C“H‘MS
Lorsqu’on fait passer un courant de gaz carbonique dans une solution alcoolique du composé sodique, on obtient le composé
CMP S’, C’NaO’ = CIP Na S’ O',
qui présente la composition du thiosalicylate de soude, dont il n’est peut-être toutefois qu’un isomère.
I.a composition du inercaptan phénylique est représentée par la formule
C'Mt' 1
CMPS’= „ SL H 1
On connaît en outre un sulfure et un bisulfure de phényle dont nous nous contenterons de constater l’existence.
ANÉTBOL.
Appendice au phénol.
ESSE^CE d’anis ou anéthol. (Éq. = 148.)
§ 393 . Cette huile, extraite des semences de l’anis [Pimpinella anisum), et que ses réactions tendent à rattacher au phénol, se rencontre dans le commerce sous la forme d’une masse concrète, formée de lamelles cristallines , lorsque la température est inférieure à 18 degrés; au-dessus de ce terme elle affecte l’état liquide.
La purification de ce produit est d’une extrême simplicité ; il suffit, en effet, de le presser entre des doubles do papier joseph, jusqu’à ce que ce dernier cesse d’être taché, après quoi l’essence est reprise par de l’alcool à o, 85 , qui la dissout. En lui faisant subir deux ou trois cristallisations dans ce véhicule , on obtientune substance parfaitement pure, qui possède les caractères suivants :
Elle se présente sous la forme de lamelles blanches, douées de beaucoup d’éclat ; sa pesanteur spécifique est presque égale à celle de l’eau ; elle possède une odeur d’anis plus faible et plus suave que l’huile brute.
Elle est très-friable, surtout vers zéro, et à plus forte raison à des températures inférieures. Elle fond à 18 degrés, et bout régulièrement à 222 degrés, température à laquelle elle se volatilise en entier sans éprouver d’altération sensible. Sa vapeur présente une anomalie toute semblable à celle que m’ont offert les acides du groupe formique.
Exposée pendant très-longtemps au contact de l’oxygène ou de l’air sec ou humide, cette huile n’éprouve pas d’altération tant qu’elle affecte l’état solide; mais, lorsqu’on la maintient à l’état liquide , elle s’altère graduellement et finit par perdre la propriété de cristalliser. En prolongeant l’expérience pendant deux années, M. Théodore de Saussure a démontré qu’elle finit par se résinifier.
Le chlore et le brome réagissent avec énergie sur cette sub-
ANÉTHOL.
Stance, et donnent naissance à des produits qui dérivent de l’essence par substitution. Ceux que fournit le brome sont cristallisables.
Lorsqu’on ajoute par petites portions du brome à une dissolution éthérée d’anélhol, la couleur de ce corps disparait, et l’on obtient par l’évaporation spontanée de la solution éthérée un produit d’addition cristallisé en belles aiguilles dont la composition est représentée par la formule
C”ir’Br’OL
Lorsqu’on agite cette essence avec de petites quantités d’acide sulfurique à 66 degrés, elle s’échauffe beaucoup en se colorant en rouge; l’addition de l’eau décolore le produit en séparant une matière résinoïde à laquelle j’ai donné le nom (Vnnisoïfic, et qui possède la même composition que l’essence. L’acide phospliorique, le protochlorure d’antimoine et le bichlorure d’étain se comportent de la même manière.
La composition de l’anéthol est représentée par la formule
4 vol. vap.
§ 396. L’acide nitrique, en réagissant sur l’essence d’anis concrète, fournit, suivant son degré de concentration et la durée du contact, des produits variables par leur nature, leur composition et leurs propriétés, sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir dans de prochains Chapitres. On obtient ainsi les trois produits successifs que j’ai désignés sous les noms à'hydrure (l’a/iisj lc, à'acir/e anisique etd’rtCfV/c nitranisique, dont la composition est exprimée par les formules suivantes :
Hydrure d’anisylc
Acide anisique
Acide nitranisique C'*ir (AzO') O®.
§ 397. Des expériences récentes de M. Ladenburg conduisent à considérer l’anéthol comme le dérivé méthylé d’un phénol particulier, X allylphénol , résultat dont il a donné la démonstration parfaite en faisant agir à chaud la potasse caustique sur cet anéthol.
CRÉSTL0L8.
Le produit de cette réaction, auquel il a donné le nom A'nnol, et qui ne se forme, dans celte circonstance, qu’en proportions assez minimes, se précipite par l’addition d’un acide à la liqueur alcaline en flocons jaunâtres, facilement solubles dans l’eau bouillante, et s’en déposant, par le refroidissement, sous la forme d’écailles brillantes.
Indépendamment de cette action de la potasse, M. I>adenburg a constaté que l’anéthol, chauffé dans des tubes scellés avec une solution concentrée d’acide iodhydrique, donnait naissance à dol’iodure de méthyle, ce qui ne peut laisser aucun doute sur l’existence de ce radical dans le produit.
La composition de l’anol étant représentée par la formule
C'’n"’0'=C’H‘(C'ir)0’,
celle de l’anéthol devra l’étre nécessairement par la formule
C“ H' ’ O’ = G” H' ( C‘ IP ) { CMP ) O’.
Ce composé se transformant, sous des influences oxydantes, en acide anisique
C'MPO'^ C'Mr(CMP)C’HO',
ce dernier ne serait autre que l’acide mèthylpnrnxybcnznïquc , ce que confirme l’expérience. Ainsi se trouve pleinement justifiée la place que nous attribuons à l’anéthol.
Crésvlols. (Éq. = io8.)
§ 398. Au toluène vient se rattacher, de môme qu’à la benzine, une combinaison oxygénée, homologue du phénol, dont MM. Williamson et Fairlie signalèrent, les premiers, l’existence dans les huiles lourdes provenant de la distillation du goudron do houille. Étudiée postérieurement parM.M. Duclos, Engelhardt et Latschinow, Fuchs, etc., cette substance a été reproduite artificiellement par M. Wurtz, à l’aide d’une méthode générale qui lui est commune avec MM. Dusart et Kekulé.
L’extraction de ce produit du goudron de houille étant longue et pénible, nous décrirons sommairement la méthode de M. Wurtz.
CRÉSYLOLS.
On fait agir sur le toluylsulfiie de potasse, desséché à une température de i 5 o à 3oo degrés, le double environ de son poids d’un mélange de potasse et de soude solide légèrement humectées. On obtient une masse solide qu’on dissout dans l’eau ; l’addition de l’acide chlorhydrique à la liqueur détermine immédiatement la séparation du crésylol brut. Ce dernier, traité par ' une dissolution de carbonate de potasse, lui cède une petite quantité d’acides oxybenzoïque et salicylique qui se sont produits dans la réaction. Le résidu séché, puis soumis à la distillation, fournit une assez grande quantité d’un produit huileux, bouillhnt entre igo et 202 degrés, et qui, abandonné à lui-même pendant quelques heures à une température inférieure à zéro, se remplit d’une masse de petits cristaux.
A l’aide de pressions et de cristallisations successives, on obtient finalement une substance d’un blanc de neige qui fond à 34°, 5 et bout entre 201,5 et 202 degrés. Ce produit, ainsi purifié, reproduit toutes les propriétés du phénol. Comme lui, il donne naissance à des produits de substitution par son contact avec le chlore, le brome et l’acide nitrique. Comme lui, il se dissout dans l’acide sulfurique en formant un acide copulé, dont le sel de potasse qui cristallise avec la plus grande facilité donne naissance à de Yacide protocatéchique, lorsqu’on le chauffe avec de la potasse fondue.
Soumises à l’action du chlore, les vapeurs de crésylol bouillant échangent de l’hydrogène contre du chlore en donnant naissance à des produits de substitution. La portion qui distille entre 235 et 245 degrés se dissout facilement dans l’alcool, l’éther, la benzine et'l’huile légère do pétrole. Ce dernier dissolvant abandonne par l'évaporation de belles aiguilles soyeuses dont la composition est représentée par la formule
C'MrClO’.
C’est donc du crésylol monochlorc.
Les papiers imprégnés de la matière huileuse qui souillait les cristaux du crésylol dont nous venons de parler étant repris par l’éther, et la dissolution éthérée étant soumise à l’évaporation, on obtient finalement une matière huileuse qui passe presque
XYLÉNOLS.
entièrement à la distillation entre 190 et 198 degrés. Ce produit, qui possède exactement la composition du crésylol solide, ne saurait être considéré comme un principe immédiat; car, quelque soin qu’on puisse apporter à sa purification, on ne saurait le séparer complètement d’une petite quantité de la variété cristallisée.
11 existe donc deux crésylols isomériques dont il est facile de concevoir l’existence, d’après la position qu’occupe l’hydroxyle dans la combinaison.
Cesdeux crésylols, en présence de la potasse en fusion, se changent l’un en acide oxybenzoïque, l’autre en acide salicylique, ce qui explique la présence de ces deux substances dans le crésylol l^rut.
§ 399 . Lorsqu’on chauffe le thymol avec le tiers do son poids environ d’acide phosphorique anhydre, on observe un dégagement de propylène, et l’on obtient une masse visqueuse qui, chauffée avec de la potasse caustique, fournit du crésylol potassique dont on sépare le crésylol à l’aide des procédés que nous avons décrits plus haut. Ce produit, qui bout entre 195 et 200 degrés, et qui demeure liquide dans un mélange réfrigérant, parait être identique au crésylol liquide dont nous avons parlé précédemment.
La composition des crésylols est représentée par la formule
C“H*OL
Xylénols. (Éq. = 122.)
§ 400 . Au xylène, de même qu’à ses homologues inférieurs, se rattachent des produits qui présentent la plus grande ressemblance avec le phénol et que, pour cette raison, on désigne sous le nom de xylénols.
Ces composés, dont on doit la découverte àM.Wurtz, se préparent, à la manière des crésylols, en faisant agir la potasse sur le xénylsulfite do potasse à une température de 25 o à 3 oo degrés.
Le produit de la réaction dissous dans l’eau, puis sursaturé par l’acide chlorhydrique, laisse déposer lexylénol brut. Celui-ci,
THTKOL.
repris par l’éther, lai cède une substance qui se sépare sous la forme d’une huile bouillant vers aïo degrés.
Cette huile, abandonnée pendant quelque temps à une température inférieure à zéro, se prend en une masse cristalline qu’une forte compression et plusieurs cristallisations dans l’éther séparent d’une matière huileuse qui l’accompagne.
Par évaporation spontanée de sa dissolution dans l’éther, ce produit se présente sous la forme de lames brillantes, incolores, qui prennent un éclat nacré par la compression.
Il fond à 75 degrés et se prend par le refroidissement en une masse cristalline d’un très-beau blanc. Par la solidification, il éprouve une contraction très-notable.
11 bout à la température de 21 3 ”, 5 .
Lorsqu’on le chauffe dans un ballon spacieux à une température supérieure à celle de sa fusion, il émet des va[)eurs qui .se condensent sur les parois supérieures en cristaux légers et trèsbrillants.
La portion liquide extraite, au moyen de l’éther, des papiers qu’elle imprégnait et purifiée par la distillation, se présente sous la forme d’une huile incolore très-réfringente, douée d’une forte odeur de phénol. Sa densité est de 1 ,o 3 ü à zéro. Elle bout à 21 1®,5. Peu soluble dans l’eau, ce composé se dissout en toutes proportions dans l’alcool et l’éther.
Le xylénol solide et le xylénol liquide présentent exactement la mémo composition. Il existe donc deux xylénois comme deux crésylols. D’après la constitution mémo du xylène, on pourrait concevoir l’existence d’un plus grand nombre de xylénois. La composition de ces produits est représentée par la formule
Thymol. (Éq. = i5o.)
§ 401 . M. Lallemand a retiré de l’essence de thym un principe immédiat, solide à la température ordinaire, cristallisable et qui, par l’ensemble de ses caractères, vient se placer à côté du phénol, dont il constitue l’un des homologues supérieurs.
THTMOt.
Ce composé, désigné sous le nom de thymol, se sépare de sa dissolution alcoolique sous la forme de tables rhomboïdales, transparentes, striées parallèlement aux côtés, qui se réunissent souvent de manière à simuler des hexagones irréguliers.
Son odeur, douce et faible, est différente de celle de l’essence. Sa saveur est piquante et poivrée. Il fond à 44 degrés et se résout en un liquide incolore qui demeure quelquefois longtemps liquide à des températures plus basses ; quelques parcelles du produit solide projetées dans le liquide en amènent immédiatement la solidiQcation.
Il est peu soluble dans l’eau, qui en prend néanmoins l’odeur ; l’alcool, l’éther et l’acide acétique concentré le dissolvent en forte proportion.
Il entre en ébullition à 23o degrés et distille intégralement à cette température.
Ce corps, isomère de l’alcool cuminique et homologue du phénol, s’unit, comme ce dernier, aux alcalis avec lesquels il forme des composés définis et cristallisables.
Le chlore et le brome engendrent par leur action sur le thymol des dérivés par substitution, homologues de ceux que fournit le phénol. C’est ainsi qu’on connaît un thymol trichloré et un thymol quintichloré
C”H"C1’0' et C’»H“C1*0’,
un thymol tribromé et un thymol quintibromé
C’“H"Br’0’ et C=‘Il“Br‘OL
Lorsqu’on soumet à la distillation le thymol quintichloré, ce produit se décompose en émettant du gaz chlorhydrique, ainsi qu’un gaz hydrocarburé, qui n’est autre que du propylène. Il se condense en outre dans le col de la cornue un produit que l’alcool dissout et abandonne par l’évaporation sous la forme de cristaux. Ce composé n’est autre que le crésylol trichloré.
L’acide azotique fournit, par son action sur le thymol, deux composés nitrés ;
Le thymol dinitré C” II' * ( Az O' )’ 0^
£t le thymol trinitré C“H" ( AzO' )^0L
THYMOL.
Le dernier de ces composés présente les plus grandes analogies avec l’acide picrique, dont il est un des homologues supérieurs.
Le thymol se dissout facilement dans l’acide sulfurique concentré à la température de 5o ou 60 degrés. Par le refroidissement, le mélange se prend en une masse cristalline qui trèsprobablement, comme dans le cas du phénol, est un mélange de deux acides sulfoconjugués.
§ -402. Lorsqu’on fait agir le peroxyde de manganèse ou le bichromate de potasse sur une dissolution aqueuse A' acide sulfot/ifmùjiie, le mélange s’échauffe et, si l’on procède à la distillation, on voit se condenser dans le récipient, avec les vapeurs d’eau, des gouttelettes huileuses qui ne tardent pas à se concréter.
Ce produit, puriGé par des cristallisations dans l’alcool éthéré, se présente sous la forme de tables quadrangulaires jaune orangé, douées de beaucoup d’éclat. Il fond à 48 degrés et distille à 23 o degrés, en se décomposant partiellement. Son odeur rappelle à la fois celle de l’iode et de la camomille. Soumis à l’action de corps réducteurs , tels que l’acide sulfureux, ce • composé, que nous désignerons sous le nom de l/iymof/uinoae, pour rappeler ses analogies avec la quinone, et que nous représenterons par la formule
prend une teinte foncée très-riche, qui disparaît par une action prolongée du réactif. On obtient alors une substance incolore, qui no diffère de la précédente que par 2 équivalents d’hydrogène en plus : c’est \hydrothymoqninone
Cette dernière, que l’alcool et l’éther dissolvent avec facilité, se dépose, par un refroidissement lent de sa dissolution bouillante dans l’alcool étendu, sous la forme de prismes à quatre pans incolores, fusibles à i45 degrés, et distillant sans altération à 290 degrés.
Le corps intermédiaire, de couleur vert-bronze, qui prend naissance dans l’action des corps réducteurs, s’obtient en mélangeant
Diüitized bï G oo gle
THYMOL.
des poids égaux de thymoquinone et d’hydrolhymoquinone dissous tous deux dans l’alcool. La liqueur prend immédiatement une couleur rouge de sang, et laisse déposer par l’évaporation des cristaux violets à reflets métalliques, dont l’aspect rappelle celui des élytres d’un grand nombre de coléoptères.
La thymoquinone, mise en présence du brome, échange i ou 2 équivalents d’hydrogène contre des quantités proportionnelles de ce corps et donne une monobroniothjmoquinone
C’" H" Bros
et une dibromothymoquinone
C=»H'»Br’0‘.
La thymoquinone s’altère rapidement à la lumière, en prenant une couleur rouge ; elle devient presque noire sous l’influence des rayons solaires en se transformant en un produit qui n’en diffère que par 2 équivalents d’oxygène en plus, et que, pour cette raison, nous désignerons sous le nom ù’ oxy thymoquinone
Celte substance fond à 187 degrés et se sublime en tables ou en longs cristaux aciculaires. Elle se dissout dans les alcalis avec une coloration pourpre. Lorsqu’on dissout la dibromothymoquinone humectée d’alcool dans la potasse chaude et qu’on neutralise ensuite la solution de couleur brune par un acide, il se sépare des flocons jaune brun qui, purifiés par cristallisation dans l’alcool, donnent à l’analyse des nombres qui conduisent à les considérer comme de la dioxythymoquinonc
La dérivation de cette substance au moyen du composé bromé s’explique facilement en admettant que ce dernier échange ses 2 équivalents de brome contre deux fois le résidu HOL
Nous n’entrerons pas dans de plus grands détails à l’égard du thymol, dont la composition est représentée par la formule
rJouu )
MAPHT0L8.
Phénols de la forme C’™IP"*”0’.
Napiitols.
§ 403. L’existence de ces composés, qui sont à la naphtaline ce que le phénol est à la benzine, fut signalée pour la première fois par M. Griess; postérieurement, MM. Dusart et Wurtz firent voir que, en soumettant à l’action de la potasse fondante les sels de potasse formés par les acides sulfoconjugués de la naphtaline, on engendrait des composés analogues au phénol, que nous désignerons sous le nom de naphtoh, pour exprimer qu’ils jouent dans la série naphtalique un rôle analogue à celui que jouent les phénols dans la série benzinique. Or, comme on connaît deux sulfodérivés distincts, l’acide sulfonaphtalique et l’acide parasulfonaphtalique, on devra pouvoir engendrer deux naphtols, ce que confirme pleinement l’expérience. Pour les distinguer l’un de l’autre, nous les désignerons par les noms de naphtol et de paranaphtol.
§ 404. Le naphtol se présente sous la forme d’aiguilles brillantes qui fondent entre 92 et 94 degrés. A peine soluble dans l’eau froide, un peu plus soluble dans l’eau bouillante, il se dissout en forte proportion dans l’alcool et l’éther.
Sous l’influence de la lumière il colore le bois de sapin imprégné d’acide chlorhydrique en vert, puis en brun. La solution aqueuse du naphtol prend, en présence du chlorure de chaux, une coloration violette. Le chlorate de potasse, mêlé d’acide chlorhydrique, le transforme en dichloronaphtoquimne .
Il se dissout dans l’acide sulfurique, avec lequel il forme un acide sulfoconjugué, dont les sels cristallisent avec facilité.
L’acide nitrique engendre, par son contact avec le naphtol, deux dérivés nitrés, savoir :
1 “ Un mononilronaphlnl C’" IP ( Az 0‘ ) O’ ;
2 “ Viw. dinitronaphtol C’“H“(AzO')’OL
Ces deux composés cristallisent très-bien et donnent, avec les
NAPHT0L8. 27
oxydes de la première section, des composés solubles et cristallisables. Ils donnent également naissance à des éthers.
Ils se transforment, sous l’influence des corps réducteurs, en dérivés amidés. C’est ainsi qu’en faisant agir sur le dinitronaphtol un mélange d’acide chlorhydrique et de grenaille d’étain on obtient de beaux prismes colorés en jaune, qui résultent de l’union du bichlorure d’étain avec le chlorhydrate de diamidonaphtol, dont la composition est représentée par la formule
C’*H“(AzH’)’ 0 ’, 2 HCl, SnCP.
En décomposant la dissolution de ce sel par un courant d’acide sulfhydrique, filtrant et concentrant la liqueur, on obtient le chlorhydrate de diamidonaphtol en cristaux bien définis.
Les nitronaphtols, en se dissolvant dans l’eau, lui communiquent une belle couleur jaune. De la soie et de la laine plongées dans cette liqueur s’y teignent parfaitement bien. Le pouvoir tinctorial de ces composés est si considérable, que i kilogramme do la combinaison sodique permet de teindre 200 kilogrammes de laine en jaune intense.
En chauffant le sel de potasse de l’acide sulfonaphtolique avec de la potasse caustique, on obtient un nouveau composé renfermant 2 équivalents d’oxygène de plus que le naphtol, dont la composition est, par suite, représentée par la formule
et qu’on désigne sous le nom ÿoxynaphiol.
Enfin on connaît un autre composé renfermant 2 équivalents d’oxygène de plus que ce dernier, que nous désignerons sous le nom de dioxynaphtol. Sa composition est, par conséquent, représentée par la formule
On connaît également une naphtaquinone C’“II' 0 *,
et des dérivés chlorés de ce produit.
§ 40 S. Le parnnaphtol cristallise en petites lames brillantes, fusibles à 122 degrés. Il colore en bleu verdâtre le bois de sapin
NAPHTOLS.
imprégné d’acide chlorhydrique, et sa dissolution aqueuse devient jaune par l’addition du chlorure de chaux.
Un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse no donne pas de produit cristallisé comme* avec son isomère , mais des produits de consistance huileuse ou d’aspect résineux. Traité par les chlorures des radicaux d’acides, il donne, comme son isomère, des composés crislallisables. De même que son isomère, il donne naisance à des dérivés nitrés, qui se résoudraient sans doute à leur tour en dérivés amidés sous l’influence des corps réducteurs.
La composition du paranaphtol est représentée, comme celle du naphtol, par la formule
Les naphtols, de même que les phénols, sont susceptibles d’échanger I équivalent d’hydrogène contre i équivalent d’un radical alcoolique ou d’un radical d’acide monoatomique.
C’est ainsi qu’on connaît un éthyhtnphtol et un vtUylparanaphtol