‹ Trypanosomes et trypanosomiasesChapitre 132 sur 412 · Pétrie et Avari, ParasUology, t. II, 1909, p · texte numérisé non relu

Pétrie et Avari, ParasUology, t. II, 1909, p

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Me Neal et Novy ont trouvé tous leurs rats parasités. C'est sans doute ainsi qu'il faut interpréter l'observation de Sabrazès et Muratet* qui, à Bordeaux, ont trouvé des trypan. chez tous les Mus rattiis, jamais chez le M. decumanus. Biot-, à Mâcon, a au contraire observé que les Mus decumanus sont plus fréquemment parasités que les Mus rattus. Nous avons observé des faits analogues de localisation à Paris.

On comprend d'autre part que l'infection puisse se transmettre à une petite distance. Au laboratoire, nous avons observé des infections naturelles chez des rats blancs dans des récipients et même dans des chambres où il n'existait aucun rat déjà infecté.

Autres modes de contagion. — Les essais d'infection par la voie buccale ou stomacale ont donné des résultats positifs à quelques auteurs (voir p. 100). négatifs à d'autres. Il est certain que les rats peuvent s'infecter en mangeant des aliments souillés de sang à trypan., ou en dévorant d'autres rats infectés; peut-être faut-il qu'il y ait quelque écorchure du museau ou de la muqueuse buccale? A moins que, dans certains cas positifs, le passage ne se fasse à travers la peau saine que le rat souille en absorbant sa nourriture sanglante ; les expériences de Manteufel, que nous avons citées plus haut, autorisent cette manière de voir.

YakimofT^ attribue une certaine importance, dans les conditions naturelles, à la transmission par morsure et par ingestion de cadavres parasités. Quel est le degré d'importance? Il est impossible de le savoir.

Les parasites ne semblent pas pouvoir traverser le placenta. Lorsque des femelles pleines sont infectées, on ne trouve pas de trypan. dans le sang des fœtus. Chaussât avait déjà signalé ce fait, qui a été confirmé par Lewis, Lingard, Rabinowitsch et Kempner, et nous-mêmes.

§ 6. — Immunité active. Son mécanisme.

Dans le court passage de leur mémoire qui établit les caractères différentiels du Tr. Lewisi (qu'ils appellent Tr. sanguinis) et du parasite du nagana, Kanthack, Durham et Blandford déclarent que des rats qui ont eu une première infection sont réfractaires à une seconde inoculation. C'est donc à ces savants qu'il faut rapporter le mérite d'avoir établi l'existence d'une immunité active vis-à-vis d'un trypan. Mais ce sont Rabinowitsch et Kempner qui ont attiré l'attention sur

1. Sabrazès et Muratet, C. B. Soc. Biologie, t. LIX, 1903, p. 441.

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