Diesing, Arch. f. Scliiffs a. Tropen Hyg., octobre 190a
•5. F.-G. Novy, Proceed. of the Soc. f. exper. biology a. med., 1907.
R. Koch et Schilling ont essayé d'atténuer la virulence pour les bovidés de Tr. Brucei ou de trypanosomes voisins en faisant passer ces parasites par des espèces animales différentes'. Deux passages, le premier par rat, le second par chien suffisaient, d'après Koch, pour obtenir cette atténuation du virus. Schilling a reconnu que 2 ou 3 passages par rat ou par chien étaient insuffisants, et il a employé des virus ayant subi de 18 à 21 passages par chiens.
Il est fréquent de voir des bovidés guérir spontanément de surra ou de nagana. Les expériences de Koch et de Schilling auraient donc été bien plus probantes si elles avaient donné de bons résultats chez les équidés; Schilling a reconnu que le procédé d'inoculations préventives préconisé par Koch et par lui ne réussissait pas chez les équidés.
Deux jeunes ânesses inoculées par Martini avec un trypanosome
provenant d'un étalon du Togo, après passages chez des souris
blanches, ont résisté ensuite assez longtemps à l'inoculation d'un
virus toujours mortel pour l'âne, mais ces animaux ont fini par
- succomber et lenr sang était virulent ^
Chez les bovidés inoculés, les trypanosomes peuvent rester dans le sang pendant plusieurs années; par suite, des troupeaux de bovidés soumis aux inoculations préventives, constitueraient des foyers permanents de trypanosomiase très dangereux dans les pays où abondent les mouches piquantes capables de propager la maladie. Devant ce danger. R. Koch ^ a reconnu qu'il fallait renoncer au procédé d'immunisation qu'il avait préconisé d'abord.
3° Essais d' immunisalion avec les trypanosomes morts. — Nous avons constaté dès 1902, pour le nagana, que l'inoculation de sang à trypanosomes ayant perdu toute virulence (après plusieurs heures de chauffage à 40" par exemple) n'empêche pas l'infection par un virus frais de se produire et ne modifie pas la marche de l'infection '.
En 1907, Novy a proposé d'utiliser, pour l'immunisation, des cultures de trypanosomes plasmolysées dans l'eau distillée et il a appliqué ce procédé au Tr. Lewisi^, La difficulté qu'on éprouve à obtenir des cultures des trypanosomes pathogènes n'a pas permis de pousser plus loin ces essais.
R. Ross et Thomson^ ont essayé de vacciner des rats contre le
1. R. Koch, Deulsches Kolonialblatt. 1901, n° 24. — Schilling, Même Bec, 1" janvier 1004 et 15 mai 1905; Arb. a. d. Kais. Gesundheitsamte, 1904, t. XXI, pp. 476-336, et Zeitschr. f. Hyg. u. Infectionskr., t. LU, 1905. .
2. K. Martini, Zeitschr. f. Hyg. u. Infectionskr.. t. L, 1905. — Kleine et Môllers, Même Recueil, t. LU, 1906.