Smedeley, Journ. of Hyg., t. V, 190."), p
TRYPANOSOMA LEWISI 275
sifs de tube en lube du Tr. Lewisi; toujours ce trypaii. de culture • s'est montré virulent pour le rat.
« Les Tr. Lewisi des cultures varient considérablement en dimension. Il n'est pas rare de trouver de petits éléments qui, flagelle non compris, ont seulement 1 ou 2 a de long-. Il y en a d'autres de forme typique qui n'ont pas beaucoup plus que le diamètre d'une hématie. Tandis que la plupart des éléments fusiformes mesurent de 15 à 20 a de long, il existe, à certains moments, des trypan. qui ont de 50 à 60 a de long. L'existence de petites formes explique le fait que nous avons réussi, à plusieurs reprises, à infecter des rats avec filtrats au Berkefeld de telles cultures » (Novy et Me Neal, Journ. of infect. Dis., t. I, p. 27).
Bruce et Bateman ' ont essayé sans succès d'obtenir des filtrats
Fiar. XXXV. — Formes de culture de Tr. Lewisi.
infectieux en faisant passer l'eau de condensation, additionnée de sérum physiologique, de cultures de Tr. Lewisi à travers une bougie Berkefeld. Delanoë n'a pas été plus heureux.
Les cultures du Tr. Lewisi renferment de nombreux amas en rosace de centaines d'individus fusiformes, d'aspect un peu rigide, où tous les flagelles sont dirigés vers le centre (contrairement à ce que l'on observe dans les rosaces d'agglutination); dans ces formes de culture, les centrosomes sont du même côté du noyau que les flagelles au lieu d'être dans la partie non flagellée du corps comme dans les formes du sang; ils sont donc plus voisins du centre des amas que les noyaux.
La figure XXXV ci-contre donne une idée des diverses formes qui se rencontrent dans les cultures jeunes. — Première catégorie, éléments libres, arrondis ou fusiformes ; les uns (1 à 3) montrent des formes de division incontestables (divisions binaires égales); les
I. Bruce et Bateman, Proc. Roy. Soc, B, t. LXXX, 1908, p. 394.
autres (6-7) sont intéressants en ce que, bien que le centrosome soit du même côté du noyau que le flagelle, ce dernier est rattaché au corps par une courte membrane ondulante; c'est un stade intermédiaire entre le stade Leptomonas sans membrane ondulante et la forme adulte du sang, ce qui prouve bien que la membrane ondulante n'est nullement produite par Taccolement au corps protoplasmique d'un flagelle renversé en arrière. Il y a tous les passages entre ces diverses formes. — Deuxième catégorie, formes en rosaces, les unes (4) avec éléments arrondis ou piriformes et courts flagelles, les autres (5) avec éléments fusiformes et flagelles plus développés;
Fig. XXXVI. — Culture de Tr. Lewisi, retour au type trypanosome (d'après
des figures de Delanoë).
On comparera les diverses formes de culture figurées en 1 avec la forme sanguine figurée en 2.
les premières paraissent être l'état jeune des secondes; les figures de division (particulièrement des centrosomes et des flagelles) y sont nombreuses.
D'après Delanoë', on trouve, dans les cultures du Tr. Lewisi, au bout d'un certain temps (2 mois pour la culture d'isolement, 13 jours pour les cultures de ^''-V génération), des formes trypan. reconnaissablés à l'état frais à leur tortillement sur place, aux mouvements hélicoïdaux de la membrane ondulante, à la faculté de translation très peu marquée, qui contrastent avec la rigidité du corps et le déplacement rapide, flagelle en avant, des formes Crithidia.
Ces trypan. (fig. XXXVI) ont environ 8 [x de long sur 1 \j.,1 de large (ils diffèrent donc notablement des grands trypan. de Novy et de Me Neal, qui n'ont pas été revus); le blépharoplaste est saillant à l'extrémité postérieure; la membrane ondulante est peu plissée; le corps a une tendance à se mettre en boule. Ces formes paraissent identiques aux « petits trypanosomes », signalés par Swellengrebel et Strickland (voir p. 291) dans l'intestin de la puce du rat et dans la présence desquels ils voyaient, à tort par conséquent, une difl'érence