‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 101 sur 412 · Mense, Arch.f. Sch. u. Trop. Hyg · texte numérisé non relu

Mense, Arch.f. Sch. u. Trop. Hyg

3. Edm. et Et. Sergent, Ann. Ins't. Pasteur, t. XX, 1906, p. 677.

4. Lôwenthal et von Rutkowski, Thcr. der Gegenwart, sept. 1907.

encore on arriverait à obtenir artificiellement Timmunisalion, soit au moyen de sérums, soit en employant des virus atténués '.

1° Essais d'immunisation par des sérums. — Ce sont les essaisfaits avec Tr. Lewisi qui ont donné les meilleurs résultats; le sérum des rats immunisés, celui des rats hyperimmunisés surtout, acquiert des propriétés préventives, mais l'immunité passive qu'il confère est beaucoup moins solide que l'immunité active conférée par une première atteinte.

Le sérum des animaux guéris d'une trypanosomiase, ou en cours d'infection, acquiert souvent des propriétés préventives en mélange avec le virus homologue, mais ces propriétés sont trop peu actives pour être utilisées dans la pratique-.

Kleine et MoUers ont obtenu un sérum d'âne protégeant les souris à la dose de 0 ce, oO contre une inoculation intrapéritonéale de Tr. Brucei faite vingt-quatre heures après; le sérum d'âne, actif pour les souris, ne protégeait pas l'âne lui-même contre la trypanosomiase'.

Diesing a fait au Cameroun des essais d'immunisation des bovidés contre le nagana avec le sérum d'ânes qu'on supposait guéris et hyperimmunisés. Le sérum a été utilisé pour permettre aux bovidés^ de traverser une zone dangereuse. Les résultats ont été incertains et en tout cas très peu durables '.

Ces essais d'immunisation par les sérums ont été abandonnés, ce qui prouve que les résultats obtenus étaient pei. satisfaisants.

Les souris inoculées avec un mélange virus-sérum qui ne se sont pas infectées n'ont acquis de ce fait aucune immunité.

2" Essais d'immunisation par des virus atténués. — Différents procédés d'atténuation ont été employés : conservation du sang À trypanosomes à la glacière ou à la température du laboratoire; chauffage pendant une heure à 41°; addition au sang de différentes substances, du bleu de méthylène par exemple. Lorsqu'on inocule les virus ainsi traités, on observe que l'infection se produit avec un retard plus ou moins marqué, mais qu'elle ne perd rien de sa. gravité.

Novy et Me Neal, qui ont réussi à obtenir des cultures de quelques trypanosomes pathogènes, ont constaté que la virulence s'atténuait, puis disparaissait quelques jours avant la mort des trypanosomes et ils ont émis l'opinion qu'on réussirait peut-être à immuniser des animaux à l'aide de ces cultures. Cet espoir a été déçu jusqu'ici'.

1. A. Laveran, Inoculations préventives contre les maladies à Protozoaires, XV Congrès internat, de médecine de Lisbonne, 1906. Comptes rendus, section III, 1"' fasc.

2. A. Laveran et F. Mesnil, l'" édit. de cet ouvrage, Paris, 1904, chapitre Nagana.. •3. Kleine et Môllers, Zeitschr. f Hy<j. u. Infectionskrank., t. LU, 1906.

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