‹ Trsite de Chimie Generale ElementaireChapitre 77 sur 106 · C“II · texte numérisé non relu

C“II

G*’ 11* O' == JJ, I O’ = 4 vol. vap.

Butylglycol. (Éq. -= iii 5 ou 90.)

§ 571. La préparation du butylglycol étant entièrement calquée sur celle de ses homologues, je ne crois pas devoir y revenir, car je n’aurais qu’à répéter sans aucun profit tout ce que j’ai dit précédemment.

A l’état de pureté, c’est un liquide incolore, inodore, sirupeux, et possédant une saveur à la fois douce et aromatique. Sa densité à zéro est de 1,048. 11 bout de i83 à 184 degrés. La densité de sa vapeur a été trouvée par expérience égale à 3, 188.

Le butylglycol se dissout en toutes proportions dans l’eau, l'alcool et l’éther. Sa solubilité dans l’éther le distingue nettement de ses deux homologues inférieurs qui s’y dissolvent à peine.

L’acide azotique, même très-dilué, décompose le butylglycol avec une grande énergie, des vapeurs nitreuses se dégagent en abondance et la liqueur évaporée renferme de l’acide oxalique. Si l’on opère à froid avec de très-grandes précautions, on obtient un homologue de l’acide lactique, que M. Wurtz désigne sous le nom A'acide butyl-lnctique et dont la composition est exprimée par la formule

Sa formation peut se représenter facilement au moyen de l’équation

c*H‘'’0’ - 4 - 0' = ii’O’ c* iro*.

Butylglycol. Acide butyl-lacliqae.

Les hydrates de potasse et de soude attaquent vivement le bu-

AMYLGLYCOL.

tylglycol à iSo degrés ; de l’hydrogène se dégage en abondance ;

, le résidu renferme de l’acide oxalique, et non de l’acide succinique, comme on aurait pu s’y attendre.

La composition du butylglycol est représentée par la formule r* H* )

H j" O' = 4 vol. vap.

Les acides dans leur contact avec cette substance donnent naissance à des composés éthérés analogues à ceux que fournit le glycol.

L’hydrogénation de l’aldol opérée par l’amalgame de sodium fournit un butylglycol isomère du précédent.

Amylglycol. (Éq. = i 3 oo ou 104.)

§ î) 72 . Ce produit, qu’on obtient par le même procédé que les précédents, se présente sous la forme d’un liquide incolore, inodore et très-visqueux; sa saveur, d’abord amère, présente un arrière-goût aromatique. Lorsqu’on le place dans le bain d’acide carbonique solide et d’éther, il se prend en une masse solide, dure et transparente. Sa densité à zéro est de 0,987. Il bout à 177 degrés et distille sans altération. -L’eau, l’alcool et l’éther le dissolvent en toutes proportions.

L’amylglycol étendu d’eau s’acidifie à l’air en présence du noir de platine. Quelque précaution qu’on prenne, avec quelque lenteur qu’on conduise l’opération, non-seulement on n’obtient pas d’acide correspondant à l’amylglycol, mais on ne recueille qu’une très-petite quantité d’un acide fixe, qui paraît être l’acide butyllactique. Le produit dominant de cette oxydation est l’acide carbonique. On voit qu’à mesure que le poids de l’équivalent du glycol que l’on considère s’élève, le phénomène présente de moins en moins de régularité ; c’est ainsi que, tandis que la conversion du glycol en acide glycolique s’effectue nettement, celle . du propylglycol en acide lactique ne s’accomplit que dans des conditions toutes spéciales et que l'oxydation de Tamylglycol ne donne que des quantités insignifiantes d’un acide fixe de la série lactique.

GLYCOL OCTYLIQUE.

L’acide azotique même dilué réagit vivement sur l’amylglycol et donne une certaine quantité d’acide butyl-lactique.

Les acides engendrent, par leur contact avec l’amylglycol, des composés analogues à ceux que fournit le glycol.

La composition de l’amylglycol est représentée par la formule

C’»H'’0'= JJ, jO' 4 vol. vap.

Glycol octylique.

En chauffant à loo degrés d’abord, puis ensuite à 120 degrés, un mélange d’acétate d’argent et de bromure d’octylène auquel on ajoute de l’acide acétique cristallisable, on détermine une réaction semblable à celle que nous avons signalée dans la préparation du glycol vinique.

En épuisant le résidu par l’éther, filtrant, chassant l’éther par l’application d'une douce chaleur et soumettant le liquide restant à des distillations fractionnées, on obtient un liquide incolore, huileux, possédant une saveur brûlante et une odeur aromatique qui n’est autre que le diacétate d'octjlglycol

En saponifiant cet éther par la potasse ou par la baryte, on obtient Yoctylglycol, qu’on purifie par des distillations fractionnées.

C’est un liquide incolore, inodore, de consistance huileuse. Sa .saveur est brûlante et aromatique. Sa densité est de 0,932 à zéro. Il bout vers 287 degrés.

Sensiblement insoluble dans l’eau, il se dissout dans l’alcool et dans l’éther.

Ce composé reproduit, dans son contact avec les hydracides et les oxacides, les phénomènes que nous avons exposés en traitant du glycol.

La chlorhydrine de l'octylglycol, étant soumise à l’action de la potasse, fournit un homologue supérieur de l’oxyde d’éthylène, V oxyde d’octylène liquide limpide, très -mobile, d’une

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