Pétrie et Avari. Parasitology, t. II, l'JU'J. p
2. Yakimoff, Zeitschr. f. Infekl. krank. d. Haustiere, t. II, 1907.
3. Dans ces trois cas, il ne s'agissait pas do femelles pleines, comme pour les rats réfractaires de Rahinowitsch et Kempner. Jiirgens a vu, chez l'un de ses rats, les trypan. disparaître brusquement la veille du jour où l'animal mettait bas; c'est le seul de ses rats dont Finfection n'ait duré que quelques jours. Toutes les femelles pleines que nous avons inoculées se sont montrées sensibles. Francis est arrivé au môme résultat que nous. D'ailleurs, Lingard. aux Irtdes, a donné une statistique portant sur des centaines de rats et qui établit nettement que les femelles pleines sont trouvées infectées aussi souvent que les autres rats.
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de Tinfection ^ L'importance de cette première période a été signalée par Rabinowitsch et Kempner; elle est très grande au point de vue de la dilTusion du parasite. On trouve, dans le péritoine, à cette période, toutes les formes de multiplication que nous décrirons dans la partie morphologique de ce chapitre; les rosaces à petites formes dominent.
Le passage des trypan. dans le système circulatoire est plus ou moins rapide suivant les cas; Rabinowitsch et Kempner, Wasielewski et Senn ne l'indiquent que du troisième au septième jours, exceptionnellement au bout d'un jour. Le passage dans les premières vingt-quatre heures nous a semblé, au contraire, comme à Francis, être le cas le plus fréquent; dans des cas non rares où l'examen du sang a été fait cinq ou six heures après l'inoculation, une quantité notable de trypan. étaient déjà dans l'appareil circulatoire -. Mais, à côté de ces passages rapides, il y a des cas où, à l'examen microscopique, on ne découvre de trypan. dans le sang que 2 jours, 3 jours et même plus (jusqu'à 7 jours), après l'injection; il s'agit alors généralement de vieux rats. Le passage rapide dans la circulation a lieu aussi pour la moitié environ de ces rats; mais il est surtout caractéristique chez les jeunes rats de 30 à 100 grammes.
C'est sans doute par une question de poids des rats mis en expérience que s'expliquent, en partie, les différences des résultats de nos prédécesseurs et des nôtres. Quant à l'influence du nombre des trypan. inoculés sur la rapidité de l'infection sanguine, elle est faible, pourvu que la quantité du sang inoculé soit supérieure à l/oO de centimètre cube.
Les premiers trypan. qui apparaissent dans le sang sont des formes adultes minces; ce sont probablement des trypan. inoculés. IMais rapidement (au bout de quarante-huit heures fréquemment) se montrent des formes renflées se préparant à la multiplication. Ce n'est pourtant généralement que dans la quatrième journée que les trypan. sont nombreux dans le sang, et que les formes de multiplication y ixhondeni{dsuxième période). La multiplication intra-sanguine succède donc à la multiplication intra-péritonéale ; mais il y a toujours un nombre relativement moindre de formes de multiplication dans
1. D'après Jiirgens, les trypan. sont présents dans le péritoine pendant toute la durée de l'infection. Cela n'a jamais été le cas dans nos nombreuses expériences. Bien plus, nous avons constaté que des rats infectés et n'ayant plus de trypan. dans le péritoine, ne contractent pas de nouvelle infection à la suite d'une réinoculation intrapéritonéale. La divergence de faits entre Jiirgens et les autres expérimentateurs doit tenir, suivant nous, à la virulence particulière du trypan. qu'il a eu entre les mains (voir infra).
2. D'après Jiirjrens. ces différences tiendraient à la nature des trypan. inoculés : quand les trypan. sont encore en voie de développement, l'incubation n'est que de 1-2 jours; quand les trypan. sont tous adultes, l'incubation est de 3-4 jours. Nous doutons fort que ce soit là toute l'explication des divergences des auteurs.
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le sang que dans le péritoine, et cela est particulièrement vrai pour les rosaces à petites formes. On peut donc dire, avec Rabinowitsch et Kempner, que le liquide péritonéal paraît être un meilleur milieu pour le développement des hématozoaires en question que le sang lui-même. Cela ne nous empêche pas de regarder le sang comme jouant un rôle important, peut-être même le plus important, dans la multiplication des parasites.
On observe généralement des trypan, en voie de multiplication dans le sang jusqu'à la fin du huitième jour, quelquefois môme un peu plus tard, surtout si l'apparition des flagellés y a été tardive. A partir de ce moment et jusqu'à la fin de l'infection, on ne trouve plus dans l'appareil circulatoire que des formes adultes minces; nous n'y avons plus jamais observe de formes de multiplication. Jûrgens dit qu'il en existe encore de rares. Mais il convient de remarquer qu'il a eu affairé à un trypan. pathogène (voir infra), ce qui n'était pas le cas pour les nôtres. C'est la troisième période, qui dure un temps extrêmement variable.
Les rats d'égout que l'on trouve spontanément infectés, sont presque toujours à cette période. Certains observateurs, à la suite de Sivori et Lecler, ont constaté la présence de formes de multiplication chez de jeunes rats d'égout infectés naturellement.
I"ln résumé, il y a trois périodes : i" multiplication péritonéale; 2" multiplication sanguine; 3° période d'état.
Ce tableau de l'infection d'un rat ne s'applique bien qu'aux cas, nombreux d'ailleurs, où le sang renferme longtemps de très nombreux trypan. : 1 pour 2-3 hématies. L'infection dure alors au moins une vingtaine de jours, généralement 2 mois, parfois 4 mois et plus. Quelquefois, elle cesse brusquement; d'autres fois, la disparition des trypan. est graduelle (jusqu'à un mois). Rarement, lorsque les trypan. sont en décroissance, il y a de nouvelles poussées.
Mais l'infection peut être légère et ceci se présente assez fréquemment avec les vieux rats; les trypan. apparaissent assez tardivement dans le sang, ils ne deviennent jamais nombreux et ils disparaissent au bout de 2 à 8-10 jours. Ces rats n'en acquièrent pas moins, comme nous le verrons plus loin, l'immunité active '.
Les inoculations sous-cutanées donnent fréquemment aussi un résultat positif. La période de multiplication intra-péritonéale est supprimée; l'infection du sang est aussi rapide, mais moins vite intense que dans le cas des infections par inoculation dans le péritoine.
I. Los rensoignemonts dos auteurs rolativcment à la durée de l'infection concordent plus ou moins avec les nôtres. Pour Jurgens, la durée e^t de 1 à 2 mois, raremont davantage (plus de 7 mois dans 2 cas), une seule fois moins. Francis o eu des infections qui ont duré de 7 à 14 jours. Ces auteurs ne donnent aucun renseignement sur le poids de leurs animaux.
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Francis a obtenu, contrairement à Rabinowitsch et Kempner, des résultats positifs : 1" par injection intra-stomacale de sanj^ infecté (11 succès sur 12 ratsj; 2° en faisant manger à des rats tout le sang d'un rat infecté (5 succès sur 7 rats blancs; o succès avec rats sauvages). Toutes les précautions «talent prises pour éviter, autant que possible, des blessures de la bouche ou du tube digestif qui auraient pu servir de porte d'entrée au virus. Nous avons tenté, sans aucun succès, de répéter la seconde série d'expériences de Francis, et pourtant nous n'avions pas pris autant de précautions que lui.
Yakimoffet Schiller ont obtenu aussi des infections chez des rats ayant absorbé du sang riche en Tr. Lewisi, ou des émulsions d'organes. En revanche, Manteufel n'a eu que des échecs en faisant manger à ses rats des organes parenchymateux de leurs congénères, ou encore en déposant du sang sur la muqueuse oculaire. 11 pense qu'il y a, dans ces cas, quelque influence iuhibitrice. 11 a en effet établi ce fait, en apparence paradoxal, que le Tr. Lewisi, qui ne traverse pas la conjonctive, est capable de traverser la peau intacte : en déposant du sang parasité sur la peau du ventre des rats, on infecte la plupart d'entre eux. Si la peau est préalablement rasée, le résultat est certain.
Les quelques expériences que nous avons pu faire avec les rats d'égout nous permettent d'affirmer que la marche de l'infection est identique à celle que nous venons de décrire pour les rats blancs. Les résultats que nous venons d'indiquer, tirés en grande partie de notre mémoire de 1901, ont été retrouvés, dans tous les pays du monde, par les divers auteurs qui ont expérimenté avec le Tr. Lewisi. Mais il y a des différences avec le virus-souche que l'on emploie. Il nous est arrivé plusieurs fois d'essayer des souches très peu infectieuses pour le rat blanc, et qui se perdirent vite par les passages. On verra un peu plus loin que d'autres sont, non seulement très infectieuses, mais encore pathogènes.
Infection avec le sang conservé. — Si le sang conservé à la glacière (voir infra) contient encore des trypan. mobiles assez nombreux, le temps qui s'écoule entre le moment de l'inoculation et le début de l'infection sanguine n'est pas sensiblement allongé. Mais quand on opère avec du sang conservé depuis longtemps et dans lequel, à l'examen microscopique, on ne distingue que peu de trypan. ou pas du tout, l'incubation est plus longue.
Du sang conservé 47 jours à la glacière et où les trypan. étaient rares, a donné une infection assez longue, mais peu intense, à un rat (sur 2 inoculés); les trypan. n'ont apparu dans le sang qu'entre le sixième et le neuvième jours. Le môme sang, conservé à la glacière 51 jours et ne montrant plus de trypan. au microscope, a donné à un rat une infection semblable : apparition des trypan. dans le sang
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au bout de 7 jours. Jiïrgens a obtenu des résultats analogues aux nôtres avec du sang- conservé 32 et o3 jours.
Les trypan. des cultures se sont montrés virulents dans la plupart des expériences de Me Neal et Novy et dans les nôtres (voir infra). Roudsky, Delanoë, ont obtenu facilement aussi des résultats positifs.
Des expériences de contrôle faites avec des traces de sang frais nous ont prouvé que le retard dans l'incubation ne tient pas uniquement à la petite quantité de parasites inoculés; elle doit tenir surtout à leur état.
Les infections obtenues avec le sang conservé sont aussi intenses que celles réalisées avec le sang frais. Ainsi, la plus longue infection que nous ayons obtenue a eu pour point de départrinoculation d'un sang conservé 30 jours à la glacière; la période d'incubation a été de 5 jours; l'infection a duré 5 mois et demi (décroissance au bout de 3 mois).
Remarquons enfin que les trypan. conservent leur pouvoir infectieux aussi bien dans les sérums agglutinants, spécifiques ou neufs, que dans l'eau physiologique.
Sijmptômes morbides chez les rats infectés. — A cet égard, les observations des auteurs diffèrent. Voyons d'abord ce qui concerne les rats blancs ou pie. D'après Rabinowitsch et Kempner, il n'y a pas de fièvre. L'abattement ne se manifeste que dans les 24 heures qui suivent l'injection. De notre côté, nous n'avons pas noté de symptômes morbides; dans un lot de jeunes rats à infection particulièrement intense, nous avons constaté un arrêt dans l'augmentation du poids et même une baisse pendant la première seiiiaine (des rats du môme lot, immunisés passivement, continuaient à augmenter) ; mais tout est bientôt rentré dans l'ordre. Musgrave et Clegg sont également d'avis que le Tr. Lcwisi n'est pas pathogène pour les rats (observations portant sur des milliers de rats).
En revanche, Jûrgens a observé une sévère maladie, ne sévissant que sur les jeunes rats.
L'animal a l'air abattu; il n'augmente plus de poids. Plus tard, on note de la dyspnée, de l'œdème des membres postérieurs, des hémorragies sous-cutanées. La mort survient généralement dans la deuxième semaine après l'inoculation. Les vieux rats ne montrent aucun symptôme morbide. Les jeunes ne sont pas tous malades. En tout, Jiirgens a eu 16 rats malades sur 47. A l'autopsie, il note de la congestion des poumons avec des sortes de foyers pneumoniques de la grosseur d'une lentille ou d'un haricot. La rate est très hypertrophiée et les ganglions lymphatiques sont gonflés. Les trypanosomes sont encore en multiplication, môme chez un rat mort au vingt-cinquième jour.
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Francis a vu plusieurs de ses rats succomber, vraisemblablement à l'infection. Me Neal et Novy notent que des trypan. d'une provenance ne se sont pas montrés pathogènes, tandis que ceux d'une autre Tétaient nettement. Il semble donc y avoir lieu de conclure, avec ces savants, que les différences observées tiennent à des différences de virulence des trypan. employés.
Enfin il convient de citer à part les observations de Terry '. Dans le laboratoire de neurologie de l'Université de Chicago, l'attention fut attirée par une épizootie sur les rats blancs caractérisée surtout par une gangrène du nez ou des pattes. 31 rats furent sacrifiés et l'on constata que le sang de 28 d'entre eux renfermait des trypan, La majorité des survivants, surveillés avec soin, avaient des orteils gonflés et décolorés; les uns tombèrent, les autres guérirent. De A nouveaux rats sacrifiés, 3 avaient des trypan. Enfin, l'examen du sang des 66 rats restants fut positif 28 fois.
Dans un autre laboratoire, 4 rats blancs sur 54 étaient infectés.
L'origine de ces infections spontanées à Tr. Lewisi des rats blancs était évidemment à chercher dans le contact avec des rats gris qui, dans les fondations du premier laboratoire, étaient infectés dans la proportion des deux tiers.
L'association de gangrène et de trypanosomiase, constatée dans 90 p. 100 des cas, est un fait resté tout à fait isolé. Le lien causal est très douteux.
Môme chez les rats qui supportent bien l'infection, la rate est hypertrophiée. Lingard a donné des chiffres précis à cet égard : le poids a généralement doublé.
Pour les rats sauvages, les renseignements précis manquent. Il semble pourtant que l'infection spontanée est bien supportée par eux. Il en est sans doute de même de l'infection expérimentale. Notons cependant que Rabinowitsch et Kempner prétendent qu'elle est, contrairement à ce qui se passait pour leurs rats blancs, assez meurtrière, amenant parfois la mort; les détails manquent. Hultgen 2 dit que les rats d'égout infectés de Chicago paraissaient malades.
Cobayes. Infections abortives. — Dans leur mémoire sur le Nagana, Kanthack.Durham et Blandford^ déclarent que le Tr. Lewisi se rencontre, en petite quantité, du cinquième au septième jour après l'inoculation, dans le sang des cobayes. Mais, pour pouvoir affirmer qu'il y a réellement infection, il fallait observer une multiplication du parasite dans le corps du cobaye. Nous l'avons notée, dans la cavité péritonéale, du deuxième au cinquième jour après