Le même. La Nuit à Vile de Bat:; — 585. Le même. Les Meules. — 102. Gustave Doré. Ruines des Trois Châteaux. — 257. D. Royer. Chrysanthèmes.— 258. Le même. Allée du Château des Cours. — 560. Le Blant. Combat de Fère-C hampe no is e (\8\ i). — 190. Luc-Olivier Merson. Martyre de saint Edmond.— 54. Buland. Devant les reliques. — 138. Gudin. Coinbat naval. — 169. Le Poittevin. La Plage d'Etretat. — 200. Adrien Moreau. Dans le Parc — 252. Ch. Ronot Les Aumônes de sainte Elisabeth. — 230-237. Hector Pron. Entrée de Village en Brie. — Bords de Seine près Troyes. — Vallée de VOrne. — Forêt de Fontainebleau, etc. — 31. Biennoury. Le Mauvais riche. — 1.56 Laugée. Le Sueur chez les Chartreux.— S2 Ed. Yan d'Argent. Dolmen de Saint- Servais. — 198. Ch. Monginot. La Di7ne. — 225. G. Pinel. La Provision (Tunisie). — 259. J.-N. Schitz. Mail de la Tour-Boileau à Troyes. — 261. Le même. Eglise de Saint-André.— 262. Le même. Jubé de la Madeleine d Troyes. ~ 14. J. Aviat. Les Forgerons.

Remarquable collection d'ÉMAUX de Léonard Limosin, Jacques 1" Laudin, Pierre II Nouaillher, Jean Petitot, etc.

Archéologie. — Armes et bijoux mérovingiens en or, trouvés à Pouan (Aube), ustensiles de toilette, poteries gauioisesj-inonnaies et médailles, carreaux émailles, armes en fer, broderies, dentelles, décorations ayant appartenu au général Saussier, né à Troyes (1828-1905), insignes, faïences et porcelaines, sceaux, clefs, curiosités diverses.— Statue

Apollon, bronze antique trouvé à Vaupoisson (Aube).

Musée Paul Dubois, donné par M™» Dubois, en 1906,

miyort seulement d'avril à octobre. — Ebauches, cire», €&qui&jjes ei tableaux provenant de l'atelier du maître. Statue» de Marcpau, Eve, etc.

Eglise Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul

(Monument historique). — Place Saint Pierre

Dimensions: Longueur totale i i j ''^ >; longueur intérieure I04"'i8; largeur au transept 50"'6o ; à la nef 45"'5o; hauteur des grandes voûtes 28"'50; hauteur de la tour, du sol à la plate-forme. 65" 95 ; du sol au haut de la balustrade 67'"! j ; les tourelles d'angle ont 7 mètres.

La Cathédrale, commencée en 1208 par l'éveque Ilervée, n'a été achevée qu'en iG38. La première pierre du grand portail a été posée le 3 mai 1507. La seconde tour, ou tour Saint-Paul, n'a jamais été poussée plus loin que sa hauteur actuelle. Une grande flèche qui s'élevait sur le transept a été incendiée par la foudre dans la nuit du 7 au 8 octobre 1700.

La façade occidentale se recommande par la riche et élégante décoration de ses trois portes, bien que la Révolution en ait fait disparaître 'toutes les statues et les ïigurines des voussures, ainsi que les légendes de la Passion, de s.iint Pierre et de saint Paul, qui se déroulaient dans les tyaipans. Ces portes ont des voussures largement déveloj)pées, faites d'arcliivolies à gorges profondes, rehaussées de feuillages et d'animaux chimériques»

et à rcdenis trilobés.

Des gables triangulaires, dont la tête, autrefois couronnée d'une statue, est vide aujourd'hui, les surmontent et une triple ceinture de niches à dais, délicatement sculptées, couvre la f içade et enveloppe les contreforts. Au-dessus du portail principal, superbe rose de huit mètres de diamètre.

Cette façade est l'œuvre de Martin Cambiche, le célèbre maître maçon parisien, constructeur de la Cathédrale de Beauvais; elle fut terminée par son gendre Jean de Damas, dit de Soissons, et Jean Bailly, gendre de ce dernier. La tour qui la surmonte, oeuvre de Gabriel Favereau et de Gérard Baudrot, lourde, massive et écourtee par raison d'économie, n'est pas sans jurer avec le décor harmonieux et fleuri qui lui sert de base et détonne dans le bel ensemble de l'édifice où par ailleurs les styles des siècles précédents se mélangent et se fondent sans se nuire.

Les chapelles latérales, surmontées de hauts contreforts à pinacles, appartiennent aui xiv* et xv« siècles. Les chapelles absidales, éclairées de fenêtres en lancettes et surmontées d'une galerie trilobée, datent du xiu» siècle; elles ont été restaurées au xix« dans le style j)rimitif.

Le portail nord, dit autrefois le beau portail pour la décoration de ses sept gorges, également détruite par ordre de l'administration révolutionnaire, reste également, tout mutilé qu'il soit, une merveille de l'art gothique. Dans ses voussures se déroulaient autrefois, selon la symbolique traditionnelle, le zodiaque, les mois, les arts libéraux, les sacrements, etc., et dans le tympan, le Jugement dernier. Au-dessus de l'archi volte règne une galerie de six arcades ogivales. Une seconde galerie à balustrade, se voit au-dessus, et en arrière, s'épanouit une grande rose de dix mètres de diamètre, inscrite dans un carré. Au-dessus, troisième galerie et pignon décoré d'un bœuf ailé et d'un chou frisé.

L'intérieur, qui est à cinq nefs, offre un vaisseau d'une élévation et d'une perspective admirables. De hauts piliers, formés de faisceaux de colonnes, montent jusqu'aux voûtes et contribuent par leur hardiesse à la magnificence du coup d'œil. Mais, à l'exception des verrières, qui sont merveilleuses de couleurs et d'une perfection incomparable, l'église est assez pauvre en objets d'art.

Les vitraux des fenêtres de la grande nef datent de 1498 à 1501. Ils représentent, à gauche, VHistoire de la vraie CroiXy la Légende de saint Sébastien^ VHistoire de Job, VHistoire de Table et la Légende de saint Pierre; à droite, VHistoire de Daniel^ VHistoire de Joseph, la Parabole de VEnfant prodigue, VArbre de Jessé, saint Jean-Baptiste, saint Etienne, sainte Hélène^ sainte Mâthie, saint Jacques le Majeur, des figures de donateurs, saint Savinien^ la Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Nisier.

Bas côté nord, à la 4^ chapelle, superbe verrière de V Allégorie du Pressoir, par Linard Gontier (1625).

Bas côté sud, chapelle des fonts, avec clôture Renaissance, par Jean Bailly (1511).

Dans les transepts, belles verrières.

Dans le chœur (reconstruit de 1850 à 1866), quatre-vingtseize •> stalles ; statues modernes; grandes vei'rières du xni« siècle, remontant à l'époque primitive de la construction de l'église Histoire de sainte Hélène, Légendes de soLint

Savi.nien, de saint Nicolas, de saint Pierre, du moine Théopliile : Parabole des Viergf^s sages et des Vierges folles, Légende de saint Jean V Evangéliste, etc.

Dans le déambulatoire, autres vitraux du xiiio siècle restaurés.

Cli;i pelle absidale, Vierge mère, statue en marbre par Ch. Simaj't. de Troyes.

Nombreuses et grandes pierres tombales.

Très riche Trésor. (Châsses; psautiers et aumônières des comtes de Champagne; coffrets byzantins du xi* siècle; mitres des abbés de Clairvaux; crosses des anciens évéques de Troyes; émaux des tombeaux des comtes; pierres précieuses; dentelles; seringue à incendie, etc.)

Grand orgue p-rovenant de l'abbaye de Clairvaux (1736).

Hospice SainUNicolas

Rue de la Cité, n" 101 bis

Construit de 1889 à i843 par Pierre Gauthier, de Trojes, membre de l'Institut, et destiné aux vieillards et aux incurables. i58 lits.

Eglise Saint-Nizier 'ihCoiuiuient historique) Extrémité Est de la rue de la Cité

Construite à partir de 1628.

Très beau portail principal, composite, à deux étages, date de 1571. A gauche, belle tour carrée (1602-1619) montrant, superposés, les trois ordres toscan, ionique et corinthien. Le portail nord, Renaissance, avec colonnes cannelées, supporte un entablement surmonté d'une fenêtre ornée du monogramme de Henri II et des croissants de Diane de Poitiers. Le portail sud est gothique.

A l'intérieur, le vaisseau, très restauré dans les voûtes du transept et le'S piliers sud, de 1909 à 1911, est vaste et harmonieux. Au mur occidental, trois tableaux de Pierre Cossard, troyen (1720-1781): la Visitation, le Père Eternel et la Présentation au Temple.

Les verrières sont auss4 remarquables que nombreuses.

Dans la grande nef, à gauche, Donateur et D matrice, accompagnes de saint Nicolas, saint Jean, saint Christophey saint Joachim, la Vierge, sainte Anne, V Apocalypse, les Sacrem.ents ; à droite, le Jugement dertiier, les Trois MoD'ies.

Dans le chœur, autres belles veri'ièrcs; à gauche, sainte Barbe) la Passion; au centre, la Pentecôte, par Jean III Macadré, troyen (1510-1615); à droite, 5atn^ iVt^i^r, Vie de la Vierge, Descente de Croix, Résurrection, etc.

Trc^nsept nord, aux fenêtres : Histoire de Dayiiel, Légende de saint Nicolas, Vie de la Vierge.

Chapelles du chevet: la Passion (fragments), Arbre de fessé. Vie de la Vierge; donatrice avec une martyre, sa patronne; donateur avec saint Bonaventure, en franciscain; Légende de sainte Syre, Calvaire, Vie de saint Gilles^ Martyre de saint Sébastien, Légende de la Croix. — Mort de la Vierge, tableau de Ninet de Lestin.

Transept sud, V Annonciation, tableau de Louis Herhiyson» troyeu (1667-170G). Verrières, à l'ouest, la Religion foulant aux pieds rhérésie, les Evangelistes, saint Jeayi- Baptiste.

Bas côté sud, au-dessus de la porte, Rencontre de sainte Anne et de saint Joachim, fçrisaille. — Dernière chapelle, Mise au Tombeau, très beau groupe en pierre du xvi* siècle. — Pièta. — Remarquable Christ de pitié (xvi« siècle).

Pont des Cailles

Rue Kléber

Entre les n^s 36 et 38 de la rue Kléber, un Pont connu sous le nom de Pont des Cailles est jeté sur le rû du même nom. Ce pont, élargi en 1733, a été reconstruit en 1888. Les vieilles maisons qui bordent de chaque côté la rivière tiennent, pour la plupart, suspendus sur son lit fang-eux et encombré de tessons, des lavoirs et d'anciens baen-retiros^ d'ailleurs prohibés aujourd'hui, et la perspective qu'on y découvre est, sinon très séduisante, du moins très pittoresque.

C'est du vieux Troyes tout pur, ou tout impur, comme on voudra.

Orphelinat Saint-M artln-ès' Aires

Rue Saint-Martin-ès-Aires

Ancienne abbaye du môme nom qui remonte au ix^ siècle, reconstruite en i656, aujourd'hui occupée par des orphelines (io5 lits).

Beau Cloitre carré de cette dernière époque. Dans la chapelle, curieuses peintures sur bois (Monument historique), du xvi« siècle.

Très anciens bas-reliefs représentant la Vie de saint Jean^ Baptiste.

Ancien Grand Séminaire

Rue de l'Ile, /7« 10

Le g-rand Séminaire, aujourd'hui désaffecté, est

une assez vaste construclîon avec ailes en retour, occupée au xvii® siècle par la Congrégation des Chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. Les Pères de la Mission ou Lazaristes s'y établirent en 1720.

Les bâtiments actuels datent de 1775. La chapelle n'est que le transept de l'ancienne église Notre-Dame-en-l'Ile démolie, transformé par M. E. Millet, architecte diocésain, en 185*2. Elle n'offre rien de bien remarquable.

Quelques toiles sans importance se trouvent disséminées dans les diverses salles de l'établissement.

Il est question d'y installer l'Ecole normale d'Instituteurs.

Pont de la Planche-Clément ou Pont Sainte- Catherine

Perpendiculaire à la rue de l'Ile, la rue de la Plancne-Clément conduit (au sud) à un Pont fortifié, à deux demi-tourelles et à trois arches montrant encore les dents des herses. C'est le dernier vestige des anciennes fortifications.

Hôtel du Petit-Louvre

A /'ang/o cfe ia rue de la Montée- Saint- Pierre et de ta rue Boucherai

Ancien hôtel d'Odard Hennequin, évêque de Troyes de 1627 à i544- Sur la rue de la Montée- Saint-Pierre, belle porte cochcre décorée de sculptures délicates. Dans la cour, bouts de poutres sculptés.

Hôtel' Dieu'le- Comte

Quai des Comtes-de-Cfiampagne, rue de la Cité et rue Boucherat

"Fondé au xii^ siècle par Henri le Libéral, comte de Champagne, l'Hôtel-Dieu a été complètement rebâti de 1702 à 1765. Il compte 217 lits.

Sur la rrie de la Cité, la cour est fci'inée par une belle Grille en fer forgé, posée en 1760, œuvre de Pierre Delphi ti, serrurier parisien. Elle est ornée du blason de France, entouré, à gauche, des armes de Troyes et de celles de Henri-

Louis de Barberie de S.i int-Contest de la Châtaîgoeraie, gouverneur de Chnmpno-no; à di'oite. de celles du comte do Clermont, gouverneur de Champagne fet des blasons accolés

du comte de Morville et de la comtesse, née de Vienne.

La chapelle (1759) est décorée de vitraux mo dernes. On y voit deu>:

belles statues anciennes: sainte Marguerite et la Vierge mère, ayant à ses pieds Nicolas Forjot, abbé de Saint-Loup, ei de belles chasses.

Au Laboratoire, curieux bustes en bois point, en forme de troncs, de saint Florentin, de saint Barthélémy et de sainte Mary ue)ite.

A la Phcn'maGie,hQ\\e collection de bocaux en faïence peinte, de boîtes à plantes médicinales, de mortiers en bronze et de brocs en étain (sviii* siècle).

Prcfecture

La Préfecture est Installco dans les bâtiments de l'ancienne abbaye de Notre-Damo-anx-Nonnains, fondée an vn^ siècle.

Ces bâtiments, reconstruits en 177S, ont été incendiés en partie en mai 1892 et restaurés depuis dans le style du xviiie siècle. Sur le fronton de la façade, la République, médaillon en bronze, par D. Briden.

A côté de la Préfecture, la Halle aux Grains (1896).

nans le square, le Rapt, groupe par Auguste Suchetet, de Vendeuvre-sur-Barse (Aube) (Salon de 1907).

Archives Départementales

Quai du Comte-Henri

Les Archives départementales occupent un bâtiinent de style g-réco-romain (1862), précédé de deux

lions en pierre par Valtat, d'après Barye. Elles renferment une quantité considérable de pièces curieuses, relatives tant à l'histoire civile qu'à l'histoire ecclésiastique.

Ouvertes de 9 h. il 2 à midi et de 2 heures à à h. i,'2, tous les jours f excepté les jours fériés légaux y le 2 janvier, le mardi gras, le mercredi des cendres, le 15 juillet, le 2 novembre et le 26 décembre»

Eglise Saint-Urbain (Monument historique) Entre la rue de l'Hôtel-de- Ville et la rue Urbain I V

Cette église passe à juste titre pour une des merveilles de l'art gothique. Ajourée par de hautes fenêtres, n'ayant pour ainsi dire que le minimum de murs suffisant pour séparer ces ouvertures, elle semble une véritable châsse de pierre ciselée. L'idée de sa construction est due au pape Urbain IV, né à Trojes, en ii85. Urbain IV était le fds d'un cordonnier, dont l'échoppe s'élevait sur l'emplacement de l'église actuelle. Avant son élection au pontificat, il s'appelait Jacques Pantaléon et, dans sa jeunesse, il fut enfant de chœur de la Cathédrale. Après avoir été successivement archidiacre de Laon, puis de Liège, évêque de Verdun et patriarche de Jérusalem, il fut élu pape en 12O1, et résolut de doter sa ville natale d'une superba église. Les travaux commencèrent aussitôt, sur les plans de l'architecte Jean Langlois, « bourgeois de Trojes ». Mais Urbain IV mourut en 1264 et, en 1286, après la mort du cardinal xVncher, son neveu, qui avait entrepris de les continuer, ils furent définitivement abandonnés.

La grande nef et le portail principal n'avaient étj élevés qu'à la hauteur de« bas côtés et ce n'est que depuis 1870 que l'achèvement de la collégiale fut {KDursuivi et enfin terminé au mois de juin 1900.

L'entrée principale se'coinpose de trois portes construites en retraite sous un porclie. La porte centrale, accompagnée de piédestaux à dais, monii'e sur son tympan de curieuses sculptures du xiu« siècle repré-îenlant la Résurrection des morts, le Tujjfinênt dernier, Abraham et les Anges, d'une

part, recevant les âmes des justes, et, d'autre part, l'enfer

engloutissant les réprouvés.

Au-dessus règne une belle galerie traversée par des gâbl^s et, à l'étage supérieur, une claire-voie formée de colonnes cylindriques supporte une deuxième galerie terminée à droite et à gauche par des clochetons pyramidaux.

Dans le mur de la façade s'ouvre une large fenêtre à six Jours et le pignon se termine par une grande croix à bras égaux.

Les portes du transept sont précédées de hauts porches,

véritables dais en pierre, composés de frêles colonnes, de larges contreforts et d'arcs-boutants vigoureux. Portes latérales jumelles, surmontées de gables ajourés, appuyés sur une fenêtre à deux lancettes ogivales.

Tout l'édifice est éclairé par de hautes fenêtres, avec archivoltes, divisées en deux par des arcades ogivales rr-nfermant deux lancettes surmontées de trèfles. Une balustrade, faite detp^^,fles, court le lonGT des combles qui sont butés par des arcsbouiants retombant sur des contreforts à aiguilles d'une légèreté et d'une hardiesse inouïes.

Remarquer les curieuses gargouilles placées sur les contreforts.

Le clocher, incendié par la foudre en 1761, a été rasé à cette époque.

La décoration intérieure est plus modeste. Des verrières modernes ornent les fenêtres de la construction nouvelle. Dans le chœur, les vitraux datent du xiip siècle. Ce sont les figures des Prophètes de l'ancien Testament sur fond de grisailles à motifs décoratifs; ceux du triforium représentent la Passion. Au centre, le Ca/vaire.

Devant le chœur, Mater Dolorosa et saint Jean, statues admirables d'expression. A droite dans le chœur, belle piscine gothique mutilée, représentant le Couronnement de la Vierge, entre saint Urbain et le cardinal Ancher présentant le modèle de leur église. ^

Chapelle csaint-Joseph (bas côté nord;: verrières dans le -genre de celles du chœur et de la m^îme époque. — Curieux

Calvaire, en bas-relief (xve siècle). — Notre-Dame de Bonne- Nouvelle, ex-voto (xve siècle). — Belles pierres tombales.

Chapelle de la Vierge (au sud): remarquable Vierge du. rv« siècle. — Pierres tombales.

Bas côté sud: belle cuve baptismale du xv« siècle.

Hôtel de Ville

L'Hôtel de Ville, commencé en 1G24, sur les plans criin architecte nommé Louis Noblet, n'a été achevé, faute d'argent, qu'en 1670.

Il se compose d'un granl corps de logis avec ailes en retour, dont la façade principale est divisée en sept parties par des pilastres corinthiens supportant un entablement ionique à frise en partie sculptée.

A l'étage, des colonnes composites de marbre noir à chapiteaux de marbre blanc, accouplées deux par deux, sépare:it les fenêtres. Au centre, dans une niche, une statue de Minerve. Sur le tout, un toit à la Mansard, avec campanile en dôme

Dans la grande salle du premier étage, grande cheminée surmontée d'un remarquable Médaillon de marbre blanc représentant Louis XIV entouré de drapeaux et d'altrii)ur,s militaires, œuvre du sculpteur troyen François Girar^^ii. Au-dessous, inscription latine par Jean Racine.

Maison Consulaire

A côté de l'Hôtel de Ville, et le joignant, s'élève l'ancienne Maison de la Juridiction consulaire, bâtie entre i57p et 1694, aujourd'hui très délabrée.

On remarque sur la façade sud deux étages séparés par des plates-bandes ornées de grecques, et percés de fenêtres entre deux desquelles se voient des mutles de lions et une console. A droite, un cadran solaire avec signes du zodiaque; en haut, une grosse gargouille.

Sur la cour, aile en retour, construite en bois et formai*t deux galeries superposées.

Eglise Saint'Jean (Moniiinent historique) Rues Mignard. Molé et Urbain I V

Construite dans la deuxième moitié du xiv^ siècle,^ incendiée en grande partie en 1624, à demireconstruite aussitôt après, cette église montre aussi des parties qui datent du xvii^ siècle.

C'est dans cette église que l'ut célébré, le 2 juin 1420, quinze jours après le Traité de Troyes, le mariag-e de Henri V d'Angleterre avec Catherine de Franco.

I.e plan est rectangulaire, avec un sanctuaire incliné légèrement au nord.

L'entrée principale était précédée naguère encore d'un narthex de 1593, encadré entre deux vieilles maisons La démolition de celles-ci a entraîné, dans la nuit du 2i mai 1911, l'écroulement simultané de ce porche et du ^land beffroi du xiv« siècle qui s'élevait en arrière en haut de la nef sud» et dont la •robuste silhouette s'harmonisait si heureusement avec l'ensemble de l'édifice. Il est question de reconstruire ce clocher.

La façade nord sur la rue Molé, en partie cachée par de vieilles bâtisses, a un aspect tout particulièrement moyenâ.<oux. On y remarque une jolie porte du xiv« siècle, surmontée d'une statuette de moine priant et, plus loin, aux bas côtés du chœur, de belles fenêtres gothiques et Kenaissance, encadrées de niches élégantes et surmontées d'une balustrade à fleurs de lys.

Sur la façade sud, s'élève une sorte de minaret octogonal qui renferme l'horloge et rejoint les combles par une galerie.

Le chœur, plus élevé que le reste, montre par des arrachements qu'on a eu l'intention de reprendre l'église sur des proportions plus étendues.

A l'intérieur, le maître-autel est adossé à un grand retable corinthien en marbre blanc et noir, dû à Noblet, architecte parisien. Ce retable encadre deux grands tableaux de Pierre Mignard, le célèbre peintre troyen: le Baptême du Christ (16G7) et le Père Eternel. Tabernacle en marbre et cuivres dorés, par Girardon, sculpteur troyen.

Verrières da chœur: sai7it Grégoire, saint Jérôme, Baptême du Christ, saint Ambroise et saint Augustin. Au sanctuaire: la Foi, VEspérance, la Charité, la Justice, Jésus en croix.

Bas côté nord, épitaphe de Claude Huez, maire de Troyes^ assassiné en 1789.

Bas côté nord du chœur, Ire chapelle, verrière: Deux scènes de la Vie de saint Pierre. Belle copie de la Cène (école italienne). — 2e chapelle: belle statue de saint Michel.

Chapelle centrale du chevet: retable en marbre, par Girardon. encadrant sept remarquables bas-reliefs attribués à Jacques Julyot, sculpteur troyen (xvf siècle): le Lavement des pieds, la Cène, Judas jetant sa bourse aux pieds du grand-prêtre, Jésus conduit au Calvaire, Crucifiement, Résurrection, Mise au tombeau. — A la fenêtre, grande verrière, par Llnard et Jean Gontier, peintres- verriers troyens (xvii* siècle): saint Julien r Hospitalier, la Cène, les Noces de Cana, la Manne, Donateurs, etc.

Bas côté sud, grandes et belles verrières: 1" fenêtre: la

Crèche, Baptême de Jésus Christ. - 2* fenêtre: Vi6 xte saint Jean-Baptiste (1536). — 3* fenêtre: Jugement de Salomon,

Bas côté sud du chœur, verrières: saint Sébastien, les six frères de Mauroy, Martyre de sainte Agathe, Nicolas et Pierre Dorlgny, curés de Saint-Jean aux xv* et xvi« siècles. — La Visitation de la Vierge à sainte Elisabeth, admirable groupe en pierre du xvi» siècle (école troyenne).

Hôtel des Ursins

Rue Champeaux, n' 26

Dans la cour, ancien hôtel de la famille des Ursins d'où est sorti Ju vénal des Ursins; il a été en partie reconstruit en 1626. Sur la façade, joli oratoire en encorbellement décoré de verrières.

Tourelle de V Orfèvre

Rue Champeaux, n^ 9, une ancienne construction en bois du xvii^ siècle montre à son angle une curieuse tourelle d'escalier, soutenue par des cariatides représentant des faunes et connue sous le nom de Tourelle de V Orfèvre. Ce quartier l'ut, en effet, jusque vers la fin du xix^ siècle, celui des orfèvres.

Rue des Chats

A côté du no 3o de la rue Champeaux, débouche la rue des Chats, la plus pittoresque de Troyes, tant par son étroitesse que par Tétrangeté archaïque des vieux bâtiments qui la bordent de part et d'autre. A cette extrémité surtout, elle ressemble ])lutôt à un corridor qu'à une voie publique et les antiques immeubles qui s'y font vis-à-vis sont tellement penchés les uns vers les autres à leur sommet qu'ils se touchent presque et que quelques-uns s'étayent mutuellement de poutres transversales destinées à en retarder, autant que possible, la jonction.

Hôtel de Aîarisy (iMoiitiment historique) A l'Lngle de fa rue des Quinze-Vingts et de la rue Cliarbonnet

Construit de 1628 à i53i par Claude de Marisy, maire de Troyes, restauré vers 1870.

A l'angle des deux rues, gra-* cieuse tourelle on encorbellement, ornée à la base de figures décoratives et des blasons de la famille de Marisy et de ses alliances.

Sur la rue Charbonnet, deux fenêtres fermées de grandes grilles en for tordu au marteau sans soudures. La plus gravide, seule, est ancienne.

Toiture en tuiles de couleurs vernissées, disposées en losanges.

Hôtel de Mauroy ou de la Trinité ( Monument

historique) Rue de la Trinité, n° 7

Edifié en i56o, par Jean de Mauroy, contrôleur des aides, et lég^ué par lui pour en faire, sous le vocable de la Trinité, un hospice où furent élevés des enfants, à qui, à partir de 17 45, on apprit à fabriquer des bas au métier. C'est donc dans cet établissement qu'est née la grande industrie troyenne . de la bonneterie.

Construction faite d'assises de pierres et de briques, en chevrons, encadrée de deux fausses ailes à pignons aigus et percée de fenêtres alternativement simples et géminées.

Dans la cour, côté ouest, colonnade corinlhienne de six colonnes décorées de branches de lierre enroulées en torsades. Au-dessus, étage formé d'une fausse galerie en bois. Côté oriental, une tourelle octogonale en bois est appliquée à la façade. Au nord et au su 1, appartements.

Église Saint-Pantaléon (îXCouumeut historique)

Rue de Vauluisaid

Commencée en i5i6, incendiée en 1624, reprise en i536 et terminée seulement en 1672.

Grand portail dorique et ionique de 1745. Cette église, assez banale à l'extérieur, est à l'intérieur un véritable musé© d'œuvres d'art.

Dans la grande nef, une double rangée de statues superposées décore les piliers; à droite, saint Jacques le Majeur, par Dominique le Florentin; au-dessus, saint Georges: — sainte Barhe; au-dessus, saint Julien; — Christ triomphant; — saint Joseph et VEnfant Jésus; au-dessus, sainte Madeleine; — saint Nicolas.

A gauche, saint Joseph endormi; au-dessus, saint Paul; — saint Sébastien; au-dessus, saint Roch; — Notre-Dame de Pitié; — saint Jean-Baptiste ; au-dessus, sainte A7ine et la Vierge; — autre saint Jean- Baptiste, saint Philippe. Sanctuaire: La Charitéy la Foi, par Dominique.

Entre les piliers, six tableaux de Jacques Carrey, troyen (1619-1726): Vie de saint Pantaléon.

Dans le chœur, Ensevelissement du Christ et Nativité, tableaux d'Herluyson, autre troyen. Grandes verrières de 1862-1663.

Voûte en bois avec beau pendentif.

Bas côté nord. Chapelle SaiiU-Jacques, beau retable par Dominique le Florentin. — Verrière en grisaille: Victoire de Simancas remportée en 93S sur les Maures par les Espagnols secourus par saint Jacques. — Chapelle des Molé; dais monumental à trois étages. — Guérison de Tobie, tableau.— 4* chapelle: saint Joachim et sainte Anne, groupe. — Chapelle du chevet, verrière: Invention de la Sainte Croix.

Bas côté sud: Calvaire en rocaille orné d'un grand nombre de statues; à droite, Jésus présenté au peuple. Sur la galerie, deux Grands Prêtres Va\ bas. Sainte Femme en pleurs. Sur le mur, sainte Véronique. Plus haut, Jésus tombant sous sa croix. A gauche, Marie, Madeleine et saint Jean. Au pied de la croix, Pietà. En bas, à droite, saint Pierre pleurant.

2e chapelle. Arrestation de saint Crépin et de saint Crépinien, groupe polychromé par François Gentil (?). - 3« chapelle.-Verrière en grisaille: Festin de Balthasar, Histoire de Daniel (1531-1546). — 4' chapelle. Verrière en grisaille: la Passion, le Jugement dernier, — Chapelle du chevet. Verrière de droite: Vie de la Vierge. Derrière Tautel: Prophéties relatives à V Immaculée Conception^ verrière émaillée.

Hôtel de Vauluîsani (C^Comunent historique)

Rue de Vauluîsani, 4

Bàli vers i55o sur remplacement d'un ancien souvent, Notre-Dame de Vauliiisant, au diocèse de Sens, par Antoine Hennequin, receveur des tailles. 11 a a])parLenu ensuite à la famille de Mesgrigny; il est loué actuellement au Grand Cercle de Troyes.

Le rez-de-chaussée, précédé d'un escalier à double révolution, est percé de fenêtres à soubassement de style Henri II. Blason des Mesgrigny au-dessus de la porté. Les fenêtres de l'étage sont surmontées de frontons triangulaires alternés de vases.

Sur la corniche, une lucarne à fronton portant un édicule décoré d'une petite figure nue A droite et à gauche, une tourelle ronde, à toit conique, avec épis en plomb représentant le soleil et la lune.

A l'intérieur, belle salle renfermant une superbe cheminée Ren;ii^sance.

Dans une salle voisine, peintures m ytholog-iques sur bois. Hôtel de Cbapelaines

Rue Turenne, n" 55

Construit en i535, par Nicolas Largentier, teinturier de draps, dont un descendant fut propriétaire du château de Chapelaines, hameau de Vassimont (Marne), d'où son nom.

Façade en ligne brisée, divisée en cinq parties par des pilastres, dont les intervalles sont occupés par des fenêtres à frontons triangulaires surmontés de yases. En haut du couronnement, balustrade surmontée de vases cannelés. A l'angle sud-o\iest, niche Renaissance et gargouille.

Casernes

La Caserne d'infanterie, dite de Beurnonville, anciennement de l'Oratoire (rue Turenne), a été construite en i85o, et agrandie en 1876 des deux bâtiments latéraux. Celle de l'artillerie, dite quartier Song-is, est située rue delà Paix et date de 1876. En face, la Manutention, 1877.

Chapelle SainUQilles (Monument historique)

Rue du faubourg Croncels. entre les 34 et 36 S'adresser pjiu\visiier art sacristain de réglise Saint-Jean

Chapelle en bois de la fin du xv^ siècle. Succursale de la paraisse Sa if il- Jean.

A rintérieur, belles pointures sur bois. A gaiiclie. Saintes Femmes au tombeau. — Triptyque: Jésus tombant sous sa croix. Calvaire, Résurrect'un. Statuette de sainte Cathe}'ine <xvi« siècle). — Jésus apparaissant à Madeleine, panneau peint.

A droite, Pilate se lavant les mains et Jésus montré eu peuple, panneaux peints (1569). Statuettes de sainte Anne <xvie siècie) et de saint Sébastien (xvii* siècle).

Transe})! nord. Retable peint: Vie de saint Joachim et de sainte Anne. — Deux belles staUies de saint Gilles et une de saint lioch. — Restes de vitraux.

Transept sud. Retable peint: Salutation angétique. Adoralion des Bergers et des Mages. — Statue de saint Gilles (xvp siècle). — Vierge mère, pcintui-e sur fond d'or. — Deux triptyques sur bois. — Saint Jérôme, sculpture sur bois du xvie siècle. Verrières mutilées: Sacrifice d'Abraham . Blason des Le Bé, imprimeurs t)'oyens. Calvaii'e. Sai/it Jean- Baptiste et sainte Marguerite.

Monument aux Bienfaiteurs de la Ville

Place de la Bonnelerie

Elevé en iQbo sur les dessins de M. Vermot, architecte municipal. Statues de D. Briden.

Eglise Saint-Sîcolas (îhCoiuvunit hiUorique 'i

A l'ouest de la place de la Bonnelerie

Commencée au début du xvi^ siècle, incendiée €n i524 et reconstruite peu après.

Sur la façade sud. beau portail Renaissance par Faulchot <1550), avec statues ô.'Isaïe et de David, par François Gentil. — Grille b. enchevêtrement compliqué.

Portail nord gothique.

En entrant par le portail ouest, on voit sous le nart^ex deux beaux bas-reliefs: Présentation de la Vierge et Atfo'-»- 4 ion des Hcrgers et des Mages.

A gauche, Sépulcre construit en 1550 aux frais d'un parois* sien, Michel Oudin, sur le modèle de celui de Jérusalem. — A l'intérieur (fermé ordinairement), statue du Christ mort couché sur un linceul.

Au-dessus du sépulcre, l'orgue et le Christ ressuscité^ grande statue (xvie siècle).

A droite, un escalier mène à un Calvaire, où se trouvent <leux autres belles statues: le Christ à la colonne et le Christ tombant sous le poids de sa croix.

Près de l'autel, deux groupes de chacun six personnages, donateur et donatrice avec leurs patrons et leurs patronnes. Près des fenêtres, autre bas-relief en albâtre. Saint Joachim repoussé du Temple et saint Joachim gardant les troupeaux.

Au mur, le Calvaire, peinture de Nicolas Cordonnier II, *,royen (xvi* siècle), très m.il restaurée.

Aux piliers de la nef, statues: à gauche, saint Benoit, saint PhaJy V Immaculée Conception, saint Pierre, saint Nicolas; à droite, saint Yves, saint Bruno^ Eve, saint l'aul, saint Edme.

Bas côté nord. Verrière: Légende de VHostie. — Au-dessus <le la porte, Sacre de saint Nicolas, toile attribuée à Simon Vouët.— Sur la sacristie, belle peinture sur bois du xvie siècle: Le Baptême, VEucfiaristie et la Confirmation. ^ Chapelle du -chevet. Verrière: les Bèalitudes, Martyre de sainte Agnès.

Bas côté sud. Verrières: Histoire de Tobie, saint Sébastien, Arbre de Jessé, Vie de saint Claude, etc. Statues anciennes.

Fenêtres du sanctuaire et de la grande nef: Résurrection, Calvaire, Transfiguration^ Nativité, Adoration des Bergers. Les quatre grands Docteurs de l'Eglise^ verrières très restaurées.

Belle chaire avec pnnneaux sculptés sur bois, représentant •la Vie de saint Nicolas (xvi« siècle).

Hôtel de r Election

Rue de la Monnaie, 26

Maison en bols du xvi^ siècle, avec deux clag^es iiur entresol très bas et toit à pignon pointu en anvent. Elle abritait autrefois la juridiction de l'EIoction qui s'occupait de la repartition des impôts, de la taille et des atlaires judiciaires de la ])olice et des finances. Incendiée en partie en 1908, elle a perdu la plus grande p?.rtie de son pittorcs(jue primitif.

Hôtel Deheurles

Rue de la Monnaie, n* 42

Cet hôtel date du xvi^ siècle. Il est situé au fond le la cour, derrière la maison qui se trouve sur la rue. Tout en pierres et briques avec porte Renaissance au pied et précédé d'un perron à rampe Louis XV. Fenêtres encadrées de colonnes Renaissance, datées de i545.

Hôtel de Nicolas Riglet

Rue Juvénaf-des-Ursins, n° 6

Il reste de cette maison, bâtie par Nicolas Riglet, maire de Troyes de i544 à i540, une belle et haute tourelle couronnée par une balustrade de style Hamboyant et un toit à pans, qu'on aperçoit par dessus les maisons environnantes.

Eglise Saint-Martin-èS' Vignes

Rue de Paris, entre les IIS et 120

Construite en 1592.

Grand portail de 1681, surmonté d'une colonnade supportant un fronton triangulaire. — A l'intérieur, très belles ■verrières.

Bas côté nord. Au mur ouest, verrière par Linard Gontier le jeune: saint C/ai(de, sainte Anne, VAsso7nption, saint Jean- Baptiste. Tableau: la Résurrection. — Chapelle des fonts. Prise de Jérusalem par Titus, verrière de 1G28. —

chapelle. Statue de VAnqe Gabriel (xvi« siècle), monument historique. Verrière: Abraham, Isaac et Jacob, Melchisédech.

Transept nord. Verrières: Vie de saint Martin, Vie de la Vierge, saint Nicolas, Résurrection, sainte Giidule, Calvaire, Transfiguration. — Apparition de Jésus à Madeleine^ tableau de G. Cossard. troyen (1633-1716).

Pourtour du chœur ot du sanctuaire, de gauche à droite: Christ, de Van D\ ck. — Verrières: Vie de sainte Jule, la Pen. tecôte, l'Eglise et la Communion des Saints, la Rémission des Péchés, la Résurrection de la Chair; la Vie éternelle; la Cène,^ saint Martini, saint Nicolas, Légende de la Croix; Vie de saint Joseph; Vie de sahite Anne, par Linard Gontier (1623;. — La Passion et la Résurrection.

Grandes fonTnres du chœur et «lu sanctuaire, de gauche à 'droite: Vie de saint Pierre, par Liiiard Gontier (163i). — Vie de saint Jean-Baptiste, VAnnonciatina, Calvaire^ Vocation de saint Jacques, saint Valentin, saint Nicolas, saint Jean^ Baptiste, sai7it Simon, saint François d'Assise (1671), saint Martin, sainte Catherine (1626). - J.a Passion, grisaille (xviie siècle).

Transept sud. — Fenêtre orientale : Lapidation de saint Etienne \)(iv Linard Gontier (1639). — La Trinité.

Fenêtre sud : L'Apocalypse, splendide verrière (1611) manifestement inspirée des célèbres estampes d'Albert Durer. Au dessus, saint Louis (deux fois), saint Pierre, saint Jean- Baptiste. Blasons de L^ouis d'Avtriiy et d'Anne de Villeprotivée, sa femme.

Bas côté sud. — Au-dessus de la porte, la Sainte Trinité, verrière. En suivant, Création, Péché originel, blasons des Colbert et de Marie Forest, veuve d'Odard Colbert. Légende de saint Sébastien, Statve du même Saint (xvii^ siècle). Mater Dolorosa ou Sainte femme, statue peinte, provenant d'un sépulcre (xvii^ siècle). Christ de pitié (xvie siècle). — Fenêtre occidentale: La Passion (très mutilée), sainte Jiile ou peutêtre sainte Savi7ie.

Lycée de jeunes filles

Rue de Paris, iT" /IS

Le Ijcce de jeunes filles (Architectes, MM. Viardot et Matrion, de Troyes) a été commencé en 19 12 sur l'emplacement du Petit Séminaire, ancien Couvent de Religieux Antonins, construit en 1690 et a^'randi au xvin^ siècle.

On n'a conservé du précédent établissement que la chapelle, construite en i848.

A l'intérieur de celle-ci, fresques de Perrodin, élève de Fiandrin : Chemin de Croix, Vie de saint Lonis de Gon- 'sague, les Apôtres, le Régne de la Vierge, la Messe pour les morts, etc.

Jardins publics — Fontaine Argence Foires — Caisse d'Épargne

Outre ses monuments civils et religieux, Troyesoffre à la curiosité du touriste une verdoyante enfilade de Jardins publics qui côtoient les boulevards Garnot et Gambetta. Ges squares, élégamment dessinés, plantés d'essences variées qui y mêlent, pour le plus grand plaisir des yeux, desfeuillages de tous les tons, et entretenus avec un art parfait, ont été créés sur l'emplacement desfossés des anciens remparts.

En partant de la gare, on rencontre d'abord, à. droitc, le Jardin de Chevreuse décoré sur sa pelouse d'un vase décoratif en bronze a Le Vin », composition originale d'un sculpteur du crû^ Désiré Briden; à gauche, le Jardin du Ilauelin, Sido])i& spécialement par les mamans et les nourrices (monument du peintre champenois Hector Pron, par le même artiste"), puis, en suivant, la montueuse Vallée Suisse, arrosée par une fraîche cascade, et enfin le Jardin du Rocher, dont le bassin aux poissons familiers fait la joie des enfants et des oisifs, et dont le kiosque à musique, deux ou trois fois par semaine en été, offre aux habitants les distractions pacifiques et peu coûteuses chères à la province.

A l'extrémité de ce dernier s'élève la Fontaine Argence, due à la libéralité d'un maire défunt. C'est tout ce qu'on peut en dire.

Sur les boulevards qui longent ces jardins se tiennent deux fois par an, en mars et en septembre, des Foires très courues. Gelle de mars, qui occupe tout l'espace compris entre le Girque et la Gaserne d'infanterie, est la plus importante comme attractions de toutes sortes. Elle dure du deuxième dimanche de Gareme au dimanche des l\ameaux.

Sur le boulevard Gambetta, au 28, s'élève la. Caisse d* Epargne, inaugurée en 1897.

Bonneterie

La Uoniieleric est la grande industrie de Troyes^ où elle a débuté au xviii^ siècle. C'est, en elfet, en que les enfants hospitalisés à l'Hôtel de

Mauroy ou de la Trinité commencèrent à travailler au métier mécanique à bas. Jusque là, on n'avait tricoté qu'à la main.

La nouvelle industrie, déjà installée depuis quelques années dans les villages environnants, se développa rapidement, mais c est surtout au xix^ siècle que, les prog'rès du machinisme aidant, la bonneterie prit à Troyes une extension prodigieuse.

Aujourd'hui, elle compte, non seulement à Troyes,. mais dans une notable partie du département, quantité d'usines pourvues de tous les perfectionnements désirables et occupant une foule considérable d'ouvriers.

Charcuterie

La (Charcuterie est une autre renommée de Troyes, dont les andouiUes étaient déjà fanieuses au moyen âge. Grâce à des procédés tout spéciaux de fumage et de cuisson que nos charcutiers locaux se repassent d'âge en âge et de père en fils, comme une consigne mystérieuse et soigneusement gardée, les produits de cette branche d'alimentation ont ici un bouquet tout particulier que les gourmets reconnaissent immédiatement et qui justihe la réputation universelle de la a langue fourrée )), de la jambonnière, de la hure et des immortelles andouillettes, individualités les plus en vue, comme on sait, et les plus demandées de la charcuterie troyenne.

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