C'H’CIO
En traitant de l’aldéhyde vinique, nous avons vu que cette substance se transformait d’abord en une combinaison de chlorure . d’acétyle et d’aldéhyde, puis en chlorure d’acétyle, etc. En épuisant cette action, MM. Kræmer et Pinner ont obtenu divers produits, au nombre desquels figure un composé qui présente une . grande ressemblance avec le chloral, et que, pour celle raison, ils désignent sous le nom de chloral crotonique. Sa composition est exprimée par la formule
C*H’CPO^
Lorsqu’on fait digérer ce produit avec le double de son poids d’acide nitrique fumant dans lequel il se dissout, il se transforme, du jour au lendemain, par oxydation, en acide trichlorocrotonique
C*IPCPO‘.
La composition du chloral crotonique est représentée par la formule
C'IPO’.
§ 429 . Gerhardt, ayant soumis l’essence de camomille romaine à l’action de la potasse hydratée dans un vase distillaloire, con-
ALDÉHYDE CROTONIQUE. 63
stata la formation d’un acide (acide angélique) qu’accompagnait un dégagement d’hydrogène, tandis qu’il se condensait dans le récipient un liquide qu’il considéra comme un hydrocarbure. 11 conclut, par suite de son expérience, que l’essence de camomille, à l’instar de l’essence de cumin, était un mélange d’un hydrocarbure et d’une aldéhyde particulière, \ aldéhyde angélique.
Des recherches récentes de M. E. Deraarçay, exécutées dans mon laboratoire de l’École Polytechnique, ont démontré que l’essence de camomille, loin d’être une aldéhyde, était un mélange d’éthers angélobiityliqne et angqlo-amylique qui, sous l’influence de la potasse, se dédoublent en acide angélique, qui s’y unit, et en alcools butyliqueet amylique, qui se condensent dans le récipient. L’aldéhyde angélique est donc encore à découvrir. On l’obtiendrait très-probablement en distillant un mélange d’angélate et de formiate de chaux desséchés, employés à équivalents égaux.
ALDÉHYDE BENZOÏQUE.