Swellengrebel, Parasitology, t. Ill, 1910, p
4. Wendelstadt et Mlle Fellmer, Zeitschr. f. Imm. forsch., t. V, 1910, p. 337.
."). Pour rencontrer les kystes de Carini dans les frottis de poumon, il faut, de toute nécessité, recourir à la dissection minutieuse de l'organe; en piélevant un petit fragment pulmonaire, et en le dissociant très finement sur lame dans une goutte d'eau physiologique, on a d'excellentes préparations. Les kystes semblent particulièrement abondants chez les rats infectés depuis longtemps. Chez un rat de 100 gr., sacrifié 2 mois après l'inoculation, alors que les trypan. étaient rares dans la circulation, on trouvait, dans les frottis, environ deux kystes pour un trypan. Les kystes de Carini n'existent que dans les poumons (Delanoë).
Tr. Lewisi mis en boule (au début même (fig. 1), noyau et centrosome sont encore reconnaissables). Dans ces kystes, se forment 8 éléments qui finissent par avoir la forme d'un croissant (fig. 6-8) ; ils mesurent 2 a sur 1/2 [j,. On observe des éléments, sortis du kyste, manifestement en voie de croissance, et chez lesquels un grain chromatique, rappelant un centrosome, est juxtaposé au noyau (fig. 9-11}. Il est difficile de préciser la place qu'occuperaient ces formations dans le cycle évolutif du Tr. Lewisi.
Caractères différentiels du Trypan. Lewisi. — Tr. Lewisi diffère d'une façon notable des trypan. pathogènes des Mammifères'. Les dimensions sont à peu près les mêmes, mais l'aspect général
Fig. XXXIII. — Kystes pulmonaires de Carini (ligures do Delanoë). 1. Stade avec noyau et centrosome; '2 et 3, stades uninueléés ; 4, stade binucléé (les 2 noyaux sont encore unis par une centrodesmose); 5, stade quadrinucléé; 6, segmentation au stade 8; 7 et 8, éléments du kyste à leur complet développement; 9-11, formes trouvées libres dans les frottis de poumon. — (-2 000 D. environ.)
diffère : Tr. Lewisi est plus mince, plus effilé; sa membrane ondulante est moins plissée. Il est plus mobile; c'est ainsi qn'entre lame et lamelle, on le voit traverser le champ du microscope sans difficulté, ce qu'on observe rarement avec les trypan. pathogènes (sauf avec Tr. Euansiel Tr. Cazalboui).
Après coloration, on constate que le protoplasme du Tr. Lewisi prend une teinte peu foncée; il ne renferme jamais ces granulations grosses et nombreuses, si répandues chez les trypan. pathogènes. Le noyau n'a pas, sauf chez les éléments qui se préparent à la multiplication, une position médiane comme celui des trypan. du type Brucei; il est toujours à l'union du tiers antérieur et du tiers moyen du corps. L'extrémité postérieure du Tr. Lewisi est généralement plus effilée; elle est en pointe acérée.
Enfin, les formes de multiplication sont très différentes.
Les rats infectés de Tr. Lewisi contractent aussi facilement que les rats témoins une infection par un trypan. pathogène, comme
1. Nous l'avons mis en évidence dès nos premières recherches (1900-1901). Martini {li. KocKs Festsclirift, 1903, p. 220) y a particulièrement insisté.
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il a été constaté par Koch {op. cit.), Rogers *, nous-mêmes, Sivori et Lecler. Lorsqu'on examine le sang- frais des rats ayant ainsi une infection double, il faut quelque habitude pour distinguer les espèces de parasites les unes des autres; mais, sur les préparations colorées, le diagnostic ne présente pas de difficultés.
Le Tr. Lewisi diffère encore des trypan. pathogènes en question par sa longue conservation à basse température et la facilité relative avec laquelle on le cultive (voir infra).
La différenciation morphologique du Tr. Lewisi et des trypan. non pathogènes des petits mammifères est beaucou}) plus difficile et nous verrons, dans le chapitre suivant, que les caractères différentiels entre le Tr. Lewisi et ces trypan. sont très difficiles à mettre en évidence.
Conservation. — La durée de conservation des trypan. dans les préparations en goutte pendante ou dans le sang gardé en tubes stériles est assez variable.
Danilewsky a observé des trypan. vivants dans du sang de rat recueilli depuis 8 à 9 jours dans une pipette et conservé à la température du laboratoire. Les jeunes trypan. peuvent résister, dit-il, un peu plus longtemps, soit 10 à 12 jours.
11 résulte de nos observations, corroborées par celles de Jiirgens, de Francis, de Musgrave et Clegg, que la température exerce une grande influence sur la durée de conservation du Tr. Lewisi.
Pendant l'été, les trypan. conservés dans le laboratoire ne survivent guère au delà de 4 jours; en hiver, nous avons conservé du sang à trypan. (mélangé à du sérum de rat, de poule ou de pigeon) en goutte pendante dans le laboratoire pendant 18 jours; au bout de ce temps, le sang était profondément altéré, mais on distinguait encore quelques trypan. mobiles.
Les trypan. ainsi conservés, deviennent peu à peu granuleux en même temps que leurs mouvements se ralentissent. La figure XXXIV 15, représente un trypan. dans une préparation colorée faite avec du sang mélangé à du sérum de poule, et conservé en goutte pendante pendant 9 jours; -il s'est produit une déformation qui existait chez la plupart des trypan de cet échantillon de sang. Dans d'autres cas, les trypan. prennent une forme en têtard très caractéristique.
A la température de la glacière (5 à 7° C. au-dessus de 0), la durée de conservation du Tr. Lewisi augmente beaucoup^. Nous avons trouvé des trypan. mobiles dans du sang défibriné, mélangé d'eau physiologique, conservé à la glacière depuis 30, 36, 44, 47,