‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 66 sur 106 · CH'(HO=)’, =CH · texte numérisé non relu

CH'(HO=)’, =CH

' alcool diatomique qui n’est autre que le glycol.

En soumettant au même traitement les divers homologues de

2i6 GLYCOL VINIQUE.

la liqueur des Hollandais bromée

C‘ H* Br’,

C‘ H’ Br’, C'H'*Br*,

on obtiendrait successivement le le buij Igljcol, etc., composés qui sont au glycol ce que les alcools propylique et butylique sont à l’alcool ordinaire.

Il est préférable, pour opérer la synthèse du glycol vinique, qui fait l’objet de l’étude présente, de substituer à l’oxyde d’argent des sels de ce métal desséchés avec soin : on obtient ainsi du bromure d’argent et des éthers composés du glycol, qu’il suffit do décomposer ensuite par les alcalis pour en retirer cette substance. Supposons, par exemple, qu’on ait fait réagir sur I équivalent de bromure d’éthylène a équivalents d’acétate d’argent, on obtiendra du bromure d’argent et du glycol diacélique. C’est ce qu’exprime l’équation suivante :

CH’ O’ Ag

0’-+-CH‘Br’ =a.\gBr-f-

ClI*

(C‘IPO’)’

L’action est déterminée, dans cette circonstance, par l’affinité considérable du brome pour l’argent.

L’expérience ayant démontré que la réaction s’accomplissait plus facilement en présence de l’acide acétique cristallisable, on opère de la manière suivante.

Pour loo parties de bromure d’éthylène, on prend i8o parties d’acétate d’argent bien sec. On mêle ces deux substances dans un mortier, en leur ajoutant une quantité d’acide acétique cristallisable capable de former une pâte molle. Cette dernière, introduite dans un ballon à long col, est chauffée pendant plusieurs jours au bain-marie. On reconnaît que la réaction est terminée lorsqu’une petite portion du mélange, exprimée dans du papier buvard, laisse un résidu complètement fusible de bromure d’argent. Lorsque ce terme est atteint, on laisse refroidir le ballon, puis on en épuise le contenu par l’éther, dont on se débarrasse ensuite par une rectification au bain-marie.

GLYCOL VINigUE.

Le résidu, soumis à la distillation, commence à bouillir vers loo degrés, le thermomètre monte rapidement à 120, et s’y fixe pendant quelque temps; il distille alors de l’acide acétique, puis la température s’élève graduellement jusque vers 200 degrés. Toute la portion de liquide qui passe à partir de 140 degrés est mise de côté ; elle renferme une forte proportion de glycol diacétique. Une fois qu’on s’est procuré cette substance, on peut en extraire le glycol, en la distillant soit avec de l’hydrate de potasse, soit avec une dissolution concentrée d'hydrate de baryte. On n’obtient pas du premier coup du glycol pur ; le produit distillé renferme, en effet, outre de l’eau, quelques traces d’un liquide huileux et empyreumatique. Pour le débarrasser, de ces impuretés, il suffit de le soumettre à de nouvelles rectifications, en recueillant à part ce qui passe seulement au-dessus de 180 degrés.

§ S 43 . A l’état de pureté, le glycol est un liquide incolore, inodore et légèrement visqueux. 11 possède une saveur sucrée. Sa densité à zéro est de 1,1 25 . Sa densité de vapeur a été trouvée par expérience de 2,164.

Le glycol bout à 197 degrés, et distille sans altération jusqu’à la dernière goutte. La moindre proportion d’eau ou de glycol acétique abaisse son point d’ébullition d’une manière très-appréciable. Refroidi par le bain d’acide carbonique solide et d’éther, il acquiert une consistance gommeuse sans se solidifier complètement.

Il se dissout en toutes proportions dans l’alcool et dans l’eau. L’éther n’en prend que des traces.

Sa composition est représentée par la formule

= 4 vol. vap.

11 dissout l’hydrate de potasse avec dégagement de chaleur. Le carbonate de potasse s’y dissout sensiblement, ainsi que le chlorure de sodium, et surtout le chlorure de calcium. Le chlorure de zinc s’y dissout avec dégagement de chaleur. Le sublimé corrosif y est tellement solublé à chaud, que la liqueur se prend en masse par le refroidissement.

Le chlore agit sur le glycol, mais moins énergiquement que sur l’alcool.

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