C‘(C’HO')"= C'H'O’', C”(C’H0‘)' = C’‘H“0’L
Acide mellitiqne.
334 AC. niBASIQUF.S SE RATTACUANT A LA SÉR. AROMATIQUE.
Acides diatomiques et bibasiques se rattachant à la série aromatique.
§ 634. M. Hofmann a signalé l’existence d’une série d’acides bibasiques qui présentent à l’égard des acides aromatiques les mêmes relations que celles que nous venons de signaler entre l’acide oxalique et l’acide acétique, l’acide succinique et l’acide butyrique. On ne connaît jusqu’à présent qu’un très-petit nombre d’acides de cette série ; mais la liste des acides aromatiques est elle-même très-incomplète.
Nous allons mettre en évidence ces analogies au moyen du tableau suivant ;
Ac. benzoïque C'*H* O',
» toluique C'H* 0‘,
» cuminique
Ac. ? C“II‘ O",
» phtalique C'H" O®,
n insolinique C'^irO",
Ces composés se dédoublent, sous l’influence de la chaleur et des bases alcalines, en acide carbonique qui s’unit à la base et en carbures d’hydrogène, identiques à ceux que fournit l’acide aromatique du terme immédiatement inférieur dans la série parallèle.
Les équations suivantes me feront mieux comprendre ;
C"H*0^ -+- ?,BaO = C=0’, a BaO -h C”H%
Acide benzoïque. Benzène.
-t- 4BaO = a (C’O', aBaO) -+- C4F,
Acide phtaliqne. Benzène.
-4- aBaO = a BaO C‘*ir,
Acide toluiqne. Toluène.
C'HrO'^ 4- 4BaO=? a(C’0‘,aBaO)H-C“H*.
Acide insolinique. Toluène.
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ACIDE rilTALlQUE. 335
Ces divers acides no présentant d’intérêt réel qu’au point de vue spéculatif, nous nous bornerons à la description sommaire de l’un d’entre eux, Vadde phtalique.
Acide phtalique. (Éq. = i66.)
§ 655. Ce composé, dont on doit la découverte à Laurent, s’obtient par l’action de l’acide azotique sur la naphtaline normale, le bichlorure de naphtaline et deux matières colorantes de la garance, l’alizarine et la purpurine.
A l’état de pureté, l’acide phtalique se présente sous la forme de lamelles réunies en groupes arrondis. Peu soluble dans l’eau froide, il se dissout en forte proportion dans l’alcool et dans l’éther. Il fond vers i8o degrés.
Une distillation ménagée le dédouble eu eau et en acide phtalique anhydre.
Le chlore et le brome donnent naissance à des dérivés par sub stilution.
L’acide azotique donne également avec l’acide phtalique un dérivé par substitution représenté par la formule
C'IP(AzO')0‘.
Ce dernier, réduit par l’amalgame de sodium, donne naissance à l’acide azophtalique
C'H'‘'Az*0'«.
La composition de l’acide phtalique normal est représentée par la formule
Les sels ammoniacaux do l’acide phtalique engendrent, sous l’influonce de la chaleur, deux amides particulières, X acide phtalamique et la phtalinüde. C’est ce qu’expriment les deux équations
C'^H^(AzH^)Q’‘ = H’O^ H- C^H’AzO”,
Pblalate d’ammoniaque. Acide phUtlamique.
C'°H> ( Az 11*) Q” = O- + A^* .
Phtalate d’ammoniaque. Phtalimidc.
ACIDE PHTALIQUE.
L'acide phtalique, en réagissant sur l’aniline sous l’iniluencc do la chaleur, donne naissance à des composés analogues, la phénylphtalimide et l’acide phénylphtalamique.
MM. Depouilly se sont procuré industriellement l’acide phtalique par l’action de l’acide nitrique sur le tétrachlorure de naphtaline à la température du bain-marie. Le résidu de ce traitement est une masse complexe d’où l’on extrait l’acide pthalique en l’épuisant par l’eau bouillante.
Chauffé avec une petite quantité de chaux, il se dédouble en acides carbonique et benzoïque, ainsi que nous l’avons fait voir. Distillé sur un excès de chaux, il donne naissance à de la benzine en laissant un résidu de carbonate.
§636. Lorsqu’on fait agir l’acide phtalique anhydre sur les phénols mono ou polyatomiques, il se produit, suivant M, Baeyer, des matières colorantes cristallisées ou amorphes qu’il désigne sous le nom de phtaléines.
Ces produits fixent l’hydrogène naissant et fournissent des produits incolores désignés sous le nom de phtalincs qui, en s’oxydant au contact do l’air, reproduisent les substances qui les ont engendrés.
La phtaléine pyrogallique ou ^allêine colore les tissus mordancés à la manière du bois rouge.
La phtaléine résorcique se sépare de sa dissolution alcoolique sous la forme de croûtes brunes.
L’hydroquinone et la pyrocatéchine donnent, la première, une phtaléine qui se dissout dans la potasse avec une couleur violette, tandis que la seconde engendre une phtaléine qui communique à la liqueur alcaline une coloration d’un beau bleu.
§ 637. L’acide phtalique s'unit à l’hydrogène naissant en engendrant un nouvel acide auquel on donne le nom Macule hydruphudique.
Ce dernier se sépare de sa dissolution aqueuse, saturée, sous la forme de tables appartenant au type du prisme clinorhombiquo.
Très-soluble dans l’alcool, il se dissout en faible proportion dans l’éther. Il n’éprouve aucune altération à l’air et supporte une température de zoo degrés sans se modifier.
ACIDK TÉKËPUTALIUUE. 337
ChauETé avec de la chaux sodée, il se dédouble en acide carbonique, benzine et hydrogène.
La potasse hydratée le convertit, à l’aide de la chaleur, en acide carbonique, acide benzoïque et hydrogène.
Enfin le perchlorure de phosphore le dédouble en oxyde de carbone et chlorure de benzoïle ; il se produit en môme temps de l’acide chlorhydrique et du chloroxyde de phosphore, ainsi que l’exprime l’équation
Cni'O» H- zPhCP = C‘ IPCl O’ -f- 311 C 1 -H zPhCl’OL
Ac. hydropblalique.
Chlorure de benzoïle.
La composition do l’acide hydrophtalique est représentée par
la formule
C'^IPO’.
On connaît deux isomères de l’acide phtalique, les acides téréphlalique et isophlaliquc, dont je vais vous faire connaître en quelques mots le mode de production et les propriétés.
ÂCIDB TÉnÉPUTALIQUE.
§608. Découvert par M. Caillot dans les produits qui prennent naissance lorsqu’on traite l’essence de térébenthine par l’acide nitrique, cet acide fut obtenu postérieurement par MM. Warren do la Rue et Hugo Muller, en faisant agir l’acide chroinique sur divers hydrocarbures et particulièrement sur le cymène do l’essence de cumin, ainsi que sur le cuminol. D’après M. Schwanart, les essences do citron, de térébenthine, de cajeput, de camomille romaine, de thym, etc., fournissent toutes de l’acide téréphtaliquo par ébullition avec l’acide nitrique.
Enfin, d’après MM. Beilstein, Vahlford et Rœsler, le meilleur mode de production do l’acide téréphtaliquo consisterait à faire agir sur 100 parties de xylène, de goudron de houille, 400 parties do bichromate de potasse et 5 oo parties d’acide sulfurique étendu de deux fois son volume d’eau.
§ 659 . Préparé par l’un ou l’autre de ces procédés, l’acide téréphtalique est une poudre blanche cristalline qui prend un
ACIDE ISÜi'HTALlQUE.
éclat soyeux par la dessiccation. Insoluble dans l’eau, l’étlier, l’acide acétique, le chloroforme, etc., l’acide téréphtalique se dissout à chaud dans l’acide sulfurique ; une addition d’eau l’en sépare intact. Chauffé lentement, il se sublime sans fondre préalablement.
Traité par l’acide nitrique fumant, il fournit un dérivé mononitré C"'H‘(AzO')0-,
letjuel se change par réduction en un acide amidé, \' acide amidotérèphtalumc
C'“HMAzH=)0*.
Le perchloruro de phosphore le transforme en cldorure de térêphtalyle, crislallisable en belles aiguilles, qui, par son action sur les divers alcools, donne :
Un éther méthyli(juc, fusible à i fo degrés;
\]n éther éthylique, fusible à j j degrés;
Un éther amylique, cristallisablc en écailles qui fondent à la température de la main.
La composition de l’acide téréphtalique est représentée par la formule
C'“II“ O"
Acide isopiitalique.
Cet acide, isomère des acides phtalique et téréphtalique, prend naissance lorsqu’on fait agir soit l’acide chromique, soit un mélange d’acide sulfurique et de bichromate de potasse sur l’isoxylène. L’action s’effectuant graduellement, il se forme peu à peu à la surface du mélange des cristaux qu’on purifie par des lavages cl de nouvelles cristallisations.
L’acide isophtalique se dissout en quantités assez faibles dans l’eau bouillante, d’où il se sépare en aiguilles longues et minces qui fondent à 3oo degrés et se volatilisent sans décomposition.
L’alcool et l’éther le dissolvent assez bien.
Sa composition, identique à celle des deux précédents) est représentée par la formule
ACIDES PYROr.tÎNÉS.